Merle litsipsirupa

Turdus litsitsirupa stierlingi - Groundscraper Thrush (stierlingi)

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Turdidés

  • Genre
    :

    Turdus

  • Espèce
    :

    litsitsirupa

Descripteur

Reichenow, 1900

Biométrie
  • Taille
    : 22 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 67 à 84 g
Distribution

Distribution

Description de la famille

Les turdidés sont des passereaux de taille moyenne à grande. Ils possèdent généralement un bec assez long et fort, et des pattes robustes. La couleur de leur plumage est très variable. Beaucoup sont entièrement dans des tons discrets de brun, de gris ou de noir mais d'autres montrent des coul... lire la suite

Description identification

Cet oiseau de taille moyenne, aux larges ailes et à la queue courte, s'apparente aux grives du genre Zoothera par les motifs qui ornent sa face. Les adultes de la race nominale sont gris-brun du capuchon jusqu'à la queue. Les plumes de vol ont de large taches chamois-orange sur leurs filets intérieurs, passant inaperçues quand l'oiseau est perché, mais formant une large bande alaire quand il est en vol ou qu'il agite ses ailes. La face est chamois-blanc, avec une large strie sous-oculaire verticale noire, une large strie auriculaire noire et une fine barre malaire. Les parties inférieures sont également chamois-blanc, avec des lignes de points noirs qui descendent de la poitrine jusqu'au bas du ventre. Le bec est noirâtre avec une mandibule inférieure orange. Les pattes sont jaunâtres.
Les sexes sont identiques mais la femelle présente des parties inférieures moins abondamment tachées. Les immatures sont comme les adultes, mais ils sont plus bruns avec des taches sur le dessus. Leur dessous a une nuance plus chamoisée. Les sous-espèces se distinguent de la race nominale par la plus ou moins grande intensité de couleur de leurs parties supérieures. La race pauciguttata est moins tachée sur la poitrine et sur le ventre.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Groundscraper Thrush (stierlingi),
  • Zorzal Litsitsirupa,
  • Tordo-de-peito-malhado,
  • Akaziendrossel,
  • akácia rigó,
  • Acacia-lijster,
  • Tordo grattaterra,
  • Jordtrast,
  • Marktrost,
  • drozd akáciový,
  • drozd pruholící,
  • Opret Jorddrossel,
  • pöyhijärastas,
  • Gevlekte Lyster,
  • drozd kroplisty,
  • Дрозд-землекоп,
  • ウタツグミモドキ,
  • 非洲地鸫,

Voix chant et cris

Le cri le plus courant est un "tsi-tsi-tsi-rufa" qui donne son nom à l'oiseau. On peut également entendre un "tlee-tlo-tlee-tleek". En vol, il émet souvent un cri rude et sec qui rappelle beaucoup celui de l'étourneau sansonnet. Le cri d'alarme est un "chee-chee" tranchant. Le chant est une série de phrases lentes, courtes et puissantes composées de 4 à 8 notes mêlant entre eux des sifflements malsonnants et des clappements grinçants. Il intègre des imitations d'autres espèces comme les coucous ou les étourneaux.
Les merles litsipsirupa chantent tard en soirée et jusqu'après la tombée de la nuit. Ils émettent également leurs vocalises très tôt à l'aube. On peut souvent les entendre avant et pendant les pluies ainsi qu'en plein milieu des orages.

Habitat

Les merles litsipsirupa fréquentent surtout les zones boisées éparses de miombo (Brachystegia). On les trouve également dans les savanes boisées d'acacia, les landes, les étendues de bruyères arides tapissées d'herbes et les parcelles de genévriers à des altitudes pouvant atteindre jusqu'à 2200 m en Erythrée. Dans la partie méridionale de leur aire de distribution, ils séjournent dans les broussailles sèches d'acacia, les boisements de mopane, les buissons et les arbustes épineux en bordure des terres cultivées. De manière générale, ils apprécient les zones de paysages ouverts avec relativement peu d'arbres, les régions éclaircies, les plantations d'eucalyptus, les pâtures rases. On les trouve parfois dans les parcs et les grands jardins des villes. Ils évitent généralement les forêts denses où ils sont remplacés par la Grive olivâtre (Turdus olivaceus) et le Merle kurrichane (Turdus libonyanus).

