Râle tiklin

Gallirallus philippensis - Buff-banded Rail

Systématique
  • Ordre
    :

    Gruiformes

  • Famille
    :

    Rallidés

  • Genre
    :

    Gallirallus

  • Espèce
    :

    philippensis

Descripteur

Linnaeus, 1766

Biométrie
  • Taille
    : 33 cm
  • Envergure
    : 40 à 52 cm.
  • Poids
    : -
Distribution

Distribution

Description identification

Le Râle tiklin ou Râle à bandes tire son nom de ses rayures transversales noires et blanches caractéristiques couvrant le ventre et la poitrine. Une tache pectorale surimposée de couleur noisette plus ou moins marquée selon les sous-espèces complète l'aspect de l'oiseau vu de face ainsi qu'une gorge gris clair. Au niveau de la tête le bec brun assez fort, typique des râles, semble prolongé vers l'arrière de chaque côté par un bandeau roux éclatant enserrant l'œil à l'iris brun-rouge vif et ce jusqu'à la nuque. Au dessus de ce bandeau, un sourcil gris clair marqué le sépare de la calotte brun foncé, couleur que l'on retrouve en arrière sur le dos, les ailes et la queue mais mouchetée de crème. La base du croupion est gris, les pattes aux longs doigts non palmés brun clair.
La femelle est semblable au mâle et aucun dimorphisme sexuel n'a été décrit jusqu'à maintenant ; les poussins sont couverts d'un duvet noir avec le bec et les pattes noirs.

Indications subspécifiques 22 Sous-espèces

  • Gallirallus philippensis andrewsi (Cocos Keeling Is.. Indian O..)
  • Gallirallus philippensis xerophilus (Gunungapi Wetar. Banda Sea.)
  • Gallirallus philippensis wilkinsoni (Flores I.. Lesser Sundas.)
  • Gallirallus philippensis philippensis (Philippines, Sulawesi, Sumba to Timor)
  • Gallirallus philippensis pelewensis (Palau Is.. w Caroline Is..)
  • Gallirallus philippensis anachoretae (Kaniet Is.. Admiralty Is..)
  • Gallirallus philippensis admiralitatis (Admiralty Is.)
  • Gallirallus philippensis praedo (Skokie I.. Admiralty Is..)
  • Gallirallus philippensis lesouefi (New Hanover, New Ireland, Tabar, Tanga. Bismarck Arch..)
  • Gallirallus philippensis meyeri (Witu, New Britain. Bismarck Arch..)
  • Gallirallus philippensis christophori (Solomon Is.)
  • Gallirallus philippensis sethsmithi (Vanuatu, Fiji Is.)
  • Gallirallus philippensis swindellsi (New Caledonia, Loyalty Is.)
  • Gallirallus philippensis goodsoni (Samoa, Niue Is.)
  • Gallirallus philippensis ecaudatus (Tonga)
  • Gallirallus philippensis assimilis (New Zealand)
  • Gallirallus philippensis macquariensis (Macquarie I.)
  • Gallirallus philippensis lacustris (n New Guinea)
  • Gallirallus philippensis reductus (ne, e and c New Guinea, Long I.)
  • Gallirallus philippensis randi (w New Guinea)
  • Gallirallus philippensis tounelieri (Coral Sea Is.. se New Guinea to n New Caledonia.)
  • Gallirallus philippensis mellori (s and w New Guinea, Australia, Norfolk I.)

Noms étrangers

  • Buff-banded Rail,
  • Rascón Filipino,
  • Sanã-de-listras-pardas,
  • Bindenralle,
  • szalagos guvat,
  • Geelbandral,
  • Rallo bandecamoscio,
  • Bandad rall,
  • Båndrikse,
  • chriašteľ krátkochvostý,
  • chřástal páskovaný,
  • Båndet Rikse,
  • itkuluhtakana,
  • rascló de clatell vermell,
  • wodnik białobrewy,
  • Полосатый пастушок,
  • Mandar-padi kalung-kuning,
  • ナンヨウクイナ,
  • 红眼斑秧鸡,
  • 黃領秧雞,

Voix chant et cris

Chez les Râles tiklins, le cri le plus courant est un "kreek" ou un "eeeer" qui est répété à 4 ou 5 reprises avec un espace de 15 à 20 secondes entre chaque note. On l'entend surtout en matinée et en soirée, essentiellement pendant la période de nidification. Ce cri sert sans doute à marquer le territoire. Le cri a tendance à se transformer en chorale si la population nicheuse est dense. Parfois, le cri est émis après la tombée de la nuit et en milieu de journée. Lorsqu'ils se restaurent, le mâle et la femelle instaurent une sorte de dialogue qui effectue un va-et-vient.
On peut aussi entendre une assez longue phrase constituée de notes puissantes et que l'on peut retranscrire de la façon suivante : "coo-aw-ooo-aw -oo-aw-oo-aw" ainsi qu'un grognement bas, agressif et répétitif. Ces deux cris servent probablement dans les rituels de menaces ou comme cris de contact.
Quand il s'enfuit précipitamment, le Râle tiklin produit un grincement rude. Quand il bat en retraite lors d'une rencontre conflictuelle, il émet une sorte de couinement. Quand il est poursuivi, il lance des piaillements et des vagissements désagréables. Par contre, à proximité du nid, cet oiseau lance un "kik-kik-kik" faible et doux. Il maintient le contact par des sifflements mélodieux.

