Mes frères à plumes

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L’oiseau m’a touché au cœur, voici bien plus d’un demi- siècle. J’avais tout juste quatre ans quand mon père m’a pris par la main pour me conduire au marais. Cette promenade m’a définitivement émerveillé. Ce fut la plage, ensuite, où nos pas nous conduirent  pour admirer la « passée de mai », ce littoral tranquille alors. Barges rousses, bécasseaux maubèche… J’habitais une France encore rurale, forte de ses bocages, de sa nature, et il était facile de croiser le chemin du roitelet, de la bécassine, ou bien, encore de voir les canards siffleurs survoler la maison familiale à bien basse altitude. Un chant, des couleurs, des mouvements. Au jardin venaient le pic épeiche, le troglodyte mignon. Le rêve… A la froide saison, de grands vols de vanneaux occupaient les nuages. Bonheur, espoir et rêve. Qu’attendre encore ? Quelques années plus tard, Paul Géroudet est entré dans ma vie. A l’âge auquel on lit plutôt des histoires de cowboys, je dévorais ses ouvrages. Ils m’ont fait lever tôt le matin pour, son livre en main, aller admirer le canard souchet, la sarcelle d’été ou bien le faucon crécerelle. Je ne réalisais pas encore à quel point il fallait admirer celui qui est devenu, incontestablement notre Maître. Plus tard, j’ai connu, par chance, des ornithologues tels que Pierre Petit ou Michel Brosselin,  à des titres divers. Leur exemple m’a poussé à tenter ma chance auprès de l’oiseau, en espérant très fort témoigner de leur beauté. C’était trop tôt pour moi. Mon Nikon F1 couplé à un Novoflex aurait  pu répondre. J’ai vu beaucoup d’oiseaux. Souvent à l’œil nu. Trop tôt car je ne savais pas faire et je manquais de temps. C’était pour moi l’époque à laquelle il faut construire sa vie ; travailler, et se contenter de très maigres loisirs. Vivant en ville, j’étais loin de l’oiseau. Jamais, je ne l’ai oublié pourtant ; sur un petit espace urbain je guettais le chant du rouge gorge ou la visite du merle noir. Enfin, le temps a passé, faisant son œuvre. Le numérique est venu nous aider. Patience encore ; puis un jour le chemin s’est inversé. Ce furent les retrouvailles ; pour certains d’entre eux, une découverte. Des jours heureux. Maintenant, et chaque jour un peu plus, ma vie est rythmée sur celle de l’oiseau. L’aimer,  l’admirer, l’aider, le défendre. Passer autant de temps que possible à ses côtés, l’entendre. Voici le sens profond de ces quelques images que vous pourrez voir sur ma galerie. Elle n’est faite que pour témoigner et susciter l’amour de cet être magnifique.

 

 

 

 

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