Comportement traits de caractère

Le merle litsipsirupa vit habituellement en couple ou en petite bande lâche. C'est un oiseau familier qui est assez facilement approchable. Le merle litsipsirupa adopte une posture verticale très dynamique, qu'il soit posé à terre ou perché sur un fil électrique au bord d'une route. Cette impression est renforcée par le fait qu'il possède une queue relativement courte. Il a la curieuse habitude de n'agiter qu'une seule aile à la fois. Lorsqu'il est à terre, il prend souvent le parti de sautiller ou de courir rapidement, marquant parfois une pause pour surveiller les alentours. Il se perche souvent sur une pierre ou un rocher. Il a un vol plongeant composé de battements d'ailes rapides, rappelant à bien des égards celui de la Grive draine (Turdus viscivorus). Dès qu'il est alarmé, il s'empresse de s'envoler jusqu'au sommet d'un grand arbre.
Cet oiseau recherche sa nourriture sur les pelouses, dans les clairières, à la lisière des terres cultivées ou sur les bords de routes tapissés d'herbes rases. Comme de nombreux autres merles ou grives, il fouille dans la litière de feuille mortes. Il gratte également la surface du sol à la manière des poulets.
Les merles litsipsirupa sont en principe sédentaires. Toutefois, de décembre à février, les effectifs sont plus nombreux dans le parc Kruger, ce qui implique sans doute des déplacements dont on ne connaît pas encore parfaitement les raisons.

Alimentation mode et régime

Le merle litsipsirupa se nourrit principalement d'invertébrés. Il consomme des mollusques terrestres, des vers de terre, des coléoptères, des sauterelles, des papillons et leurs larves. Il capture des petits lézards et des scinques. A la saison où ils sont disponibles, ils mangent aussi des baies et des fruits tels que les mûres et le gui.

Reproduction nidification

La saison de nidification se déroule de mars à juillet-août dans le nord et de juillet-août à janvier dans le sud. Elle peut même se prolonger jusqu'à mars en Namibie et au Botswana. Le nid est une structure volumineuse construite avec des brindilles, de la boue ou des excréments d'animaux, des herbes, des racines mais aussi des morceaux de papier, de chiffon et des bouts de ficelles. L'intérieur est garni avec des vrilles de plante, des pétales, des plumes, du duvet végétal, de la laine ou tout autre matériau doux selon la disponibilité. Le nid peut être placé jusqu'à 7 mètres au-dessus du sol, sur une fourche ou le long d'une branche d'arbre. En Afrique du Sud, il est souvent situé près du nid d'un Drongo brillant (Dicrurus adsimilis). La ponte comprend généralement 2 ou 3 œufs, occasionnellement 4, de couleur bleu-turquoise, crème, ou bleu verdâtre. Ils sont légèrement brillants et recouverts de marbrures brun rougeâtre ou bleu-lilas. Les deux parents couvent à tour de rôle pendant 14 ou 15 jours. L'envol s'effectue 18 jours après l'éclosion. Les jeunes oisillons sont nourris par les deux adultes qui sont parfois aidés par deux assistants.

Distribution

Le merle litsipsirupa est endémique d'Afrique Orientale et Méridionale. Son aire morcelée couvre toute la partie du continent qui va de l'Ethiopie jusqu'au nord de l'Afrique du Sud en passant par l'Angola. Sur ce vaste territoire, 4 sous sous-espèces ont été identifiées : P.l. simensis (Erythrée et Ethiopie) - P.l. stierlingi (centre et est de l'Angola, en direction de l'est jusqu'en Tanzanie) - P.l. pauciguttata (sud de l'Angola, nord de la Namibie, nord-ouest du Botswana et ouest du Zimbabwe) - P.l. litsipsirupa, la race nominale (Centre-Namibie, Sud-Zambie en direction du sud et de l'est vers le nord de l'Afrique du Sud, Swaziland, Sud-Mozambique).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

L'espèce n'est pas globalement menacée. Elle est même relativement courante sur l'ensemble de son aire. Son déclin et sa croissance sont variables selon les régions. Dans les régions arides et dans les prairies où l'on a planté des arbres, elle est en progression. Dans les zones de miombo qui ont subi une déforestation, elle a marqué un léger recul.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 29/08/2008 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net