Trogon damoiseau

Priotelus roseigaster - Hispaniolan Trogon

Systématique
  • Ordre
    :

    Trogoniformes

  • Famille
    :

    Trogonidés

  • Genre
    :

    Priotelus

  • Espèce
    :

    roseigaster

Descripteur

Vieillot, 1817

Biométrie
  • Taille
    : 30 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 74 g
Distribution

Distribution

Description identification

Priotelus roseigaster, étymologiquement parlant (et sous toutes réserves !) pour les latinistes avertis, pourrait se traduire par "la flèche remarquable au ventre rouge", la taxonomie étant une science controversée et changeante on l'appelle aussi Temnotrogon roseigaster, restons sur le nom français qui est plus poétique : trogon damoiseau. Un trogon de 30 cm dont le dimorphisme est moins marqué que les espèces du continent américain. Le mâle a un fort bec jaune légèrement recourbé entouré de vibrisses noires, le front est noir et cette couleur noire va venir entourer l'œil à l'iris orangé. La calotte et la nuque sont teintées d'une nuance vert pâle qui montre des reflets bronze suivant la lumière. Le manteau et les scapulaires sont vert-émeraude avec des reflets bleus, les couvertures et les rémiges tertiaires sont nettement rayées d'ondulations horizontales noires et blanches, les rémiges primaires et secondaires présentent des "spots" blancs et noirs différents des marquages des couvertures, la main est noire et contraste avec l'alternance de noir et blanc des couvertures et des rémiges. Au bout du croupion vert la rectrice centrale supérieure est vert-bronze, encadrée par les rectrices extérieures bleu foncé et la terminaison également bleue. La gorge gris foncé s'éclaircit sur la poitrine, le ventre et le bas-ventre sont rouge vif, un très léger trait blanc apparaît entre la poitrine et le ventre sur certains individus, sans que cela soit systématique. Les rectrices inférieures sont peintes de trois marques blanches et noires qui démarrent par du noir à la base du bas-ventre. Les traces blanches sont larges et ont à leurs extrémités un point noir qui est unique à l'espèce. La femelle, comparativement à d'autres espèces de trogons est moins différente, sa calotte est plutôt gris clair, les couvertures n'ont pas de rayures et sont gris-vert, parfois grises chez certaines femelles, les tertiaires ont une teinte vert-ocre et les rémiges primaires sont gris foncé avec des émarginations nettement soulignées d'un trait blanc. Les tarses toujours peu visibles comme chez beaucoup de trogons, sont brun-gris. Les juvéniles ressemblent à leurs mères.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Hispaniolan Trogon,
  • Trogón de la Española,
  • Rosentrogon,
  • rózsáshasú trogon,
  • Hispaniola-trogon,
  • Trogone di Hispaniola,
  • Haititrogon,
  • Hispaniolatrogon,
  • tokororo žltozobý,
  • trogon hispaniolský,
  • Hispaniolatrogon,
  • haitintrogoni,
  • trogon de la Hispaniola,
  • pilik żółtodzioby,
  • Розовобрюхий трогон,
  • ヒスパニオラキヌバネドリ,
  • 伊岛咬鹃,
  • 希斯潘諾拉咬鵑,

Voix chant et cris

Trogon damoiseau
♂ adulte

Un trille qui roule assez aigu : "kuh-kwao-kuh-kwao" ou "kuh-craow-kuh-craow" répété toutes les 5 à 10 secondes. Le chant est souvent difficile à localiser car l'oiseau semble ventriloque, le trille se "réverbère" et déroute l'observateur.

Habitat

Le trogon damoiseau préfère les forêts à flanc de montagne, notamment les pinèdes, mais on le trouve également dans les forêts d'arbres à feuilles caduques ou près des mangroves.

Comportement traits de caractère

Etant résident exclusif de l'île, il descend en forêt de basse altitude ou près des mangroves lorsque la période de reproduction est finie, c'est-à-dire d'août à février.

Alimentation mode et régime

Notre trogon est plus insectivore que nombre de ses cousins, les insectes sont capturés au sol mais aussi en vol, il varie son menu avec des lézards et quelques fruits divers.

Reproduction nidification

Il existe très peu d'observations sur la reproduction du trogon damoiseau. La période de reproduction s'échelonne de mars à juillet. Alexander Wetmore (1886-1978), ornithologue américain observa en 1931, au sud d'Haïti, six trogons damoiseau dans un rituel, qu'il supposa nuptial. Les oiseaux perchés étiraient leurs cous et montraient leurs queues verticales, puis baissaient celles-ci à angle droit, pour les remonter très rapidement à leur position initiale. A la suite de cette démonstration, les mâles battaient bruyamment des ailes, en émettant des cris aigus. De semblables observations ont été faites avec des trogons du genre Apaloderma en Afrique. Les nids sont creusés dans des vieux arbres, à une hauteur d'environ 5 m, le trogon damoiseau utilisant souvent des nids de pics d'Hispaniola, Melanerpes striatus. La couvée est de deux œufs, on n'a malheureusement peu d'informations sur la période de couvaison et sur l'élevage des oisillons.

Distribution

Son nom anglo-saxon est explicite : Hispaniolan trogon, l'île d'Hispaniola n'étant que le nom historique de l'île partagée entre Haïti et Saint-Domingue. Le trogon damoiseau est exclusivement sédentaire de cette île. On le trouve un peu plus facilement dans la cordillère centrale de la République Dominicaine : Sierra de Neiba et de Baoruco ainsi que dans la cordillère septentrionale. En Haïti, son aire est très dispersée, il s'observe encore dans le massif de la Hotte.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Near Threatened : quasi menacé. La situation du trogon damoiseau est probablement très critique en Haïti où la déforestation est très importante, le bois servant à faire du charbon de bois pour cuisiner et se chauffer. On sait qu'il est parfois chassé... pour sa chair, mais que peut-on reprocher à une population qui est démunie de tout ? La situation est un peu moins critique en République Dominicaine mais l'équilibre reste fragile. La tâche est immense pour sauver ce damoiseau...

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Trogon damoiseauFiche créée le 19/06/2013 par Anne et Gabriel Leboff © 1996-2018 Oiseaux.net