Hirondelle des Mascareignes

Phedina borbonica - Mascarene Martin

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Hirundinidés

  • Genre
    :

    Phedina

  • Espèce
    :

    borbonica

Descripteur

Gmelin, JF, 1789

Biométrie
  • Taille
    : 15 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 17.9 à 23.5 g
Distribution

Distribution

Description identification

Chez cette hirondelle de moyenne taille, les parties supérieures sont gris-brun sombre avec de vagues stries. Le dessous est gris-brun avec du blanc sur la gorge et sur l'abdomen ainsi que de nettes stries fuligineuses du menton jusqu'à la zone anale. Les côtés de la poitrine et les flancs sont brun grisâtre. Les lores sont noirâtres, les couvertures auriculaires sont brunes avec des stries couleur sépia. Les sous-caudales gris-brun ont des bordures blanches. Les couvertures sous-alaires et les axillaires présentent une teinte gris-brun terne. Les ailes et la queue faiblement fourchue sont brun noirâtre. En plumage frais, les tertiaires ont de fines bordures pâles. Les pattes, les pieds et le bec sont noirs. Les iris sont brun sombre. Le mâle et la femelle sont rigoureusement identiques.
Les juvéniles ressemblent aux adultes mais les plumes des tertiaires ont de larges terminaisons blanches. La mue intervient en décembre-janvier chez les oiseaux de Maurice et en juin-juillet pour les oiseaux de Madagascar qui hivernent en Afrique Orientale.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Phedina borbonica madagascariensis (Madagascar)
  • Phedina borbonica borbonica (Mauritius and Réunion)

Noms étrangers

  • Mascarene Martin,
  • Golondrina de las Mascareñas,
  • Andorinha das Mascarenhas,
  • Maskarenenschwalbe,
  • Mascarenenzwaluw,
  • Topino delle Mascarene,
  • Maskarensvala,
  • Madagaskarsvale,
  • brehuľa maskarénska,
  • jiřička madagaskarská,
  • Mascarenersvale,
  • maskareenienpääsky,
  • Gestreepte Kransswael,
  • oreneta de les illes Mascarenyes,
  • smugówka malgaska,
  • Маскаренская ласточка-федина,
  • ムナフショウドウツバメ,
  • 马岛原燕,
  • 馬達加斯加原燕,

Voix chant et cris

Les hirondelles des Mascareignes sont des oiseaux plutôt discrets. Le chant principal "Siri-liri, siri-liri" est délivré en vol ou lorsque l'oiseau est perché. Il est composé de 3 éléments qui s'enchaînent : au début, on peut entendre un gazouillement, la partie centrale est constituée par un gazouillement d'une moins grande amplitude, la fin est une série de notes qui vont glissando.
Leur répertoire peu bruyant comprend quelques cris, notamment un "chip" qui sert de cri de contact. L'accouplement est précédé et suivi de cris agressifs.

Habitat

A Madagascar, cette hirondelle peut être observée du niveau de la mer jusqu'à 2 200 mètres d'altitude. Elle recherche sa nourriture au-dessus de contrées ouvertes, dans des zones de broussailles désertiques, des plaines boisées, des forêts et des marécages ainsi que des rizières. Pendant la période hivernale, quand elles sont sur le continent africain, on peut également les trouver dans des zones ouvertes telles que les forêts récemment éclaircies. A l'île Maurice et à la Réunion, elles sont localement communes sur les côtes mais elles recherchent leur nourriture jusqu'à 1 500 mètres. Elles survolent les réservoirs, se déplacent le long des falaises et pénètrent dans les forêts de casuarinas. Ces hirondelles fréquentent également les zones épaisses de fourrés et errent souvent le long des rivages.

