Petit-duc scieur

Otus insularis - Seychelles Scops Owl

Systématique
  • Ordre
    :

    Strigiformes

  • Famille
    :

    Strigidés

  • Genre
    :

    Otus

  • Espèce
    :

    insularis

Descripteur

Tristram, 1880

Biométrie
  • Taille
    : 20 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : -
Distribution

Distribution

Description identification

Ces hiboux de moyenne taille possèdent un plumage chamoisé brun. Au sommet de la tête, les aigrettes sont pratiquement absentes. Les tarses sont totalement nues et les griffes sont très allongées. Les ailes et la queue ont des barres claires et foncées. Le capuchon est assez densément tacheté et affiche des stries noires. Les parties inférieures sont indistinctement recouvertes de barres blanches qui alternent avec des stries sombres. Les yeux sont jaunâtres. Les vexilles externes des scapulaires forment de remarquables saillies blanches sur les épaules. Le disque facial affiche une couleur brun clair avec des mouchetures plus foncées. Il est entouré par un long bandeau sombre.
Cette espèce est le seul petit-duc des Seychelles. Elle a une parenté assez proche du Petit-duc mystérieux, mais celui vit exclusivement aux Moluques, il a des aigrettes très pointues et des tarses fortement emplumées.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Seychelles Scops Owl,
  • Autillo de Seychelles,
  • Seychelleneule,
  • Seychelle-szigeteki füleskuvik,
  • Seychellendwergooruil,
  • Assiolo delle Seychelles,
  • Seychelldvärguv,
  • Mahéugle,
  • výrik seychelský,
  • výreček ostrovní,
  • Seycheller-dværghornugle,
  • seychellienpöllönen,
  • xot de les Seychelles,
  • syczek seszelski,
  • Сейшельская совка,
  • セーシェルコノハズク,
  • 裸腿角鸮,
  • 塞席爾角鴞,

Voix chant et cris

Son chant est assez similaire au croassement du petit-duc des Moluqes, mais il est moins étiré et moins grinçant avec des intervalles plus courts entre les différentes notes. Cette différence est très visible sur des sonogrammes. La femelle a un chant semblable quoiqu'un peu plus aigu. Il est souvent délivré en duo avec le mâle et ces concerts résonnent comme des bruits de scie sur une branche épaisse, ce qui peut être retranscrit de la façon suivante : "krooakh kaa krooakh kaa". Ces notes rudes alternent souvent avec des "tak tek" naturels et gutturaux.

Habitat

Ces petits-ducs fréquentent les forêts de montagne et les zones boisées proches des cours d'eaux entre 250 et 600 mètres d'altitude. Occasionnellement, ils peuvent être observés à des hauteurs plus modérées. Avant la colonisation des Seychelles par les français au XVIIIème siècle, ces oiseaux devaient vivre dans des aires exclusivement boisées, avec une répartition plus vaste, du niveau de la mer jusqu'aux cimes des chaînes montagneuses. Toutefois, la dégradation de la qualité des forêts et la diminution des sites convenables ont entraîné son retrait vers les villes où l'alternance et la variation des habitats semblent encore de rigueur. Leurs mœurs biologiques sont pratiquement inconnues.

Comportement traits de caractère

Ce petit oiseau a des mœurs nocturnes, si bien qu'on l'entend principalement pendant les périodes d'ombre, lorsqu'il émet ses vocalisations en forme de vibrations de scie. Il est immédiatement attiré par ce type de sonorités et il s'empresse d'y répondre en faisant participer sa compagne. Pendant qu'il enregistre très attentivement ces notes, il se perche et il se dissimule avec précaution dans les mousses des troncs, dans les broussailles et dans les buissons. Les récentes observations montrent qu'ils sont très fidèles aux mêmes sites pendant toute l'année. On peut également les distinguer lorsqu'ils sifflent, signe qu'ils sont dans une période qui précède l'accouplement.

Alimentation mode et régime

Apparemment, les petits-ducs scieurs se nourrissent principalement de geckos. Ils ingurgitent aussi des grenouilles arboricoles et des insectes. Il est probable que les arthropodes fassent aussi partie du régime alimentaire.

Reproduction nidification

La première découverte d'un nid dans le Parc National des Monts des Seychelles a été effectué dans les années 1999, a environ 440 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le nid était placé dans la cavité naturelle d'un tronc d'arbre indigène. La ponte contenait un seul œuf blanc. Pour installer leur nid, les petits-ducs des Seychelles apprécient aussi beaucoup les corniches calcaires des falaises.
Jusqu'à cette date (c'est à dire, il y a près de 15 ans) les renseignements sur la nidification étaient très réduits et la plupart des informations fournies étaient en fait l'objet de spéculations, ou la conclusion de oui-dire. Les nouveaux rapports fournis depuis moins de 15 ans permettent de fournir des renseignements objectifs sur la période de nidification (octobre et avril), sur l'envol des jeunes (mai et novembre). Ils ont permis de fixer la reproduction à tous les mois de l'année avec 2 pointes dans la saison. Les nidifications sur des éboulis de pierre ou dans des tunnels souterrains se sont avérés être des contre-vérités. On est désormais certain que les petits-ducs scieurs nidifient dans les arbres du type Dillenia de 7 à 24 mètres au-dessus du sous-bois. L'œuf unique est blanc et mesure 30 cm sur 15 et est couvé pendant 21 à 28 jours par la femelle seule. Le taux de réussite des nichées est bas. La prédation semble être la cause la plus notoire de l'échec de la nidification. L'action des rats noirs semble la plus dommageable.

Distribution

Comme son pseudonyme anglais l'indique bien, le petit-duc scieur est endémique des îles Seychelles. Il est sédentaire à Mahé. Il y a quelques années encore, il était présent dans les autres îles de l'archipel, mais il est à présent éteint dans celles-ci. Quelques couples supplémentaires doivent subsister dans les île de Praslin et de Félicité.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Jusqu'à une période très récente, les petits-ducs scieurs étaient considérées comme des espèces rares et leurs effectifs faisaient l'objet de multiples spéculations. Ils étaient considérés comme en grand danger virtuel. Après sa découverte dans les années 1850, il n'avait plus fait l'objet de rapports de signalisation et même été déclaré comme éteint en 1958. Un groupe de 20 individus avait été retrouvé vers 1970 et confirmé quelques années plus tard. De nos jours, on ne les trouve plus qu'à Mahé, Praslin et Félicité. Aucun pronostique ni aucune tendance nouvelle ne sont fournis concernant le statut de cette espèce. Elle est probablement stable avec de nombreux niveaux d'alarme à cause de la destruction de l'habitat.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 04/12/2015 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net