Milan à queue carrée

Lophoictinia isura - Square-tailed Kite

Systématique
  • Ordre
    :

    Accipitriformes

  • Famille
    :

    Accipitridés

  • Genre
    :

    Lophoictinia

  • Espèce
    :

    isura

Descripteur

Gould, 1838

Biométrie
  • Taille
    : 56 cm
  • Envergure
    : 131 à 146 cm.
  • Poids
    : 660 à 680 g
Distribution

Distribution

Description identification

Ce rapace a une silhouette élancée, une petite tête avec un bec fin et une courte crête. Ses pattes sont fines. Les sexes sont similaires, la femelle ne dépassant son partenaire que de 8% en taille et 25% en poids. Les juvéniles sont facilement différenciables des parents car ils n'atteignent vraisemblablement leur plumage définitif qu'au bout de la troisième année.

Chez les adultes, la face et le front sont visiblement couleur crème. La nuque et les parties inférieures rousses sont striées de noir, ces ornements étant nettement plus abondants sur la poitrine. Les parties supérieures sont majoritairement brun sombre, excepté le centre des couvertures alaires et les scapulaires qui portent une tache claire. La queue est vaguement barrée de gris-brun. Les pattes et la cire sont blanchâtres en tous plumages. Les juvéniles ont un plumage moins saisissant. La couleur crème sur la face est absente. La tête et le dessous du corps sont roux avec des stries sombres. Le dessus est brun avec des liserés roux sur les plumes, ces bordures étant si larges sur les moyennes et petites couvertures qu'elles forment une sorte de panneau. La queue est tachée très discrètement.
Les immatures de 2ème et de 3ème année ont un plumage intermédiaire entre celui des juvéniles et celui des adultes. Ils gardent de leur enfance quelques liserés roux sur les parties supérieures. Ils n'ont pas encore la face et le front aussi blanc-crème que leurs parents. Leurs parties inférieures sont fortement striées.
Chez les adultes, les iris sont jaune-noisette, la cire et les pieds chair blanchâtre. Les juvéniles ont des iris bruns et des pattes couleur crème.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Square-tailed Kite,
  • Milano Colicuadrado,
  • Milhafre-de-rabo-quadrado,
  • Schopfmilan,
  • kontyos kánya,
  • Kortstaartwouw,
  • Nibbio codaquadra,
  • Tvärstjärtad glada,
  • Langvingeglente,
  • koršun svetlohlavý,
  • luňák australský,
  • Glentevåge,
  • leijahaukka,
  • milà cuaquadrat,
  • kanialec czubaty,
  • Чубатый коршун,
  • シラガトビ,
  • 方尾鸢,
  • 方尾鳶,

Voix chant et cris

Ce rapace est très souvent silencieux, même pendant les parades aériennes. Il n'est vraiment bruyant que lorsqu'il ya interférence avec d'autres espèces. Son cri principal de détresse peut être entendu quand ils est harcelé par de petits passereaux ou lorque des prédateurs ou des corbeaux essaient de pénétrer sur son territoire. Dans ce cas-là, il délivre des "yik-yik" rudes, glapissants et répétés. Pendant la période de nidification, en arrivant sur le site, le couple utilise des "yip yip" avant de commencer à collecter les matériaux. La femelle produit un "scarp" grinçant avant qu'elle ne commence à lisser les plumes de son partenaire.

Habitat

Les milans à queue carrée fréquentent les forêts ouvertes pourvues d'arbres dont les feuilles sont épaisses et bien adaptées à la sècheresse. On les trouve typiquement dans les boisements d'eucalyptus et d'angophoras mais ils chassent également au-dessus des broussailles, des landes et des terres cultivées avoisinantes. Plus à l'intérieur des terres, ils visitent volontiers les cours d'eau bordés d'arbres ainsi que les collines et les ravins boisés. Plus rarement, ils occupent les forêts pluviales et les clairières. Assez récemment, ils ont colonisé les abords bien fournis en végétation des zones urbaines. Les milans à queue carrée aiment principalement les feuillages situés à la cime ou à l'étage supérieur des arbres. Ils vivent du niveau de la mer jusqu'à environ 1000 mètres d'altitude.

Comportement traits de caractère

Les milans à queue carrée vivent généralement en solitaire mais il leur arrive de former des petites bandes familiales de 3 ou 4 individus. S'ils sont plus nombreux, cela signifie nécessairement qu'ils sont associés avec des milans siffleurs (Haliastur sphenurus) au sein de leur rassemblement. Au retour de la migration, des petits groupes de 5 oiseaux sont toutefois visibles. Les milans à queue carrée pratiquent couramment les vols circulaires. Les mâles poursuivent les femelles et plongent dans leur direction, ces dernières effectuant alors des rouleaux et des culbutes. Ils effectuent aussi parfois des vols ondulants en forme de montagnes russes. Les milans à queue carrée n'acceptent pas l'intervention d'autres espèces à l'intérieur de leur cérémonial. Si, au cours de la parade, un Faucon noir vient à s'approcher de la femelle, le mâle le chasse sans ménagement puis il remonte en effectuant des spirales à une très grande hauteur dans le ciel où il plane et lance des "ee-ee" très rapides.

