Chevalier culblanc Chevalier cul-blanc

Tringa ochropus - Green Sandpiper

Systématique
  • Ordre
    :

    Charadriiformes

  • Famille
    :

    Scolopacidés

  • Genre
    :

    Tringa

  • Espèce
    :

    ochropus

Descripteur

Linnaeus, 1758

Biométrie
  • Taille
    : 24 cm
  • Envergure
    : 57 à 61 cm.
  • Poids
    : 70 à 90 g
Longévité

10 ans

Distribution

Distribution

Description de la famille

Les Scolopacidés constituent, avec les Charadriidés, un groupe d'oiseaux appelés limicoles, c'est à dire littéralement "oiseaux de rivages". Les Scolopacidés sont majoritairement des oiseaux migrateurs de l'hémisphère nord, mais seul le continent antarctique en est dépourvu. Ce sont des ois... lire la suite

Description identification

Chevalier culblanc
adulte plum. nuptial
Chevalier culblanc
adulte plum. transition

La question qui se pose souvent à l'ornithologue au moment des passages : est-ce un culblanc ou un sylvain ? En effet, à distance et sans la voix, ce peut être un problème et il faut le traiter de façon comparative.
Le Chevalier culblanc est un peu plus grand, plus massif et un peu moins haut sur pattes que le sylvain. Il a aussi un plumage plus contrasté, plus sombre dessus, plus blanc dessous. Cela se voit particulièrement bien au vol. En vue de dessus, le croupion blanc du culblanc, qui lui a donné son nom, les sus-caudales et la base des rectrices blanches contrastent fortement avec le dos sombre et l'extrémité de la queue plus barrée de brun noir. En vue de dessous, la face inférieure des ailes très sombre contraste avec le corps blanc (contraste moindre dessus et absence de contraste dessous chez le sylvain). Sur les sept espèces de chevaliers visibles dans la zone européenne, c'est le seul dont le dessous des ailes soit sombre.
Au passage printanier, les oiseaux sont en plumage nuptial. Le culblanc est d'un brun sombre, noirâtre, dessus, avec un fin pointillé clair (sylvain d'un brun plus clair et plus tacheté de blanc/beige). Il a le dessous bien blanc, flancs compris, ces derniers avec quelques marques noirâtres sur le bord antérieur (flancs crème roussâtre, marqués de nombreuses virgules brunes chez le sylvain). La tête, le cou et le haut de la poitrine sont striés de brun sombre avec un effet "plastron" (plus clair chez le sylvain sans effet plastron). L'œil est cerclé de blanc de façon très visible et une ébauche de sourcil blanc surligne le lore noir (sourcil blanchâtre, complet et bien visible, créant un effet "calotte" sombre chez le sylvain). Enfin, les pattes sont verdâtres (jaune-vert chez le sylvain). Au passage automnal, ces critères restent valables. Les parties supérieures sont simplement plus uniformes.
Le poussin est couvert d'un duvet gris-brun et rayé de noir dessus, blanc dessous. De chaque côté de la tête, une raie noire part du bec et traverse l'œil. Le juvénile ressemble à l'adulte nuptial, mais les parties supérieures sont tachetées de beige plutôt que de blanchâtre et les flancs sont tout blancs, sans marques à l'avant.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Green Sandpiper,
  • Andarríos grande,
  • maçarico-bique-bique,
  • Waldwasserläufer,
  • erdei cankó,
  • Witgat,
  • Piro piro culbianco,
  • skogssnäppa,
  • Skogsnipe,
  • kalužiak perlavý,
  • vodouš kropenatý,
  • Svaleklire,
  • metsäviklo,
  • Witgatruiter,
  • xivita comuna,
  • Trjástelkur,
  • samotnik,
  • meža tilbīte,
  • pikasti martinec,
  • Черныш,
  • Trinil hijau,
  • クサシギ,
  • 白腰草鹬,
  • นกชายเลนเขียว,
  • 白腰草鷸,

Voix chant et cris

Chevalier culblanc
adulte plum. transition

Le cri habituel est un "tui tuit tuit" typique qui signe l'espèce. Le chant, émis en vol nuptial, a la même tonalité que le cri et peut s'écrire "tjudi pieu ibi pieu ibi pieu ibi...". Il n'est pas émis en migration. Le cri d'alarme sur site de reproduction est un "pik" percutant répété tant que dure le danger.

Habitat

Pendant la saison de nidification, le Chevalier culblanc occupe les marais et les tourbières boisés de la taïga, les forêts inondables, les aulnaies et autres facies forestiers hygrophiles, ainsi que les forêts humides de montagne.

Il a une préférence pour la pinède.
Au passage et en hivernage, il recherche le bord de l'eau, même les points d'eau de petite taille comme les fossés de drainage en zone marécageuse, et même sous un couvert de ligneux ; en cela il se distingue des autres limicoles et les côtoie peu. On le trouve aussi sur les berges et les îles des rivières, les plans d'eau artificiels comme les stations d'épuration et autres bassins de lagunage. Le long du littoral, on l'observe dans les ports, les criques et autres endroits abrités, à marée basse.

