Grèbe de Nouvelle-Zélande

Poliocephalus rufopectus - New Zealand Grebe

Grèbe de Nouvelle-Zélande
adulte
Systématique
  • Ordre
    :

    Podicipédiformes

  • Famille
    :

    Podicipédidés

  • Genre
    :

    Poliocephalus

  • Espèce
    :

    rufopectus

Descripteur

Gray, GR, 1843

Biométrie
  • Taille
    : 30 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 232 à 271 g
Distribution

Distribution

Description identification

Petit grèbe dont l'allure rappelle un peu celle du Grèbe à cou noir ou du Grèbe esclavon. Le cou est fin et brun-roux. La tête est petite, le bec fin paraît un peu retroussé. L'aspect général est sombre, sans contraste marqué. En plumage nuptial la tête est grise et le corps brun. En plumage immature ou internuptial, il est entièrement brun. En vol ou lorsqu'il s'ébroue, les ailes, bien visibles, sont blanc (couvertures) et noir (rémiges).

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • New Zealand Grebe,
  • Zampullín Maorí,
  • Mergulhão-neozelandês,
  • Maoritaucher,
  • maori vöcsök,
  • Nieuwzeelandfuut,
  • Svasso di Nuova Zelanda,
  • Maoridopping,
  • Maoridykker,
  • potápka maorská,
  • potápka novozélandská,
  • Newzealandsk Lappedykker,
  • uudenseelanninuikku,
  • cabussó de Nova Zelanda,
  • perkoz maoryski,
  • Новозеландская поганка,
  • ニュージーランドカイツブリ,
  • 新西兰,
  • 紐西蘭鸊鷈,

Habitat

Le grèbe de Nouvelle-Zélande fréquente de préférence les eaux peu profondes et abritées comme les retenues dunaires ou les petites baies et les reculées des grands lacs. Il a toutefois colonisé les retenues artificielles en régions agricoles. On le trouve aussi, en hiver, dans les stations d'épuration par lagunage. La présence de roseaux n'est pas indispensable.

Comportement traits de caractère

Les individus que nous avons observés en Nouvelle-Zélande ne nous ont pas paru très farouches. Comme la plupart des petits grèbes, l'espèce plonge souvent. Ces plongeons peuvent se faire brutalement, l'oiseau faisant un petit bon en avant pour plonger, ou calmement, en s'immergeant doucement. En cas de danger, il s'éloigne tranquillement à la nage soit à la surface, soit sous l'eau. Si le danger se précise, il s'enfuit rapidement, courant à la surface de l'eau en s'aidant de ses ailes.
L'espèce semble sédentaire.
Le vol : Ne semble pas voler volontiers. Quand il le fait, il ne s'élève guère au-dessus de l'eau.

Alimentation mode et régime

Le grèbe de Nouvelle-Zélande consomme essentiellement des invertébrés aquatiques, surtout des insectes et leurs larves. Il capture parfois des poissons ou des crustacés d'eau douce.

Reproduction nidification

La saison de reproduction s'étend de juin à mars. Le nid, un amas flottant de végétaux aquatiques, est installé près de la rive, accroché à la végétation. Il est fréquemment détruit par les vagues lors des forts coups de vent (fréquents dans le pays) ou submergé par la montée des eaux.

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Autrefois répandu sur les eaux douces des deux îles principales du pays, le grèbe de Nouvelle Zélande a disparu de l'île du sud dans les années 1940. La population de cette espèce endémique n'est plus que d'environ 1800 individus. Les couples nichant sur les bordures des grands lacs ont un faible succès de reproduction qui s'explique sans doute par les nombreux dérangements qu'il y subit par le développement des loisirs aquatiques de toute sorte. Les mauvaises conditions météo causent aussi la perte de nombreux nids. Le succès est meilleur dans les petits lacs dunaires ou les retenues agricoles. La prédation joue également un rôle non négligeable, les principeaux prédateurs étant les rats et les mustélidés introduits. L'installation récente (mais naturelle) du grèbe australasien (Tachybaptus novaehollandiae) est peut-être une nouvelle menace. L'espèce est maintenant classée comme vulnérable par BirdLife International alors qu'elle était encore considérée comme 'en danger' il y a quelques années. Ce reclassement est dû au fait que les effectifs semblent stabilisés et que des populations viables (plusieurs centaines de couples) existent sur certains grands lacs.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 26/05/2006 par Georges Olioso © 1996-2017 Oiseaux.net