Cacatoès de Baudin
Calyptorhynchus baudinii
Ordre : Psittaciformes
Famille :
Biométrie :
Taille : 56 cm
Envergure : 110 cm
Poids : 630 à 750 gr
Longévité : 50 ans
Statut de conservation IUCN :

EX EW CR EN VU NT LC NE
Synonymes : kakadu dlouhozobý (cs), Hvidhalet Ravnekakadu (da), Langschnabelrußkakadu (de), Long-billed Black Cockatoo (en), Cacatúa Fúnebre Piquilarga (es), pitkänokkakakadu (fi), Cacatua nero beccolungo (it), オジロクロオウム (ja), Marrikakadu (nb), Langsnavelraafkaketoe (nl), żałobnica białosterna (pl), Белоухий чёрный какаду (ru), kakadu bielosluchý (sk), Långnäbbad sotkakadua (sv), 长嘴黑凤头鹦鹉 (zh)
Identification :
Le cacatoès de Baudin est un oiseau de grande taille au plumage noirâtre. Les plumes de son corps sont bordées de liserés chamoisés qui forment des croissants fins et clairs, particulièrement visibles sur le dos, la gorge, la poitrine et les parties inférieures. Les couvertures auriculaires portent une tache circulaire blanc grisâtre. Les couvertures alaires sont noirâtres, avec une étroite bordure brunâtre et un très fin liseré blanc tout à l'extérieur. Le dessous des ailes est brun avec une bordure plus pâle. La queue affiche une couleur blanc pur, excepté la paire de rectrices centrales et la bande terminale qui sont noires. Le bec est gris foncé. L'anneau orbital est rouge rosâtre. L'iris est brun foncé, les pattes brunes.
Chez la femelle,
la bordure blanche des plumes est plus large sur la poitrine et sur le manteau, faisant apparaître le plumage plus écaillé et plus grisâtre que chez le mâle. La tache des oreillons est plus large et plus blanche. Le bec est gris pâle avec une terminaison sombre. Il n'est pas entièrement gris sombre comme chez le mâle. L'anneau orbital est gris. Les pattes sont rosâtres, plus claires que chez son partenaire. Les immatures sont assez semblables aux femelles, néanmoins les jeunes mâles ont une tache faciale moins développée. Les immatures n'acquièrent la totalité de leur plumage adulte que vers l'âge de 3 ans.
Le cacatoès de Baudin peut être confondu avec deux espèces similaires : le cacatoès à rectrices blanches (Calyptorhynchus latirostris) dont la mandibule supérieure est plus courte et le cacatoès banksien (Calyptorhynchus banksii) dont la queue noire porte une bande rouge chez le mâle et une bande orange chez la femelle.
Chant : En vol et parfois lorsqu'il est perché, le cacatoès de Baudin émet un
gémissement aigu et très caractéristique qui peut être décrit comme un "whee-la", un "plee-erk" ou un "oo-lack". Ce cri, dont la sonorité est plaintive, dure environ une demi-seconde. La seconde syllabe est une peu longue que la première, mais elle est moins prolongée que chez le cacatoès à rectrices blanches (C.latirostris). Le cacatoès de Baudin produit également un cri discordant et croassant quand il se restaure. Il lance un cri strident et tranchant quand il est alarmé. Les immatures qui ont acquis récemment leur autonomie poussent des grincements assez remarquables.
Habitat : Les cacatoès de Baudin nichent dans les forêts humides de jarrahs (Eucalyptus marginata) et de karris (Eucalyptus diversicolor), dans des zones où la hauteur des précipitations est supérieure à 750 mm par an. En dehors de la période de nidification, ces oiseaux s'éloignent un peu en direction de l'est et du nord, mais ils restent à l'intérieur des parcelles d'eucalyptus qui leur procurent des ressources essentielles à leur alimentation. Les cacatoès de Baudin
fréquentent également les peuplements de Wandoos (E. Wandoo), les zones boisées et les vergers. Occasionnellement, ils pénètrent dans les terres agricoles et dans les prairies. On ne possède pas d'informations précises sur leur zone de refuge, mais on est pratiquement certain qu'ils envahissent les vergers pour faire une moisson de fruits lorsque les graines de marri (Eucalyptus callophylla) viennent à manquer. Le cacatoès de Baudin est endémique de l'extrême sud-ouest de l'Australie, dans une zone relativement restreinte. Pendant la période de nidification, son aire de distribution couvre uniquement la région qui va de Perth à Albany en passant par Augusta. Le reste de l'année, son territoire s'élargit et se poursuit en direction du nord jusqu'à Mundaring et Gidgegannup.
