Paradoxornis du Yangtsé

Paradoxornis heudei - Reed Parrotbill

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Paradoxornithidés

  • Genre
    :

    Paradoxornis

  • Espèce
    :

    heudei

Descripteur

David, A, 1872

Biométrie
  • Taille
    : 20 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 18 à 48 g
Distribution

Distribution

Identification

C'est le seul paradoxornis qui ait des variations saisonnières de plumage. Chez l'adulte de la race nominale en plumage hivernal (frais), le front et le centre du capuchon sont gris cendré avec de larges stries rose-crème. Il y a une large rayure latérale brune qui passe au-dessus de l'œil et se poursuit jusqu'aux côtés de la nuque. L'ensemble de la tête, du sourcil jusqu'au menton a des couleurs claires ou blanchâtres, excepté les couvertures auriculaires qui sont gris pâle. Les couleurs des côtés du cou se fondent progressivement dans celle du manteau. Le haut des scapulaires et le manteau varient du gris au brun-gris avec de larges stries rose pâle, ces dernières s'assombrissant et devenant noires sur le bas du manteau. Le dos et le croupion sont chamois foncé. Les couvertures alaires sont châtain mais les filets intérieurs ont des centres gris foncé. Les plumes de l'alula sont tachées de blanc de même que certaines des tertiaires. Les secondaires sont bigarrées de noir, de châtain et de chamois. Les primaires varient du gris sombre au noirâtre. Les rectrices affichent de remarquables motifs noirs et blancs.
En ce qui concerne les parties inférieures, le gorge et le haut de la poitrine ont une nuance rosâtre. Les côtés du corps ont une teinte châtain-roux ou châtain foncé contrastant avec le ventre, la zone anale et le bas des flancs qui sont chamoisés. Le centre de la poitrine est parcouru par une bande blanchâtre qui descend. Les iris sont roux ou brun rougeâtre, le bec est jaune devenant verdâtre à proximité des bords tranchants. Les pattes sont jaunes ou couleur chair.
En plumage nuptial (usé), les paradoxornis du Yangtsé ont un capuchon, un haut du manteau des côtés du cou plus gris-cendre uni. La rayure latérale du capuchon est noire, le manteau et le dos sont châtain foncé. Les couvertures auriculaires sont plus claires, le bas des côtés de la poitrine est châtain comme les scapulaires. Le bas des flancs est plus châtain qu'en plumage hivernal. Les liserés des secondaires paraissent plus visibles, créant une sorte de barre alaire blanche.
Les sexes sont identiques, les juvéniles sont décrits comme plus ternes que les adultes. La race polivanovi est légèrement plus petite que la nominale notamment au niveau de l'envergure. Le capuchon est plus bleuâtre, le manteau est plus pâle et moins strié. Le dos, le croupion et le ventre forment un ensemble chamois plus pâle. Les sous-caudales sont plus blanches.

Indications subspécifiques 2 sous-espèces

  • Paradoxornis heudei heudei (e China)
  • Paradoxornis heudei polivanovi (e Mongolia to Manchuria. ne China. and se Russia)

Noms étrangers

  • Reed Parrotbill,
  • Picoloro del Yangtsé,
  • bico-adunco-grisalho,
  • Jangtsepapageimeise,
  • nádi papagájcinege,
  • Heudes Diksnavelmees,
  • Psittorinco di palude,
  • vasspapegojnäbb,
  • Rørbuttnebb,
  • sutora trstinová,
  • sýkořice rákosní,
  • Grovnæbbet Papegøjenæb,
  • ruokokekonokka,
  • paradoxorni del Iang-Tsé,
  • ogoniatka trzcinowa,
  • niedru apaļknābītis,
  • Тростниковая сутора,
  • カオジロダルマエナガ,
  • 震旦鸦雀,
  • 震旦鴉雀,

Voix chant et cris

Le chant est une très longue série de "chut", de "hiu" ou de "tiu" qui sont délivrés à une fréquence et une cadence variable avec des espaces plus ou moins grands : "chut-chut-chut-chut-chut ut'ut'tu'ut'". Il y a parfois une variante "chup chip chup chik-ik'ik'ik'ik'ik" dont la qualité est assez semblable à celle des allotries du genre Pteruthius. Certains autres chants "chip chipchip chip-ip'ip'ipip" rappellent beaucoup les engoulevents indiens (Caprimulgus asiaticus). Les cris et les chants secondaires sont des notes plaisantes, basses et claires "u uui-uui-uui-uui", ils sont répétés toutes les 3 à 20 secondes. On peut aussi entendre des "iw-iiw-iiw-iiw", nerveux tremblants et légèrement plus espacés. Le répertoire peut être complété par des "hiwu'iwu'iwu'iwu'iwu" qui imitent le cri des Sittelle des Naga. Des "jhjo-jhjo" simples ou des "jhew-jhew" en sourdine sont également parfois audibles.