Comportement traits de caractère

Ces hirondelles recherchent leur nourriture près du sol ou dans les buissons et les petits arbres. De manière générale, elles ne sont pas très grégaires, elles prospectent souvent en solitaire ou en petites bandes. Néanmoins, elles se joignent parfois à d'autres espèces d'hirondelles ou de martinets et elles nichent en colonies qui atteignent souvent 10 couples. A Maurice, les colonies d'hirondelles contiennent généralement de 3 à 12 couples, mais les plus développées peuvent en regrouper une vingtaine. A La Réunion, les colonies sont plus modestes et ne regroupent qu'un nombre réduit d'oiseaux. Au crépuscule, les hirondelles des Mascareignes forment quelquefois des dortoirs communs avec d'autres espèces dans des bâtiments, des buissons ou sur des falaises. Aux îles Seychelles, ils apprécient la compagnie des guêpiers de Madagascar (Merops superciliosus) et passent la nuit en leur compagnie.
La race nominale borbonica est sédentaire à Maurice et à la Réunion et on ne la trouve pas en dehors de ces 2 îles. Toutefois, les sites de nidification sont désertés de janvier à la mi-août, ce qui prouve qu'on assiste à des mouvements locaux. La race qui vit à Madagascar est migratrice, réalisant des mouvements locaux mais aussi des déplacements de grande distance. Dans cette île, elle est présente sur le plateau central uniquement entre octobre et mars. Les populations de cette région hivernent dans les plaines côtières de l 'Afrique Orientale. En juin et juillet, on peut recenser des centaines hirondelles au Mozambique ou près des lacs du Malawi. Des rapport proviennent également du Kenya, de l'île Pemba, des Seychelles, d'Aldabra et d'autres îles de l'océan Indien. De nombreux oiseaux sont détournés de leur route migratoire habituelle par les cyclones et les tempêtes tropicales.
Le vol : Le vol des hirondelles des Mascareignes est composé de battements lents et lourds, il comprend également de nombreuses glissades et des vols planés.

Alimentation mode et régime

Dans leur recherche de nourriture, les hirondelles des Mascareignes sont généralement très actives juste avant le crépuscule. Ces oiseaux ont un régime insectivore : ils consomment une grande variété d'insectes volants, principalement des coléoptères et des hyménoptères.

Reproduction nidification

La reproduction se déroule pendant la saison humide, c'est à dire d'août à novembre à Madagascar et de septembre à début janvier sur Maurice et à la Réunion. Les nids sont généralement placés entre 3 et 5 mètres au-dessus de l'eau sur un étroite corniche, dans des rochers, entre des touffes d'herbes ou de fougères, dans des toits et des habitations. A la Réunion, il arrive qu'ils soient installés dans des passages souterrains ou dans des grottes. Les nids ont la forme d'une coupe peu profonde, ils sont construits habituellement avec des brindilles et des matières végétales comme des tiges et des herbes sèches, des casuarinas et des algues. L'intérieur est garni avec des végétaux très raffinés et avec un peu de plumes.
La femelle couve seule, elle ne reçoit l'assistance de son partenaire que pour le nourrissage des jeunes. A Madagascar et à Maurice, la ponte comprend presque toujours 2 œufs alors qu'à la Réunion elle peut en contenir trois. Les œufs ont une couleur blanche avec des taches brunes, ils mesurent en moyenne 21 millimètres sur 15 et ils pèsent 2 grammes et demi. On ne possède aucune information sur la durée de l'incubation et sur le temps que passent les jeunes au nid. Après l'envol, ces derniers continuent à être nourris par leurs parents pendant une période indéterminée.

Distribution

Comme son nom l'indique partiellement, cet oiseau est endémique de Madagascar et des îles Mascareignes (Réunion, Maurice, Rodrigues ainsi que plusieurs petites îles proches). La race nominale, P. b. borbonica, vit à la Réunion et à Maurice, tandis que la race P. b. madagarcariensis vit à Madagascar. Cette dernière sous-espèce est également présente dans l'île de Pemba, dans l'archipel de Zanzibar où elle niche de septembre à mars. A Maurice, les sites de nidification sont installés principalement sur les côtes sud et ouest ainsi que dans les falaises de l'intérieur. A la Réunion, la distribution est très locale. Les hirondelles nichent principalement le long de la côte est de l'île et aux alentours de Saint-Joseph et de la Grande Chaloupe, à des altitudes qui varient de 200 à 500 mètres.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les populations de Madagascar sont relativement communes bien qu'elles ne bénéficient que d'une distribution locale. La race mauritienne et réunionaise a été sevèrement touchée par le cyclone de 1861 au point d'être proche de disparaître. Elle a mis de très longues années à s'en remettre. Une étude récente de 1973 estime les effectifs globaux entre 300 et 500 individus sur Maurice. A la même période , Cheke a évalué la population réunionaise entre 70 et 75 couples. Ces oiseaux restent sensibles aux imprévisions du climat et supportent très mal les cyclones et les pluies torrentielles. En dépit de ces menaces, Birdlife, classe l'espèce comme "de préocupation mineure".

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 16/04/2012 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net