Alimentation mode et régime

Les milans à queue carrée consomment une grande variété de petites proies. Les insectes, les œufs et les oisillons, les petits passereaux adultes, les grenouilles arboricoles, les lézards de même que les serpents, les souris et les jeunes lapins font partie intégrante de la diète. Les charognes sont évitées autant que possible. Dans la catégorie des insectes, les sauterelles, les criquets, les coléoptères, les phasmes, les mantes religieuses et les fourmis sont très appréciés.

La plupart des proies sont sont capturées dans les feuillages extérieurs, peu d'entre elles sont attrapées sur le sol. Bien qu'ils cherchent presque toujours leur nourriture dans les airs, leurs méthodes de chasse sont très diverses. Souvent, ils quadrillent les clairières, les cours d'eau et les autres lieux qui constituent leur territoire par un vol lent et systématique. Ils peuvent également pratiquer le vol stationnaire. Ils s'installent parfois sur un perchoir bien en évidence et ils en font la base de leurs excursions. Les rares fois où ils descendent à terre, c'est lors de la prolifération des bandes de sauterelles. Dans ces conditions exceptionnelles, on peut les observer marchant à proximité des mares et des points d'eau. Lorsqu'ils pillent les nids en forme de dôme, les milans à queue carré introduisent leur bec par le trou d'entrée, arrachent et déchirent la structure végétale qui les entoure avec leurs pieds et se laissent pendre en déployant entièrement leurs d'ailes. Les milans à queue carrée s'approchent souvent des lieux incendiés car ils sont sûrs d'y trouver des insectes et des proies faciles.

Reproduction nidification

Les milans à queue carrée se reproduisent principalement de juin à décembre au Queensland et de septembre à janvier dans les états du sud. Le nid est une large structure construite surtout avec des morceaux de bois, il mesure généralement 50 à 85 centimètres de largeur et entre 25 et 60 centimètres de profondeur. L'intérieur de la coupe est garni avec des feuilles vertes. Parfois, ces oiseaux utilisent comme support un ancien nid abandonné de rapace. Dans ce cas, les dimensions du nid sont plus importantes et peuvent atteindre jusqu'à 1 mètre de diamètre et 75 cm de profondeur. Le nid est placé sur la fourche d'une branche dans un eucalyptus, un angophora ou un autre grand arbre, entre 8 et 34 mètres au-dessus du sol. L'arbre qui abrite l'édifice est généralement situé dans une zone à l'intérieur des terres, à moins de 100 mètres d'un cours d'eau.
La ponte contient 2 ou 3 œufs qui sont couvés pendant un laps de temps qui varie de 37 à 42 jours. Les oisillons sont nidicoles et ne quittent le lieu de leur naissance qu'au bout de 59 à 65 jours après l'éclosion. Après l'envol, ils restent dépendants de leurs parents pendant de nombreux mois.

Distribution

Les milans à queue carrée sont endémiques du continent australien. On peut les observer principalement dans les régions proches du littoral et ils sont quasiment absents du centre du pays qui est dépourvu d'arbres. Ces oiseaux sont migrateurs, ils nichent dans les Nouvelles-Galles du Sud, dans l'état de Victoria et dans les parties sud du continent. Pendant l'hiver austral, on les retrouve au Queensland, dans le Territoire du Nord et dans les régions septentrionales de l'Australie Occidentale (plateau de Kimberley).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les nids sont souvent distants de 5 à 20 kilomètres les uns des autres. L'estimation de la superficie d'un territoire à environ 100 kilomètres carrés est donc relativement raisonnable. L'aire de nidification est estimée entre 2 et 3 millions de kilomètres carrés. Il y a divergence sur l'évaluation des effectifs globaux : Christie propose plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux, alors que Birdlife s'en tient à à un maximum de 10 000. Ses exigences en matière de nidification et sa faible densité suggèrent qu'il est peut-être sensible aux variations des ressources alimentaires et à la dégradation de son habitat. Cette perte d'habitat ainsi que la capture illégal de ses œufs sont sans doute compensées par le fait qu'il a colonisé de nouveaux lieux à la péripéhrie des villes où ils peut trouver une abondance de petits passereaux. L'espèce est classée comme ne posant aucun problème majeur.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 11/05/2011 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net