Habitat

Cet oiseau est originaire des zones humides et marécageuses, mais on le rencontre de plus en maints endroits dans les parcs, les jardins, les bords de route et les zones habitées des îles où il s'est installé.
On le trouve aussi sur de nombreux îlots quasi désertiques perdus au sein des lagons du Pacifique.

Comportement traits de caractère

Cet oiseau des marais relativement sauvage est devenu moins farouche au contact de l'homme avec lequel il cohabite désormais fréquemment.
Se comportant comme de la volaille de basse-cour, il se sauve en courant au sol, battant des ailes sans jamais décoller et on se prend à douter de son aptitude au vol, qualité que ses ancêtres ont incontestablement possédée.
Il lui arrive lors des combats territoriaux entre mâles de battre des ailes violemment.
Le vol : Reste toujours à terre, ne se perche jamais et ne se sert de ses ailes que pour fuir. Il est à remarquer que la très large répartition de l'espèce laisse présager une aptitude au vol développée pour franchir de grandes distances au dessus de la mer. De multiples observations, cependant, montrent un oiseau peu enclin à se servir de ses ailes ;
peut-être est-ce là le résultat d'une évolution récente qui a fait perdre à ce râle son aptitude au vol chaque fois qu'il s'installait sur un îlot dépourvu de prédateurs.

Alimentation mode et régime

Le régime alimentaire comprend apparemment des invertébrés (vers, petits mollusques) mais aussi de jeunes pousses de plantes aquatiques. Un comportement de pilleur de nid a été décrit.

Reproduction nidification

Aux îles Keeling ou Cocos, la reproduction a lieu en janvier, mai et juin. Aux Philippines, elle se déroule en mai et en novembre. Aux îles de la Sonde, les nids sont nombreux en avril et août mais l'activité se maintient pendant tous les mois de l'année à Flores et aux Moluques. En Nouvelle-Guinée, juillet-août et leurs averses de pluies sont propices à la nidification. En Australie, les œufs sont visibles d'août à mars excepté sous les tropiques (Queensland) où ils sont déposés à tous les mois. Une multitude d'autres dates sont proposées pour les petites îles de la Mélanésie (Samoa, Fidji et Vanuatu).
Les Râles tiklin sont monogames et territoriaux. Le nid est une coupe composée d'herbes sèches et de tiges entremêlées avec des racines. Parfois, c'est une petite plate-forme bâtie, avec des joncs et des herbes, avec une petite dépression sommitale surmontée d'une sorte de toit fragile. L'édifice a un diamètre qui varie de 10 à 23 cm et une profondeur qui avoisine 17 cm. Il est placé au-dessus du sol ou au-dessus de l'eau, dans un champ de longues herbes ou dans une culture d'avoine ou de luzerne. Il est souvent protégé derrière un buisson, dans un trou, dans un arbuste ou sur une étendue de sable.
La ponte comprend 4 à 8 œufs, les dépôts les plus importants (plus de 10 œufs) suggèrent que 2 femelles s'unissent parfois pour remplir la coupe. Les 2 parents se relaient pendant 18 à 19 jours pour couver. En cas de perturbation, les parents transportent les œufs dans un nid construit rapidement dans le voisinage. Les poussins sont recouverts d'un duvet noir. Ils sont nidifuges, peu de temps après l'éclosion, ils sont capables de quitter le nid. Ils sont expulsés par les parents dès qu'ils atteignent l'âge de 5 à 9 semaines. Les Râles tiklins nichent 3 fois par saison. Aux Samoa Occidentales, il y a même 5 nichées pour un seule saison.

Distribution

Ce râle est très répandu et son aire de répartition recouvre le sud-est asiatique, l'océan Indien jusqu'à l'île Maurice, l'Australie et de nombreuses îles océaniennes jusqu'au Pacifique Central ; ceci implique la description de nombreuses sous-espèces (plus de 25) qui ne semblent entraîner que des variations morphologiques très limitées.
Citons pour mémoire G. p. assimilis en Nouvelle-Zélande, G. p. swindellsi en Nouvelle-Calédonie.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Cet oiseau n'est globalement pas menacé même si il peut risquer l'extinction très localement sur certains îlots à cause de rats introduits, contre lesquels il ne peut pas protéger ses nichées. Un néo-zélandais a remarqué que celles-ci avaient plus de chances de survie dans l'entourage immédiat des habitations humaines où sévit le chat domestique. Bien qu'il soit difficile de l'affirmer, compte tenu de la variété des sociétés humaines qu'il côtoie dans son immense aire de répartition, ce râle n'apparaît pas comme un gibier de choix et ne semble pas subir un préjudice dû à une chasse excessive. Par contre, dans de nombreuses îles plus ou moins urbanisées, il paye un lourd tribut à la circulation automobile.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 28/01/2009 par Denis Pugeaut © 1996-2017 Oiseaux.net