Glaucope cendré

Callaeas cinereus - South Island Kokako

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Callaéidés

  • Genre
    :

    Callaeas

  • Espèce
    :

    cinereus

Descripteur

Gmelin, JF, 1788

Biométrie
  • Taille
    : cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 218 g
Longévité

20 ans

Distribution

Distribution

Description de la famille

La famille des callaeidae comprend cinq espèces, dont une a disparu. Elles sont toutes endémiques de Nouvelle-Zélande.

Description identification

Espèce endémique, le glaucope cendré a été le premier décrit des deux espèces, le second étant le Glaucope de Wilson. Il était légèrement plus petit et plus sombre que le Glaucope de Wilson. C'est un oiseau bleu-gris avec un masque noir, les yeux sont noirs. Il a des barbillons oranges, bleus à la base, juste sous le masque, barbillons charnus et repliés sous la gorge à la commissure du bec noir, court, légèrement courbe. Il a une longue queue arrondie noirâtre, de longs tarses bleu-gris foncé, les ailes sont arrondies. Les sexes sont semblables. Les juvéniles ont des barbillons roses qui deviennent oranges avec l'âge.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • South Island Kokako,
  • *Kokako,
  • Graulappenvogel,
  • kokakó,
  • Kokako,
  • Kokako,
  • Sydökokako,
  • Gråflikfugl,
  • laločník kokako,
  • laločník šedý,
  • Sydkokako,
  • kokako,
  • koralnik żółtopłatkowy,
  • Новозеландский скворец,
  • ハシブトホオダレムクドリ,
  • 垂耳鸦,
  • 南島垂耳鴉,

Voix chant et cris

Chant lent, émis par le mâle et la femelle, habituellement en un duo. Également faible "kuk-kuk" ou "kü kuk" en appels. Inséparable, le mâle émet un sifflement très doux, composé de six notes "te, ta, tu, tu, tu, tu", l'appel de la femelle est composé de cinq notes comme "te, un, tu, tu, tu".

Habitat

Début 1800, il était commun et occupait la forêt dominée par le hêtre, le rata (Metrosideros excelsa), le Kamahi (Weinmannia racemosa), et le rimu (acrydium cupressinum), ainsi que les broussailles basses au-dessus de l'étage collinéen des deux côtés des Alpes du Sud et du nord-ouest au sud de Nelson, dans le Fiordland, dans la forêt de podocarpes mixte sur l'île Stewart, ainsi que dans quelques zones boisées d'Otago et Southland.

Comportement traits de caractère

Le glaucope cendré est susceptible d'être monogame et territorial. Les oiseaux adultes se déplacent par couple. Des groupes sociaux ont été observés : jusqu'à 7 oiseaux se nourrissant ; 20 oiseaux en file indienne, traversant rapidement le terrain par une succession de sauts, derrière un dominant. McLean a écrit "Ils utilisent beaucoup plus leurs ailes que le Glaucope de Wilson et montrent une assez bonne capacité au vol". Il utilise souvent ses pattes pour tenir sa nourriture comme les psittacidés.
Le vol : Tous les callaeidae ont des ailes arrondies, une longue queue, un vol soutenu limité. Il se déplace en forêt par bonds, par sauts et par vols planés.

Alimentation mode et régime

L'alimentation du glaucope cendré se compose principalement de feuilles et de fruits, y compris Karamu (Coprosma robusta), laiteron de Nouvelle-Zélande, Konini (Fuchshia excorticata), tutu Coiyaria sarmentosa, et moins souvent, de fleurs, de mousse, de bourgeons, de nectar, de petits insectes et d' invertébrés.

Reproduction nidification

Le nid est une plate-forme surélevée construite dans d'épais buissons, le support est fait de branchettes et brindilles de bois, le nid de mousse, de sphaignes, la coupe est faite de petites herbes. La saison de reproduction va d'octobre à février et la ponte a lieu de décembre à janvier. Les œufs sont blanc cassé avec des taches brunes et violacées. La ponte varie de 2 à 3 œufs. Seule la femelle couve. La durée d'incubation et la dépendance des jeunes sont inconnues.

Distribution

Il n'a jamais été présent que sur l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les populations se sont effondrées suite à l'introduction accidentelle ou volontaire de chats, du rat surmulot et de l'hermine. C'est la principale cause de "l'extinction" de l'espèce. La prédation a été le facteur majeur concourant à sa disparition. Sa tendance à se nourrir au sol, à construire son nid près du sol, l'a rendu plus vulnérable aux prédateurs mammifères. Tout comme le huia dimorphe, il a été décrit comme écologiquement peu farouche. Il laissait les prédateurs s'approcher du nid sans s'alarmer. Les Maori l'ont traditionnellement chassé, un grand nombre ont été tués et vendus à des collectionneurs et à des musées européens. Fin 1800 il était déjà très rare. La dernière observation recensée au XXe siècle a été faite dans le parc national du mont Aspiring en 1967, pourtant une observation de près, à Reefton, sur la côte ouest de l'île du Sud, en 2007, a été confirmée. S'il est présent, il ne survivra que par la régulation (piégeage et traitement au "1080") des zones occupées par l'espèce.

Autres références utiles

QRcode Glaucope cendréFiche créée le 31/01/2016 par Yann Cambon © 1996-2018 Oiseaux.net