Myzomèle vermillon

Myzomela cruentata - Red Myzomela

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Méliphagidés

  • Genre
    :

    Myzomela

  • Espèce
    :

    cruentata

Descripteur

Meyer, AB, 1874

Biométrie
  • Taille
    : 13 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 7.9 g
Distribution

Distribution

Description identification

Chez le mâle de la race nominale, le plumage paraît presque entièrement rouge brillant et lustré, il a une teinte plus éclatante sur le croupion et les sus-caudales mais il est plus terne sur le dos. Le dessus de la queue est brun sombre avec des infiltrations couleur cramoisi. Les bordures des rectrices sont cramoisies et les ailes brun foncé. Les couvertures alaires ont des liserés et d'épaisses pointes cramoisies, les tertiaires sont nettement infiltrées et le reste des rémiges sont bordées de cette même teinte de rouge. Le dessous de la queue est brun, le dessous des ailes gris-brun mais avec des couvertures plus pâles et mouchetées de blanc.
Certains individus sont mouchetés de brun cramoisi sur le dessus et sur le dessous, sans qu'on sache exactement si ce caractère est dû à une usure du plumage ou s'il s'agit d'une marque d'immaturité.
En ce qui concerne les parties nues, les iris sont brun-roux, le bec noir, la bouche jaune, les pattes varient du gris sombre au brun. Les semelles sont jaunâtres.
La femelle est un peu plus petite que son partenaire, elle est plus brun terne ou plus brun-olive. Ses parties inférieures sont plus claires et plus grises, en particulier au niveau de l'abdomen et de la zone anale. Elles ont un vague lavis rouge au niveau du front, du menton, de la gorge et sur le bas du dos. Les parties nues sont semblables à celles du mâle. Les juvéniles sont identiques aux femelles, excepté que les ailes sont plus courtes et la bouche plus enflée. Les différentes races se distinguent par la plus ou moins grande intensité du rouge chez le mâle. Les différences par rapport à la nominale ne sont pas très marquées.

Indications subspécifiques 6 sous-espèces

  • Myzomela cruentata cruentata (New Guinea and Yapen I.)
  • Myzomela cruentata coccinea (New Britain and Duke of York Is.. Bismarck Arch..)
  • Myzomela cruentata erythrina (New Ireland. Bismarck Arch..)
  • Myzomela cruentata lavongai (New Hanover. Bismarck Arch..)
  • Myzomela cruentata cantans (Tabar I.. Bismarck Arch..)
  • Myzomela cruentata vinacea (Dyaul I.. Bismarck Arch..)

Noms étrangers

  • Red Myzomela,
  • Mielero rojo,
  • Bluthonigfresser,
  • vérvörös mézevő,
  • Rode Dwerghoningeter,
  • Mizomela rossa,
  • Röd myzomela,
  • Rødhonningeter,
  • medárik karmínový,
  • medosavka červená,
  • Rød Honningæder,
  • punamesikko,
  • mel·lífer escarlata,
  • miodówka czerwona,
  • Кровавокрасная мизомела,
  • Myzomela merah,
  • アカミツスイ,
  • 红摄蜜鸟,
  • 紅攝蜜鳥,

Voix chant et cris

Sans être véritablement silencieux, les Myzomèles vermillon ont un expression calme qui fait qu'ils sont difficilement audibles dans leur milieu naturel. Leur cri principal est un "tseeet" haut-perché qui est délivré au rythme d'une note toutes les 5 à 6 secondes.
En Nouvelle-Guinée, on peut entendre un "tzip" ou un "tick" répété à de multiples reprises après des pauses régulières de plusieurs secondes. Les autres cris du répertoire sont des "sit" aigus qui sont émis au cours de poursuites mutuelles.

