Busard de Gould

Circus approximans - Swamp Harrier

Systématique
  • Ordre
    :

    Accipitriformes

  • Famille
    :

    Accipitridés

  • Genre
    :

    Circus

  • Espèce
    :

    approximans

Descripteur

Peale, 1848

Biométrie
  • Taille
    : 61 cm
  • Envergure
    : 118 à 145 cm.
  • Poids
    : 500 à 1100 g
Longévité

18 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Les femelles ont une taille supérieure aux mâles. Les adultes ont une tête, des joues, un capuchon et une nuque gris clair. Le dessus entièrement jusqu'à la queue présente divers nuances de brun. Toutefois les scapulaires et le manteau affichent une légère teinte roux-orange. Les parties inférieures sont blanches avec de fines raies brunes disposées en ordre serré et régulier. Les culottes qui couvrent les cuisses sont orange ou marron pâle. Les sous-caudales sont grises légèrement barrées. L'iris et les pattes sont jaune clair. Les juvéniles de premier hiver ont les iris bruns, un plumage brun sombre avec un tache blanche évidente sur la nuque. Au fur et à mesure qu'ils vieillissent, la couleur de leurs iris et de leur plumage pâlit. Certains vieux oiseaux paraissent même gris-blanc.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Swamp Harrier,
  • Aguilucho Lagunero del Pacífico,
  • Tartaranhão-dos-pauis-do-pacífico,
  • Sumpfweihe,
  • mocsári rétihéja,
  • Australische Bruine Kiekendief,
  • Albanella australasiatica,
  • Australisk kärrhök,
  • Australsivhauk,
  • kaňa barinná,
  • moták tichomořský,
  • Australsk Rørhøg,
  • australiansuohaukka,
  • arpella del Pacífic,
  • błotniak moczarowy,
  • Болотый лунь,
  • Elang-rawa coklat,
  • ミナミチュウヒ,
  • 沼泽鹞,
  • 沼澤鷂,

Voix chant et cris

Habitat

Le busard de Gould est un spécialiste des zones de paysage ouvert et de végétation clairsemée, du niveau de la mer jusqu'à 1200 mètres d'altitude. En Australie, le busard de Gould est confiné aux zones humides (eaux douces ou salées) et trouvé communément dans les marécages avec une végétation haute ou basse. En Nouvelle-Zélande, on le trouve aussi bien dans les zones cultivées, les prairies herbacées, les plateaux que dans les vallées boisées. Ce rapace diurne est endémique de l'ouest de l'océan Pacifique (Nouvelle-Guinée, Australie, Nouvelle- Zélande ainsi que des îles Avoisinantes, Lord Howe, Macquarrie, Kermadec..). Une autre sous-espèce vit dans les îles du Pacifique Occidental (Fidji, Nouvelle-Calédonie, Vanuatu)

Comportement traits de caractère

Que ce soit l'hiver ou l'été, le busard de Gould patrouille au-dessus du pays, à la recherche de nourriture. Il survole la campagne en larges cercles, adoptant un vol régulier et déployant ses ailes pendant de longues heures sans fatigue apparente. Il suit doucement les courants, alternant glissades et battements d'ailes alors qu'il quadrille inlassablement le terrain. Il donne l'impression d'être insouciant du monde bien qu'il soit fréquemment harcelé par d'autres espèces. En effet, quelque soit la saison, période de nidification ou pas, les pies et les vanneaux éperonnés sont agressifs à son égard, lui mènent la vie dure et lui font souvent rebrousser chemin ou tourner les talons.

Alimentation mode et régime

Bien que capturant généralement ses proies au sol, sur certaines îles, ce rapace semble aussi avoir développé des aptitudes particulières pour capturer les oiseaux perchés à la cime des arbres et parfois même en vol. En Nouvelle-Zélande, au cours de ses raids, le busard de Gould s'attaque surtout aux oiseaux aquatiques qui nichent sur son territoire : les jeunes talèves sultanes et les canetons paient en général le prix fort. Les dindons sauvages font également les frais de ses expéditions. Il est en effet très friant de leurs oeufs, surtout quand ils sont proches de l'éclosion. Toutefois, la plus grande part de ses ressources est constituée par les charognes, les carcasses de moutons ou d'animaux morts. Il fréquente les abords des axes de circulation et il est très vigilant pour repérer les animaux qui sont percutés par les véhicules et victimes des accidents de la route : petits marsupiaux, lapins, lièvres, hérissons ou porcs-épics.

Reproduction nidification

La longue saison de reproduction commence au mois de juin lorsque les couples prennent ensemble leur envol afin d'interdire aux intrus l'accès de leur territoire. Pendant les chaudes journées de juillet à octobre, les deux partenaires effectuent des vols de parade au cours desquels il se livrent à des plongeons et des acrobaties tout en accompagnant leurs prestations de cris puissants. A partir du mois de septembre, les femelles entreprennent la construction du nid. C'est généralement une plate-forme basse dont la structure principale est composée de fougères, de manuka, de jonc des marais et de tiges de lin surmontés de paille, de plantes légumineuses, de feuilles et d'herbes. Ce nid peut être situé à une grande variété d'endroits : sur le sol d'un marais, dans une zone humide couverte de joncs, une lande de fougères, une étendue herbeuse, une plantation de jeunes pins ou le bas-côté d'une route. Il est très rarement placé à l'enfourchure d'un arbre et le couple réutilise le même site années après années.
La femelle couve seule les 1 à 7 oeufs alors que le mâle se charge de son ravitaillement pendant la période d'incubation qui dure entre 31 et 34 jours. Elle nourrit également les jeunes avec les proies que son partenaire lui rapporte. Lorsque les petits sont plus âgés, les deux adultes chassent de concert et si la femelle est absente, le mâle se contente de laisser tomber la nourriture dans le nid mais en aucun cas il ne s'occupe de leur alimentation. Au bout de deux à trois semaines, les jeunes busards escaladent les rebords du nid et s'éparpillent aux alentours dans la végétation avoisinante. Il ne prennent leur premier envol qu'au bout de 45 jours mais ils restent à proximité et continuent à réclamer et à pousser des cris jusqu'à ce qu'un des adultes dépose de la nourriture qu'il apporte.

Distribution

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 20/12/2005 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net