
Cette grande silhouette d'oiseau perché droit et immobile sur un piquet de clôture de l'autoroute est sûrement une Buse variable. C'est le rapace que nous voyons le plus fréquemment de jour en hiver.
Posé sur un pieu, une branche d'arbre ou simplement une motte de terre, il observe les environs à la recherche d'un campagnol. Au bord des routes, la buse vise aussi, pendant la mauvaise saison surtout, les cadavres d'animaux écrasés. En général cependant, les petits rongeurs ( 60 % ) les reptiles, batraciens et les gros insectes fournissent l'essentiel de sa nourriture.

Buse variable © Jules Fouarge Si nous remarquons les buses davantage en hiver qu'en été, c'est que nos populations sédentaires sont rejointes par les individus ayant fui les rigueurs climatiques des pays de l'est et du nord. En hiver aussi, ces oiseaux chassent le plus souvent à l'affût posé, alors que pendant la belle saison, ils recherchent bien davantage leurs proies à terre en planant haut dans les airs. Le vol à voile est leur principal mode de locomotion. Or les ascendances thermiques indispensables à ce type de vol ne se produisent guère en hiver.

Bondrée apivore © Didier CollinA cette saison, on ne peut pas se tromper pour identifier cet oiseau. Sa taille, sa posture, sa silhouette trapue, perchée ou en vol n'ont pas alors d'équivalent dans notre région. Il en est autrement en été où elle peut être confondue avec la Bondrée apivore venue d'Afrique, mais plus rare et plus farouche. Les couleurs du plumage ne sont pas déterminantes. Elles sont très variables d'un individu à l'autre, allant du très sombre au très pâle. Cependant on peut noter chez tous quasiment, une bande plus claire traversant le bas de la poitrine

Faucon crécerelle © Jean-Louis CorsinCe n'est pas le cas du Faucon crécerelle, l'autre rapace le plus commun en cette période hivernale. Il a un plumage bien typé. Le mâle a le dessus brun tacheté, le dessous fauve pâle ponctué de sombre, une tête gris- ardoise et une queue grise se terminant par un liseré blanc après une large bande noire. Il est d'un tiers, voire d'une moitié plus petit que la Buse variable. Sa silhouette svelte, ses ailes assez étroites, sa longue queue le différencient d'emblée de la buse, comme ses battements d'ailes rapides entrecoupés rarement de très courts glissés. Sa spécialité est constituée par le vol sur place fréquemment observable au-dessus des abords de routes. Face au vent, ramant vivement des ailes et la queue en éventail, il scrute ainsi durablement le sol à la recherche d'une proie. Ce rapace chasse également à l'affût généralement à plus grande hauteur que la buse, perché sur un mât électrique ou un poteau téléphonique. Au contraire de la buse, vraiment rurale, le Faucon crécerelle fréquente aussi les agglomérations où il niche dans des cavités de bâtiments. Dans ces milieux, les moineaux deviennent ses proies principales alors qu'en rase campagne, il chasse les petits rongeurs et les gros insectes.

Epervier d'Europe © Jacques WeimerskirchPendant la mauvaise saison, l'Epervier d'Europe aime également à roder dans nos villages et banlieues particulièrement autour des mangeoires fréquentées par nombre de passereaux affamés ayant quitté les campagnes alors désertes. Les oiseaux de petite taille ( étourneaux et merles compris ) capturés vifs, constituent son alimentation.
Ce rapace est peu observé. Il est moins abondant et extrêmement furtif et farouche. Lorsqu'il se pose sur un arbre de nos jardins après un assaut infructueux, c'est très brièvement et le moindre bruit ou geste le fait fuir en se faufilant avec une extrême adresse entre le dédale des végétaux et des constructions. Perché, il est assez facile à identifier. Le dessus du corps est gris ardoisé ( brun foncé chez la femelle, plus grande ) la gorge blanchâtre finement striée, le dessous blanc barré de brun roussâtre.

Busard Saint-Martin et Faucon crécerelle
se battent pour un territoire de chasse © Didier CollinEn vol, il peut être confondu avec le Faucon crécerelle. Mais outre que les ailes de l'épervier sont plus courtes et plus larges et sa queue plus étroite, le vol est bien différent. Les battements d'ailes rapides comme chez le faucon crécerelle sont régulièrement interrompus par de courts planés, ce qui confère à sa trajectoire une allure un peu onduleuse.
L'Autour des palombes et le Faucon pèlerin restent également présent dans notre région en hiver. Ils sont rares et discrets, très disséminés et cantonnés dans des milieux et à des endroits peu fréquentés ou regardés en hiver par les citadins.
Texte de Gilbert Blaising
pour le site www.oiseaux.net
Qui sommes-nous ?
L'association |
Mentions légales |
Sources |
Contacts |
Version imprimable
© 1996-2008 Oiseaux.net
Oiseaux, merveilleux oiseaux - Les dialogues du ciel et de la vie
par Reeves Hubert
1. Présentation : Dans ce nouveau livre, Hubert Reeves conjugue sa veine "écolo-poétique" (Malicorne) et son talent de vulgarisateur (Patience dans l'azur, etc.). Une méditation sur la nature, et tout particulièrement sur les « merveilleux oiseaux », sert de fil conducteur à une réflexion sur les racines profondes de la complexité du monde, telles que nous les révèle la science contemporaine. Le livre s'ouvre sur l'évocation d'une rencontre de l'auteur avec des adolescents en difficulté et sur une allusion aux graves problèmes de santé qu'il a connus. L'auteur, nous dit-il, a écrit pour les « lassés de l'existence » dans l'espoir de leur faire entendre l'appel du cosmos, s'adressant à chacun : « tu es toujours avec nous ». Le livre comporte 5 parties : I) La première s'ouvre sur le spectacle de la migration des oies sauvages « D'où viennent ces oiseaux majestueux ? Dans le passé le plus récent ils arrivent de la Terre de Baffin, une grande île de l'océan Arctique lieu de leur nidification estivale. Mais avant, bien avant ? Comment les oies sont-elles apparues sur la Terre ? Comment ont-elles appris à retrouver leur nid après un voyage de trois mille kilomètres ? Le but de ce livre est de décrire l'état présent de nos connaissances sur ces sujets. Grâce à l'astronomie, à la physique, à la chimie et à la biologie nous sommes en mesure d'identifier les "ferments" de cette évolution à partir du chaos primordial jusqu'à l'extraordinaire sophistication des mammifères. Ces question...
|
En commandant un livre chez notre partenaire, vous contribuez au développement de oiseaux.net |