Habitat

Les Myzomèles vermillon fréquentent les forêts pluviales primaires, les lisières des forêts et les parcelles de grands arbres en cours de régénération. Ils peuvent également être observés dans les zones boisées d'Eucalyptus dans certains parcs nationaux de Nouvelle-Guinée. Dans l'île de la Nouvelle-Hanovre, ils sont communs dans les jardins, les plantations et les forêts secondaires. Ces oiseaux vivent à des altitudes différentes selon les îles. En Nouvelle-Bretagne et en Nouvelle-Irlande, ils tolèrent parfois la présence d'autres congénères.
En Nouvelle-Guinée, leurs habitats préférés se situent principalement dans les paysages de collines entre 750 et 1 600 mètres, ce qui ne les empêche pas de descendre jusqu'à 400 mètres dans les plaines et dans les régions vallonnées situées au pied des montagnes. Dans les monts Fakfak et la région de Telefomin, ces oiseaux semblent apprécier les zones de moyenne montagne entre 1 200 et 1 500 mètres. En Nouvelle-Bretagne, les Myzomèles vermillon doivent supporter dans les plaines la présence agressive de certains concurrents comme les Myzomèles à ventre noir (M. erythromelas), si bien qu'ils se retrouvent repoussés dans les zones montagneuses au-dessus de 1 100 mètres et parfois même jusqu'à 1 720 mètres. En Nouvelle-Bretagne, c'est le phénomène inverse qui intervient, les Myzomèles locaux (M. Pulchella) jouent les envahisseurs en montagne et laissent les espaces proches du niveau de la mer aux Myzomèles vermillon. En Nouvelle-Bretagne, ceux-ci tolèrent les Myzomèles cendrés ou cohabitent partiellement avec eux en raison de leur différence d'écologie.

Comportement traits de caractère

Les Myzomèles vermillon sont des oiseaux calmes et discrets. Ils s'expriment peu vocalement (voir rubrique "chant") et ils s'impliquent peu dans les poursuites aériennes. Dans l'archipel Bismarck, ils vivent généralement en solitaire, ou en petits groupes, prospectant dans les arbres en floraison, à la cime des plus grands de la forêt. Quand ils recherchent leur nourriture, ils tiennent compagnie à d'autres espèces de méliphagidés comme les Myzomèles à ventre noir ou les Myzomèles cendrés.

Alimentationmode et régime

Les Myzomèles vermillon ont un régime mixte qui est composé de nectar et de petits arthropodes, en particulier des insectes. Ces oiseaux inspectent les arbres du type Albizia, les touffes d'épiphytes de la famille des Schefflera. En Nouvelle-Guinée, ils recherchent leur pitance dans les palmiers sago ou dans les cocotiers en fleurs. Les myzomèles prospectent surtout dans la canopée des arbres qui sont au sommet des crêtes. Ils semblent apprécier plus particulièrement les fleurs de couleur rouge dont ils attaquent la base sous tous les angles, adoptant pour cela des postures qui sont parfois acrobatiques (voir illustration de Gould). Ils pratiquent également le vol stationnaire au cours de leurs sorties pour recueillir du nectar. Là où les fleurs sont absentes, ils prospectent rapidement et ils glanent des insectes dans les feuillages. Leur stationnement dans un lieu de nourrissage dure rarement plus de 5 minutes.

Reproduction nidification

Les Myzomèles vermillon nichent du mois de février au mois d'avril. Il n'y a pas d'autres informations

Distribution

Les Myzomèles vermillon sont endémiques de la Nouvelle-Guinée et de l'archipel Bismarck. En dépit de la superficie limitée de leur aire de répartition et de sa nature insulaire, cette espèce est subdivisée en 6 races réparties en 2 groupes dont voici la composition :
M. c. cruentata- Nouvelle-Guinée, y compris Yapen Island, dans la baie de Geelvink.
M. c. coccinea - Nouvelle-Bretagne et île du duc d'York, dans l'archipel Bismarck.
M. c. lavongai - Nouvelle-Hanovre.
M. c. cantans - Tabar Island, au large de la Nouvelle-Irlande.
M. c. erythrina - Nouvelle-Irlande.
M. c. vinacea - Djaul Island, au large de la Nouvelle-Irlande.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les Myzomèles vermillon ont une aire de répartition relativement étendue. D'après Birdlife, elle mesure environ 207 000 kilomètres carrés, ce qui est plutôt remarquable pour un oiseau insulaire. Ces oiseaux ont une répartition assez irrégulière. D'une manière assez générale, ils sont clairsemés ou localement communs, mais il arrive que dans certaines régions, ils soient très répandus et atteignent la densité remarquable de 100 couples par kilomètre carré. L'espèce est classée comme ne posant pas de soucis majeurs. (LC)

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Myzomèle vermillonFiche créée le 12/02/2016 par
publiée le - modifiée le 2016-02-12 20:37:39 © 1996-2019 Oiseaux.net