Troglodyte à nuque rousse

Campylorhynchus rufinucha - Rufous-naped Wren

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Troglodytidés

  • Genre
    :

    Campylorhynchus

  • Espèce
    :

    rufinucha

Descripteur

Lesson, R, 1838

Biométrie
  • Taille
    : 19 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 36 g
Distribution

Distribution

Description de la famille

A une exception près, celle de notre Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes, les Troglodytidés sont endémiques du continent américain. Ce sont des passereaux insectivores de petite taille. Leur plumage, dans des tons de gris et de brun, est discret. Ils possèdent un bec long et fin, et souve... lire la suite

Description identification

Bien que son aire soit commune avec celle de nombreux congénères, on ne peut le confondre avec aucune autre espèce. Dans le sud du Mexique et au Guatémala, il partage son aire avec le Troglodyte géant, mais il en diffère par sa plus petite taille, ses rémiges et ses couvertures alaires fortement barrées. Dans le Chiapas et au Costa Rica, il croise souvent la trajectoire du Troglodyte rufalbin, mais celui-ci est plus petit, présente un trait malaire bien visible et des couvertures auriculaires blanches.
Chez le troglodyte à nuque rousse, l'adulte affiche un capuchon noirâtre qui contraste avec les scapulaires châtain-brun marqués fortement de noir et striés longitudinalement de blanc. Le dos est brun moyen, moins châtain que le manteau. Les couvertures alaires sont abondamment barrés de noir grisâtre et de chamois rougeâtre. Les primaires noires sont tachées de chamois clair sur les filets extérieurs, ce qui met en valeur cinq ou six barres bien visibles lorsque l'aile est fermée. Les couvertures sus-caudales brunes sont barrées de noir. Les rectrices latérales sombres présentent des extrémités blanches sur les trois qui sont situées le plus à l'extérieur. Les rectrices centrales sont gris-brun, avec 5 ou 6 vagues barres plus sombres, mais sans pointe blanche.
Le large sourcil blanchâtre se développe de la base du bec jusqu'en arrière des couvertures auriculaires. Les lores et le trait oculaire sont noirs. Les couvertures auriculaires sont gris-blanc. Le trait malaire, pas très évident, est noirâtre. Le menton et la gorge affichent une teinte blanchâtre. La poitrine blanc chamoisé est recouverte de petits points ronds noir brunâtre. Le ventre chamois clair est vaguement barré de noir au niveau des flancs. L'iris est brun rougeâtre. Le bec est noir, avec du bleu-ardoise clair ou du bleu-corne à la base de la mandibule inférieure. Les pieds sont bleu-ardoise clair.
Les juvéniles sont semblables aux adultes, mais l'arrière du capuchon possède des terminaisons roussâtres. Le sourcil est plus chamoisé, les marques sur les épaules et les primaires ressortent moins nettement. Le dos est roux plus terne.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Rufous-naped Wren,
  • Cucarachero Nuquirrufo,
  • Rotnacken-Zaunkönig,
  • pompás ökörszem,
  • Roodnekwinterkoning,
  • Scricciolo nucarossiccia,
  • Rostnackad gärdsmyg,
  • Rustnakkesmett,
  • oriešok hrdzavotylový,
  • střízlík rezavošíjný,
  • Brunnakket Kaktussmutte,
  • kauluspeukaloinen,
  • cargolet de clatell rogenc,
  • strzyż rdzawokarkowy,
  • Рыжешейный кактусовый крапивник,
  • アカエリサボテンミソサザイ,
  • 棕颈曲嘴鹪鹩,
  • 棕頸曲嘴鷦鷯,

Voix chant et cris

Les troglodytes à nuque rousse chantent en duo, chaque partenaire réalisant une performance aussi remarquable. Le chant, plus mélodieux que celui de la plupart des autres troglodytes du genre campylorhynchus, est une série de phrases joyeuses, composées généralement de trois à huit notes qui alternent avec des sons plus rauques et des caquetages répétés presque continuellement. Les cris de contact sont bref et rauques : 'kr-r-r, kr-r-r'.