Comportements : Les cacatoès de Baudin sont des oiseaux plus sédentaires que les cacatoès à rectrices blanches. Toutefois, à la fin de la période de reproduction, les groupes familiaux ont tendance à se rassembler pour former de larges bandes
qui errent à la recherche de leur nourriture. Bien qu'ils vivent souvent ensemble au sein de groupes mixtes, les deux espèces ont des habitudes alimentaires très différentes. Les cacatoès de Baudin utilisent leur longs becs pour extraire les graines des fruits sans en abimer la capsule alors que les cacatoès à rectrices blanches brisent les cônes des pins pour en consommer le contenu. Les cacatoès de Baudin sont plus arboricoles, bien qu'ils viennent parfois chercher leur nourriture à terre. Les deux espèces sont extrêmement prudentes et il est très difficile de les approcher. Elles postent des sentinelles chargées de donner l'alarme dès qu'un groupe de 50 individus s'installe dans un arbre pour s'alimenter. Au sein du couple, les liens conjugaux sont très forts et les deux
partenaires restent unis pendant une longue période.
Vol : Les cacatoès de Baudin ont un vol puissant et ferme, avec des battements amples et claquants. Lorsqu'ils se déplacent, ils volent généralement au-dessus de la canopée. Pour cela, ils sont assez difficiles à observer.
Nidification : Les cacatoès de Baudin se reproduisent principalement entre le mois d'août et le mois de janvier. Pendant la parade nuptiale, les mâles hérissent leur crête, déploient leur queue et procèdent à de multiples révérences. Le couple installe son nid à une grande hauteur dans un eucalyptus et met plus de cinq semaines pour en achever les préparatifs. La ponte comprend un ou deux oeufs blancs, mais généralement uniquement un œuf parvient jusqu'à son terme. La raison vient sans doute qu'après l'éclosion du premier œuf, la femelle arrête de couver. L'incubation dure environ 4 semaines. Lorsqu'il casse sa coquille, l'oisillon possède un duvet blanc-crème. Il est élevé et nourri par sa mère pendant 20 jours, puis les 2 parents prennent le relais. Le jeune prend son envol environ 10 semaines après l'éclosion. Il devient indépendant au bout de 3 ou 4 mois mais il reste au sein du groupe familial pendant le reste de l'hiver.
Régime : Le cacatoès de Baudin se nourrit surtout de graines qu'il trouve dans l'Eucalyptus marri (C. calophylla). Sa mandibule supérieure légèrement plus allongée lui permet d'extraire la graine du fruit pendant qu'il le tient avec une patte. Le cacatoès de Baudin consomme d'autres végétaux provenant d'autres arbres tels que les Banksia ou les Dryandra. Il ingurgite du nectar ainsi que des larves d'insectes qui constituent une partie importante de la diète Il extrait les graines de pommes de la même façon que les graines des marris. Pour cette raison, il est souvent considéré comme une peste par les producteurs de fruits.
Protection / Menaces : Les populations de cacatoès de Baudin sont sans doute en déclin. D'après le Handbook of the birds of the World, près de 25% de ces oiseaux auraient disparu au cours de ces dernières années, principalement à cause de l'éclaircissement et des incendies des zones boisées. Selon la même source, les effectifs totaux sont encore importants, entre 5 000 et 25 000 individus. D'après une étude récente (2006) commandée par le gouvernement australien, il n'y aurait pas moins de 12 000 oiseaux nicheurs. Les cacatoès de Baudin sont parfois persécutés par les producteurs de fruits qui n'hésitent pas à tirer lorsqu'ils envahissent les vergers. Pour toutes ces raisons, l'espèce est classée comme quasi-menacée. (NT - Near Threatened).
Sources :
Fiche créée le 29/06/2009 par Daniel Le-Dantec
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Mis à jour le 10/02/2012 05:41:03 - © 1996-2012 Oiseaux.net
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