Comportement traits de caractère

Chevalier culblanc
adulte

Le Chevalier culblanc est une espèce farouche qui s'envole en criant à la moindre alerte. C'est un migrateur post-nuptial hâtif.

Les femelles sont les premières à entamer la migration dès le début du mois de juin au sud, avant même que leurs jeunes soient volants, probablement pour un impératif physiologique. Elles sont suivies par les mâles puis par les juvéniles qui sont les derniers à partir en juillet-août. Le mouvement de retour a lieu graduellement de mars à mai.
Le Chevalier culblanc se rencontre généralement seul ou en tout petits groupes, plus nombreux dans les lieux de halte favorables. Il se mêle peu aux autres limicoles sauf au Chevalier guignette.
L'originalité majeure du culblanc en période de reproduction, c'est comme on le verra plus loin, la nidification arboricole. La femelle pond dans un vieux nid d'une autre espèce dans un arbre. Ce peut être par exemple un vieux nid d'écureuil un peu déprimé situé en bout de branche à 20 m de haut dans un arbre, cas extrême il est vrai. Imaginons ce qui se passe à l'éclosion. Les poussins sont nidifuges et quittent le nid au plus tard le lendemain de l'éclosion, une fois le duvet bien sec et les pattes affermies. Quand aux ailes, elles ne serviront pas à grand chose pour la descente qui s'apparentera plutôt à une chute. On voit d'ici le tableau. Mieux vaut pour eux ne pas avoir le vertige.

Vol

Le vol de croisière est un vol rapide et direct comme celui de très nombreux limicoles. On l'identifie généralement à la voix, mais aussi à sa taille, au contraste noir/blanc de son plumage et à la largeur importante de ses ailes.

Alimentationmode et régime

L'alimentation du Chevalier culblanc est presque exclusivement composée d'invertébrés. En saison inter-nuptiale, il se distingue des autres limicoles, excepté le Chevalier guignette, qui eux préfèrent les vasières dégagées, en se nourrissant à l'abri ou à proximité de la végétation.

Chevalier culblanc
adulte plum. internuptial
Par exemple, on va le trouver au bord des canaux, des drains, des rigoles, sur les berges caillouteuses ou vaseuses des cours d'eau et des plans d'eau, entre les racines nues des ligneux de bordure, etc.. Il recherche les vers oligochètes, les petits mollusques, les crustacés, les larves aquatiques d'insectes,... de temps en temps Au printemps, sur son site de nidification, il tire ses ressources de son environnement forestier humide. Son régime est alors principalement insectivore et constitué d'insectes et d'araignées. Alevins et larves d'amphibiens le complètent.

Reproduction nidification

Chevalier culblanc
adulte plum. internuptial

Le Chevalier culblanc est monogame et ne fait qu'une nichée par an bien que la nidification puisse commencer assez tôt.

Chevalier culblanc
adulte plum. nuptial
En effet au sud de l'aire, les adultes sont sur site dès avril. La ponte peut intervenir suivant la latitude de mi-avril à fin juin.
L'espèce nidifie dans les terrains marécageux arborés car la nidification est arboricole, cas unique parmi nos limicoles. A vrai dire, l'oiseau ne construit pas son nid, la femelle dépose ses œufs dans un ancien nid d'une autre espèce, pigeon, turdidé, écureuil..., et ce jusqu'à grande hauteur. Elle peut aussi à l'occasion pondre directement sur une branche dans une dépression ou encore au sol entre des racines quand il n'y a pas le choix.
La ponte est constituée de 4 œufs olive tachés de brun-roux dont l'incubation, qui dure 20 à 23 jours, est assurée principalement par la femelle. La disposition des 4 œufs coniques, dont le bout pointu est tourné vers le centre du nid, est typique des limicoles (voir l'illustration de Gould). C'est un avantage certain pour une nidification hors nid.
Les poussins sont couverts d'un duvet gris brun. Ce doit être assez sportif pour eux de se retrouver au sol à l'issue d'une chute probablement brutale. Ils voleront à l'âge de 4 semaines. La femelle peut quitter les lieux avant même que ses jeunes ne soient volants.

Distribution

Chevalier culblanc
adulte plum. nuptial

Le Chevalier culblanc se reproduit sur presque toute la longueur du continent eur-asiatique, de la Mer du Nord et de la Scandinavie à la Mer d'Okhotsk russe, aux latitudes tempérée supérieure et boréale. Il ne niche ni en Islande, ni dans les Îles britanniques.
L'aire d'hivernage est complètement disjointe. L'espèce passe l'hiver en Europe de l'Ouest tempérée, autour de la Méditerranée, en Afrique sub-saharienne et le long du Nil, en Asie mineure, autour de la péninsule arabique, sur le continent indien, en Asie du Sud-Est jusqu'aux Philippines et au nord de Bornéo, enfin au sud de la Chine et du Japon.

Menaces - protection

Chevalier culblanc
juvénile
Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

L'espèce est commune et répandue et en conséquence n'est pas classée menacée par BirdLife International.

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Chevalier culblancFiche créée le 26/12/2020 par
publiée le - modifiée le 29-12-2020
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