Habitat

Son habitat est restreint aux zones arides et semi-arides : broussailles sèches particulièrement si les cactus sont présents, forêts nouvellement régénérés et avec des essences adaptées à la sècheresse, zones considérablement modifiées par les activités humaines telles que les abords des fermes, les pâtures abandonnées où les buissons et les cactus restent en nombre suffisant. On le trouve plus rarement à la lisière inférieure des forêts de 'nuages' et dans les mangroves. Son élévation s'échelonne du niveau de la mer jusqu'à 1400 m au Salvador, jusqu'à 800 m au Costa Rica, et 1200 m au Mexique.
Le troglodyte à nuque rousse est endémique d'Amérique Centrale où on le trouve presque exclusivement dans les zones côtières. Son aire se poursuit sans discontinuer de l'état de Colema, au Mexique, jusqu'au nord-ouest du Costa Rica en passant par le Guatémala, le Salvador, le Honduras et le Nicaragua. Des populations isolées vivent dans l'état de Vera Cruz au Mexique, et dans la vallée de Sula au Honduras.

Comportement traits de caractère

Bruyants, démonstratifs et s'exposant à la vue de tous, les troglodytes à nuque rousse ne craignent pas du tout les humains, recherchant parfois leur nourriture dans les batiments et les vérandas. Ils vivent généralement en couples ou en petits groupes tumultueux de 5 à 6 individus qui se déplacent dans les broussailles en gardant le contact par des petits cris rauques et brefs. Ils se nourrissent au sol ou dans l'étage inférieur de la végétation mais ils s'installent sur des perchoirs hauts et exposés pour chanter. Le vol est habituellement direct et bas. Contrairement à de nombreux troglodytes, ils ne dressent pas la queue au-dessus du dos.

Alimentation mode et régime

Les troglodytes à nuque rousse se nourrissent principalement d'invertébrés, en particulier les petits insectes, les larves et les araignées. Dans la mesure où leur front et leur face sont souvent teintés de jus pourpre, on pense qu'ils ingurgitent également des matières végétales, parmi lesquelles on peut compter les baies.

Reproduction nidification

Les nids, construits par les 2 adultes, sont des structures massives et bien visibles en forme de globe. Ils mesurent 20 à 25 cm de longueur, et sont bâtis avec des herbes, de la paille et des plantes fibreuses. Un tunnel latéral orienté vers le haut livre accès à une vaste chambre garnie de plumes et de duvet végétal. Chez les oiseaux de la race Humilis, qui vivent dans le nord de l'aire de distribution, les nids sont plus modestes, plus ouverts et possèdent un dôme plus élevé. Ils sont généralement placés dans des cactus, des buissons épineux, à des hauteurs qui varient entre 1,5 et 10 mètres au-dessus du sol. Néanmoins, ils peuvent également se situer dans des sites artificiels tels que des cavités sous des avant-toits, des canons de drainages, et même occasionnellement dans d'anciens nids d'orioles maculés (icterus pectoralis) qui sont alors restaurés pour l'occasion. Au Costa Rica et sans doute dans d'autres régions, le nid est délibérément placé près d'un nid de guêpes ou dans un acacia où habitent des colonies de fourmis agressives. Grâce à ce stratagème, le troglodyte obtient une protection efficace contre les prédateurs de nids comme les capucins moines (cebus capucinus). Les nids qui bénéficient de cette protection , obtiennent des succès bien plus probants que ceux qui ne sont pas protégés, la défense virulente du site par les fourmis dissuadant les autres espèces d'oiseaux de venir s'y installer et de s'en prendre aux oeufs.
Les oeufs sont blancs ou chamois blanchâtre, avec des marques qui varient de simples petites mouchetures jusqu'à d'importantes taches brunes, noires ou lilas. Au Salvador, la ponte comprend à 6 oeufs, plus communément 4 à 5. Au Costa Rica, elle n'en contient que 4. Il n'y a probablement qu'une nichée par saison. Les oisillons sont nourris par les deux parents et éventuellement par des oiseaux non-nicheurs qui les assistent. Les groupes familiaux peuvent rester ensemble jusqu'à la saison suivante et les parents continuent alors de nourrir les jeunes . Au Salvador, les oeufs sont déposés entre mars et juillet, la pointe de l'activité se déroulant d'avril à juin.
Des nids sont bâtis tout au long de l'année. Un nid sur huit environ sert à la ponte. Les autres sont occupés par des groupes de troglodytes, probablement des familles, qui les utilisent comme dortoirs collectifs.

Distribution

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 19/12/2006 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net