Torquéole à gorge rousse - Arborophila rufogularis - Rufous-throated Partridge

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Torquéole à gorge rousse

Arborophila rufogularis

((Blyth, 1849))


Ordre : Galliformes

Famille : Phasianidés  ;

 

Genre : Arborophila

Espèce : rufogularis

Sous-espèces : 6 [+] [-]
Arborophila rufogularis rufogularis(n India to c Vietnam)
Arborophila rufogularis intermedia(ne India to n and nw Burma)
Arborophila rufogularis tickelli(e Burma to Thailand and sw Laos)
Arborophila rufogularis euroa(se Yunnan. s China. to n Laos)
Arborophila rufogularis guttata(c Vietnam, c Laos)
Arborophila rufogularis annamensis(sc Vietnam)

Biométrie :

Taille : 28 cm
Envergure : -
Poids : 261 à 430 g

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : koroptev oranžovohrdlá (cs), Gyldenstrubet Skovhøne (da), Rotkehl-Buschwachtel (de), Rufous-throated Partridge (en), Arborófila Golirrufa (es), ruskokurkkupyy (fi), Pernice golarossiccia (it), ノドアカミヤマテッケイ (ja), Ruststrupehøne (nb), Roodkeelboskwartel (nl), pstropiór rdzawogardły (pl), Perdiz-montesa-de-papo-ruivo (pt), Красногорлая кустарниковая куропатка (ru), kurička hrdzavokrká (sk), Roststrupig sånghöna (sv), 红喉山鹧鸪 (zh)

Identification :
Torquéole à gorge rousse La torquéole à gorge rousse possède un bec brun sombre ou noirâtre, une peau orbitale et gulaire ainsi que des pattes rouge rosâtre à rouge cramoisi. Les iris sont brun à châtain-brun. Les sexes sont identiques.
Chez l'adulte mâle, le front est gris, le centre du capuchon et la nuque sont brun-olive avec de nombreuses mouchetures noires. Le long sourcil blanc se poursuit jusqu'aux côtés du cou. La moustache blanchâtre incurvée souligne les couvertures auriculaires sombres. Le menton, la gorge et les côtés du cou présentent une coloration rouge-orange éclatant, plus ou moins tachée de noir sur les côtés. L'orange des côtés du cou est délimité par une étroite bande sombre qui descend le long de la nuque. L'orange de la gorge est séparé du reste des parties inférieures par une fine ligne noire horizontale. La poitrine, les flancs et la partie supérieure du ventre sont gris-bleu, les plumes des flancs portent une marque blanche en forme de trait et une large bordure châtain. La partie centrale du ventre est blanchâtre. La zone anale est chamois-brun avec une tache centrale noire sur les plumes. Le manteau, le dos, le croupion et les couvertures sus-caudales forment un ensemble brun-olive pratiquement sans marques, excepté quelques taches noires sur le croupion et de très vagues barres sur les couvertures sus-caudales. Les scapulaires, les tertiaires et les couvertures alaires sont châtain à l'intérieur avec de larges marques centrales sombres et des filets extérieurs grisâtres, formant d'évidentes bandes sur l'aile pliée.
La femelle est très semblable au mâle, avec toutefois moins de taches sur le menton et sur la gorge et des motifs blancs plus éparpillés sur la poitrine. Les juvéniles affichent de l'orange plus clair et plus terne sur la gorge. Le dessous est gris terne, exceptés le ventre et le centre de la poitrine blanchâtres. Le capuchon et les flancs sont très différents de ceux des adultes, étant vermiculés de gris et de noir.
En plus de la race nominale déjà décrite, il existe cinq autres sous-espèces qui se distinguent entre elles par l'intensité de leurs couleurs et la plus ou moins grande présence de marques noires sur la gorge. De ce point de vue, A.r. intermédia, qui vit en Assam, au Myanmar et dans le nord-ouest du Yunnan, n'est pas la moins remarquable. Les taches noires sur sa gorge sont si intenses qu'elle paraît presque noirâtre. La fine ligne noire qui souligne l'orange clair de la gorge est absente. A.r. tickelli, du sud Myanmar, a une gorge rousse et un ensemble plus richement coloré. A.r. euroa, vivant en Chine et au Laos ainsi que A.r. guttata, du Laos et du Vietnam, ont des caractères moins tranchés. Enfin, A.r. annamensis, qui vit dans le massif de Lang Bian, au sud du Vietnam, affiche une gorge plus roux pâle avec de nombreuses infiltrations de blanc. La ligne qui sépare la gorge de la poitrine est bien visible.

Chant : Le cri territorial est un double sifflement 'wheea-whu' portant à longue distance. La première note est assez prolongée, la seconde plus abrupte. Il y a de quelques variations individuelles. Parfois aussi, la torquéole à gorge rousse émet un sifflement simple, à la manière de la torquéole à collier.

Habitat : Cette torquéole habite les forêts de montagne, surtout entre 1800 et 3000 mètres, mais elle est connue pour vivre entre 600 et 4000 mètres. Elle accorde sa préférence aux forêts de chênes, accompagnés de lauriers et de rhododendrons. Elle apprécie particulièrement les sous-bois épais, comme les arbres rabougris au fond des ravins. La torquéole à gorge rousse habite le continent asiatique au sud de l'Himalaya. Son aire commence au nord-ouest de l'Inde (Uttar Pradesh) et se poursuit en direction de l'est à travers le Népal, le Sikkim, le nord-est du Bhoutan, les états du nord-est de l'Inde, le nord du Myanmar et du Bangladesh, ainsi que l'extrême sud de la Chine et le nord de la Thaïlande. Elle aboutit finalement au Laos et au Vietnam.

Comportements : Les torquéoles à gorge rousse se déplacent en bandes de 5 à 10 individus qui recherchent leur nourriture dans la litière des sous-bois épais. On peut souvent les apercevoir sur des versants escarpés, à proximité des ravins et des cours d'eau. Si leur vigilance est prise en défaut, elles ont tendance à courir ou à prendre leur vol avec des battements vrombissants d'ailes après un court sprint. Elles évoluent alors avec une grande habileté entre les arbres et vont se percher sur une branche touffue, à la manière des grives du genre zoothera. Elles choisissent parfois de regagner le sol. Une fois qu'elles ont été effarouchées, il est difficile de les repérer à nouveau, car elles ont tendance à bien se camoufler sous le couvert. Les torquéoles à gorge rousse se reposent en commun dans les arbres, se blotissant les unes contre les autres à la manière des timaliidés.

Nidification : L'espèce est monogame. Le nid, construit par le mâle, est un grattage plus ou moins garni d'herbes situé dans un massif de bambous, à l'intérieur d'un sous-bois. Il peut être également une cavité peu profonde creusée dans une berge. Il est souvent recouvert par un dôme ajouré ou précédé par un tunnel. La ponte comprend 3 à 5 oeufs blancs sans marques (exceptionnellement jusqu'à 9). L'incubation dure 24 jours. La saison de reproduction intervient d'avril à juillet en Inde, un peu plus tard à de plus hautes altitudes. En Chine, elle se déroule de février à mai.

Régime : Les torquéoles à gorge rousse ont un régime omnivore. Elles se nourrissent de graines, de racines et de baies, mais également d'insectes et de leurs larves ainsi que de petits escargots.

Sources :

  • IOC World Bird List (v3.5), Gill, F and D Donsker (Eds). 2012.

 

Autres liens :
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive


Fiche créée le 12/08/2007 par Daniel LE-DANTEC


Mis à jour le 20/08/2014 04:34:20 - © 1996-2014 Oiseaux.net

Print version - 2014/10/02 02:20:30 :