Pluvier anarhynque

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Pluvier anarhynque

Pluvier anarhynque

Anarhynchus frontalis

Ordre : Charadriiformes

Famille : Charadriidés  ;

Biométrie :

Taille : 20 à 21 cm
Envergure :
Poids : 60 g

Longévité : 11 ans

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :

Distribution

Synonymes : Wrybill (en), Beccostorto (it), Chorlitejo Piquituerto (es), Schiefschnabel (al), Scheefsnavelplevier (nl)

Pluvier anarhynque Identification :
Quel curieux bec ! L'extrémité du bec noir du pluvier anarhynque est incurvée vers la droite, toujours. Aucun n'a jamais été vu avec le bec tourné vers la gauche. Mais cette particularité n'est vraiment visible que dans de bonnes conditions d'observation. J'ai pu me rendre compte que, vu de profil, la courbure n'est pas évidente ; vu de face c'est plus net. Le dessus est gris clair, le dessous blanc. Ces teintes le rendent presque invisible sur les bancs de limon ou de sable lorsqu'il est immobile. En plumage nuptial, mâle et femelle ont un fin collier noir plus large chez le mâle. Ce dernier a aussi une fine bande noire sur le front. Les pattes sont d'un gris verdâtre. En vol, vu de dessus, l'oiseau paraît gris. Une bande alaire blanchâtre Pluvier anarhynque à la base des rémiges primaires est plus ou moins visible. Les côtés du croupion sont également marqués de blanc. Les adultes en plumage intermédiaire et les juvéniles n'ont pas de collier noir.

Chant : Le cri ressemble beaucoup à celui du grand gravelot. Lors des parades nuptiales, les oiseaux lancent des trilles peu sonores.

Habitat : En saison de reproduction, le pluvier anarhynque occupe en Nouvelle-Zélande (où il est endémique) le même milieu que le petit gravelot (Charadrius dubius) chez nous. C'est à dire qu'il fréquente les îlots de galets des grands cours d'eau. Il n'est alors présent que dans le centre de l'île du sud. Après la saison de reproduction, ces oiseaux quittent les rivières pour gagner leurs sites d'hivernage qui se situent dans les grands estuaires de l'île du nord. Quelques individus (probablement des immatures car ces oiseaux ne se reproduisent qu'à 2 ou 3 ans) sont vus toute l'année sur ces vasières.

Comportements : Le pluvier anarhynque est donc un migrateur, mais un migrateur à courte distance (quelques centaines de kilomètres). Il se déplace en suivant les côtes orientales du pays et les observations dans l'intérieur d'oiseaux en migration sont rares. Ce ne sont pas des oiseaux farouches et nous avons pu les approcher à quelques mètres, sur les vasières où ils se nourrissaient, sans les déranger.

Vol : En hiver, ces pluviers se rassemblent en grandes bandes qui, comme la plupart des limicoles grégaires, se livrent à de spectaculaires vols en groupe, surtout dans les jours précédant leur retour vers les sites de reproduction.

Nidification : La saison de reproduction s'étend d'août à janvier. Les couples de pluviers anarhynques s'installent sur les bancs de galets entourés d'eau courante et y défendent un territoire. Le nid est, comme chez notre petit gravelot, une cuvette peu profonde creusée dans les galets. Le fond en est garni de plusieurs dizaines de petits cailloux. La femelle pond 2 oeufs. Les jeunes sont nidifuges et sont soumis à une importante prédation de la part des goélands dominicains(Larus dominicanus) qui fréquentent les mêmes milieux.

Régime : Le pluvier anarhynque est un insectivore. Ses proies principales sont les éphémères et leurs larves ainsi que d'autres petits invertébrés. Ils mangent aussi des oeufs de poissons. Sur les berges des cours d'eau, leur bec recourbé permet à ces oiseaux de récolter leur nourriture sous les pierres sans avoir à les retourner. Par contre, sur les vasières où ils hivernent, ils capturent leurs proies à la manière des autres gravelots, mais sont le plus souvent obligés de pencher la tête.

Protection / Menaces : A la fin du XXe siècle la population du Pluvier anarhynque était évaluée entre 3000 et 5000 individus. Elle est en lente mais constante régression. Les principales causes en sont les aménagements hydrauliques, les enrochements des berges ainsi que le développement des loisirs aquatiques. La prédation par l'Hermine Mustela erminea (espèce introduite) et par les chats joue également un rôle. Le développement des populations de Goéland dominicain est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de ce petit pluvier endémique. L'espèce est protégée depuis 1940 et ne semble pas souffrir de braconnage. BirdLife International l'a classée comme vulnérable.  

Autres liens :
D'après Buffon : LES PLUVIERS.
Iucn
Birdlife


Fiche créée par : Georges Olioso


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Mis à jour le 13/10/2008 05:18:12 - © 1996-2008 Oiseaux.net

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