Habitat

Les paradoxornis du Yangtsé habitent les roselières des régions basses, on les trouve jusqu'à des hauteurs de 800 mètres en Mongolie. La race nominale fréquente les roseaux qui bordent les cours d'eau, les îles et les estuaires ainsi que ceux qui longent les côtes. Près de Shanghai, les densités sont plus importantes dans les roseaux de petite taille (moins de 2,50 m de hauteur) que dans ceux qui ont une stature plus développée (3,5 m de haut).
Les paradoxornis du Yangtsé marquent habituellement une grande préférence pour les roseaux courts dont les pieds sont battus par les marées. En Mongolie, la race polivanovi occupe essentiellement les roselières qui bordent les lacs d'eau douce. Les couvées sont déposées dans des endroits où les roseaux forment un réseau assez dense et les nids sont également bâtis dans le même genre d'endroits. En Mongolie, les paradoxornis du Yangtsé partagent leur habitat avec les panures à moustaches ou avec les Paradoxornis de Webb.

Comportement traits de caractère

Compte-tenu de leur régime insectivore particulier (voir nourriture), les paradoxornis du Yangtsé ont un mode opératoire original pour prélever leur nourriture. Ils produisent des bruit puissants pour effrayer les insectes qui fréquentent leur habitat. Ils fouillent les trous d'entrée creusés par les insectes avec la pointe de leur bec. Ils tranchent également les tiges pour tenter de débusquer des victimes. La mandibule inférieure projetée vers l'avant joue un rôle important dans ce genre de travail.
Les paradoxornis du Yangtsé se déplacent à l'intérieur des roselières par bandes de 5 à 15 individus. Parfois, les rassemblements contiennent une trentaine ou une cinquantaine d'oiseaux. Cependant, ces moyens passereaux restent exclusivement en couple pendant la saison de nidification. Les paradoxornis du Yangtsé sont sédentaires.

Alimentationmode et régime

Les pardoxornis du Yangtsé se nourrissent principalement d'insectes et notamment de petits coléoptères à écailles qui infestent les roseaux (trichodes ou clairons de la famille des claridae). Ils consomment aussi d'autres catégories d'arthropodes comme les sauterelles et les criquets ainsi que leurs larves et leurs œufs. Ces oiseaux ne possédant pas de gésier, les insectes à carapace dure ne conviennent pas à leur régime.

Reproduction nidification

La saison de nidification se déroule de mai à août et il y a parfois plusieurs nichées. Le nid, qui est construit en 6 ou 7 jours, est une magnifique structure en forme de coupe. Il est bâti avec des bandes de roseau séché liées, bordé et garni avec de fins filaments qui proviennent des tiges. Parfois, il est consolidé avec des toiles d'araignée. Le diamètre extérieur mesure environ 8 centimètres, la hauteur 10 cm. Le diamètre de la coupe intérieure est de 5 cm, la profondeur est de 6. L'édifice est placé à faible hauteur, entre 1,3 et 1,7 mètre eu dessus du sol, à l'étage moyen de la roselière. La facture ressemble beaucoup à celle du nid de la rousserolle effarvate (Acrocephalus scirpaceus).
La ponte contient 2 à 5 œufs, de couleur blanc verdâtre brillant, avec des taches brunes ou couleur sienne formant une sorte d'anneau sur la partie la plus large de la coquille. Les œufs de la race nominale mesurent aux alentours de 18 mm sur 14, ceux de la race polivanovi 16 sur 13. L'incubation dure 12 jours par les 2 parents qui nourrissent également conjointement les oisillons.
On ne possède aucune information sur la longueur du séjour des jeunes au nid.

Distribution

Les paradoxornis du Yangtsé sont endémiques de Chine où ils occupent un assez vaste territoire en Mandchourie, le long du fleuve Amour, et dans les régions de l'est à l'embouchure du Yang Tsé Kiang et le long du littoral de la mer de Chine. il y a officiellement 2 sous-espèces : P. h. polivanovi (extrême est de la Mongolie, nord-est du Nei Mongol et Heilongjiang, extrême sud-est de la Russie, dans la région de l'Oussouriland). - P. h. heudei, la race nominale (est de la Chine, le long des côtes et dans le bassin du Yangtsé).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbook des oiseaux du Monde, cette espèce n'est pas globalement en danger mais elle est considérée actuellement comme presque menacée (NT) en raison de sa stricte dépendance des roseaux. En Chine, elle est localement commune et les populations de la région de Shanghai étaient estimées à la fin des années 80 comme comprises entre 290 et 387 individus, soit un peu plus qu'un couple à l'hectare. La population des roseaux courts peut atteindre parfois 3 couples par hectare.
Dans la région du lac Khanka, dans l'extrême est de la Russie, la population varie de 600 à 700 oiseaux. Il y a de nombreuses aires protégées en Chine, en Mongolie et en Russie. Le principal danger qui touche cette espèce est l'éclaircissement des zones de roseaux et la sur-récolte de ces végétaux pour la fabrication de la pulpe de papier.
Beaucoup de zones lacustres ou côtières sont détruites pour être transformées en espaces de culture pour la subsistance.

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Paradoxornis du YangtséFiche créée le 27/11/2013 par
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