Colombine à front blanc

Henicophaps albifrons - New Guinea Bronzewing

Colombine à front blanc

Henicophaps albifrons

Ordre : Columbiformes

Famille : Columbidés  ;

Biométrie :

Taille : 36 à 41 cm
Envergure :
Poids : 247 gr

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : holub černobronzový (cs), Ny Guinea-bronzevinge (da), Weißtirntaube (de), New Guinea Bronzewing (en), Paloma-bronce Frentiblanca (es), tummapronssikyyhky (fi), Alabronzo papua (it), ハシナガバト (ja), Papuabronsedue (nb), Zwarte Bronsvleugelduif (nl), błyskolotka białogłowa (pl), Белошапочный бронзовокрылый голубь (ru), blyskavec bielohlavý (sk), Svart bronsvingeduva (sv), 白顶地鸽 (zh)

Identification :
Colombine à front blanc Chez le mâle adulte, le front et le capuchon jusqu'en arrière de l'œil sont blanc-crème ou quelquefois uniformément chamois. L'arrière du capuchon, le cou et le haut du manteau sont brun-bordeaux foncé, se fondant dans le brun-olive sombre du manteau et des scapulaires. Le dos, le croupion et le dessus des ailes sont gris-ardoise foncé, la queue est noirâtre. Les petites couvertures sont bordeaux foncé, le reste des couvertures alaires et les tertiaires présentent une belle couleur vert doré métallique brillant avec des reflets bleus ou turquoise. Les moyennes couvertures ont de larges terminaisons bordeaux foncé, les grandes couvertures ont des bordures noires sur lesquelles les reflets métalliques sont moins intenses. Les tertiaires ont d'épais liserés noirâtres. Les rémiges sont brun noirâtre.
Le menton et la gorge affichent une teinte rose-chamois pâle qui s'intégre à l'intérieur du gris-bordeaux de la poitrine. Le ventre est souvent plus pâle, plus chamoisé. Les couvertures sous-caudales sont châtain éclatant. Le dessous de la queue et le dessous des ailes sont noirâtres.
L'iris est brun sombre avec une peau orbitale vaguement bleu-gris. Le bec, remarquablement long et robuste, est brun fuligineux mais la partie terminale est brun jaunâtre et la mandibule inférieure a souvent une base rosâtre. Les pattes sont rose violacé.
La femelle ressemble beaucoup à son partenaire, mais elle a une taille légèrement inférieure. Le capuchon blanc est variablement infiltré de chamois-orange, en particulier à l'arrière. Les juvéniles sont semblables aux adultes, mais le front et le capuchon sont gris. Les zones irisées sur les ailes sont très réduites.

Chant : Le cri de reconnaissance est souvent délivré d'un perchoir juste en-dessous de la canopée. C'est un "whup'whup-whup-whup...." rapide délivré à la cadence de 3 ou 4 notes par seconde. Il est relativement long et peut durer jusqu'à 6 secondes. On dit qu'il grimpe légèrement et qu'il a un tonalité assez profonde, ce qui le fait ressembler au cri de la phasianelle d'Amboine. La colombine à front blanc émet également un "whouw" semblable à celui des carpoghages du genre Ducula et un "krrrrrrr" descendant qui peut être répété à de multiples reprises.

Habitat : Les colombines à front blanc fréquentent principalement les forêts pluviales et les forêts de mousson mais on peut également les observer dans les zones boisées arides en cours de régénération et même dans les plantations de bois exotiques tel que le teck. Ces pigeons vivent dans les régions plates et dans les collines dont l'altitude est proche du niveau de la mer, ce qui ne les empêche pas de pénétrer dans les zones montagneuses jusqu'à 2150 mètres.

Distribution : Les colombines à front blanc sont endémiques de la Papouasie. Leur aire de distribution couvre presque toute la superficie de l'île principale de la Nouvelle-Guinée, excepté les zones de haute montagne et les habitats alpins. Sa présence est également confirmée dans les îles avoisinantes : l'archipel des Aru, Misool, Salawati, Gam, Waigeo et Yapen. Par contre, elle est plus douteuse sur Batanta. Cette espèce est polytypique, elle est généralement divisée en deux races : H. a. albifrons (l'ensemble de l'aire de distribution exceptées les îles Aru) - H. a. schlegeli (uniquement les îles Aru).

Comportements : Ces pigeons, qui ont un mode de vie essentiellement terrestre , se rencontrent la plupart du temps en solitaire ou en couples. Pour des grands oiseaux de leur taille et de leur poids, ils marchent assez remarquablement et d'une façon parfaitement calme sur le plancher de la forêt où ils recherchent leur nourriture. Ils utilisent leur long bec pour fouiller le sol. Quand ils ne se restaurent pas, ils passent une grande partie de leur temps dans les branches juste en dessous de la canopée, en profitant occasionnellement pour cueillir les fruits qui sont restés dans les arbres. Ce sont des oiseaux plutôt craintifs mais, quand ils sont obligés de s'envoler, ils le font de façon tout à fait sereine en utilisant des battements d'ailes lents et mesurés. En cas de danger, ils parcourent de très faibles distances et ils se posent sur une branche basse pour regarder en arrière et évaluer l'ampleur de la menace. Parfois, ils volent au-dessus des arbres, ce qui suggère qu'ils sont capables de parcourir de longues distances si cela s'avère nécessaire.

Nidification : On connaît peu de choses sur ce secteur de leur activité. Dans le sud de la Nouvelle-Guinée, les colombines à front blanc sont en état de se reproduire aux mois de juin et juillet, ce qui correspond à la saison sèche et au début de la saison des pluies. Ces pigeons ont une parade nuptiale au cours de laquelle ils claquent les ailes simultanément de deux à six fois, mais on possède peu de détails sur le sujet. Comme la plupart des autres colombines d'Australie ou d'Océanie, les colombines à front blanc réalisent également un rituel de salutation peu de temps avant l'accouplement, mais là non plus, on n'a collecté que peu de renseignements. Le nid, les œufs, la durée d'incubation et les différentes attitudes post-reproductives sont absolument inconnus.

Régime : Les colombines à front blanc sont principalement végétariennes. Elles se nourrissent principalement de fruits tombés à chair molle. Cependant leur long bec leur sert également à rechercher des petites "bestioles" et des insectes dans le sol humide. Très épisodiquement, ces oiseaux profitent de leur présence dans les arbres pour se saisir des rares fruits qui y subsistent, mais ce n'est pas leur technique de nourrissage favorite.

Protection / Menaces : Bien qu'en certains endroits, elle soit localement commune, cette espèce est considérée comme plutôt rare. D'après Birdlife, la population globale n'est pas quantifiée, mais elle ne semble marquer aucun signe de déclin flagrant. Son vaste territoire ne subissant pas de modifications trop importantes, cette espèce est classée comme "de préoccupation mineure".

Sources :

 

Autres liens :
Iucn
Birdlife


Fiche créée le 19/08/2011 par Daniel Le-Dantec


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Mis à jour le 27/05/2012 05:50:02 - © 1996-2012 Oiseaux.net

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