Calliope sibérienne

Calliope calliope beicki - Siberian Rubythroat (beicki)

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Muscicapidés

  • Genre
    :

    Calliope

  • Espèce
    :

    calliope

Descripteur

Meise, 1937

Biométrie
  • Taille
    : 16 cm
  • Envergure
    : 22 à 26 cm.
  • Poids
    : 16 à 22 g
Distribution

Distribution

Description identification

Cet oiseau développe une certaine ressemblance avec le gorgebleue à miroir, il possède le même sourcil blanchâtre mais il ne possède pas de couleur rousse à la queue. De dos, il présente un aspect brun grisâtre terne, encore que le bas-ventre blanc soit nettement visible lorsqu'il a la queue relevée. Chez le mâle, le caractère le plus remarquable demeure cependant la gorge rouge-rubis éclatant bordée dans sa partie supérieure par une large moustache rectiligne blanche et mise en valeur par une fine ligne noire qui en épouse rigoureusement les contours. Le haut de la poitrine et les côtés du cou sont grisâtres, les lores noirs.
Chez la femelle, le rouge-rubis est absent. La gorge est tout au plus blanchâtre, separée de la moustache par un étroit trait gris. Certaines femelles, sans doute les plus âgées, affichent un peu de rose à la gorge. Chez de très rares individus, cette dernière est presque semblable à celle des mâles. Dans tous les plumages, les ailes, et plus particulièrement les bordures, présentent une teinte brun plus chaud contrastant avec le manteau et la poitrine grisâtre ou brun-olive terne. La femelle calliope sibérienne peut être confondue uniquement avec la gorgebleue à miroir femelle de première année. Elle s'en distingue cependant par son absence de marques noires à la poitrine et de roux sur la queue. Elle est un peu plus mince, possède un sourcil plus court s'étendant peu en arrière de l'oeil et des pattes plus pâles.
Les juvéniles sont fortement ponctués de pâle dessus et très mouchetés dessous. Ils rappellent ainsi les juvéniles du rouge-gorge ou du Rossignol progné. Comparé au premier, il présente une poitrine moins chamois. Ses ailes sont plus colorées, avec des liserés roux aux primaires. Par rapport au second, il affiche une taille plus modeste avec moins de roux à la queue et aux sous-caudales.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Siberian Rubythroat (beicki),
  • Ruiseñor Calíope,
  • Pisco-de-garganta-vermelha,
  • Rubinkehlchen,
  • rubinbegy,
  • Roodkeelnachtegaal,
  • Calliope siberiana,
  • Rubinnäktergal,
  • Rubinstrupe,
  • slávik červenohrdlý,
  • slavík Kaliopin,
  • Rubinnattergal,
  • rubiinisatakieli,
  • słowik rubinowy,
  • Соловей-красношейка,
  • ノゴマ,
  • 红喉歌鸲,

Voix chant et cris

Habitat

Les calliopes sibériennes nichent dans les fourrés denses de la taïga ouverte. Elles s'installent également aux abords des lisières forestières, dans les broussailles situées en bordure des cours d'eau et dans les zones buissonneuses des prairies humides. Dans leurs quartiers d'hiver et au passage, leur habitat est assez similaire : elles fréquentent les broussailles épaisses, la végétation qui pousse sur les berges des rivières et des ruisseaux, ainsi que les roselières.
La calliope sibérienne est une espèce asiatique qui vit en Sibérie Occidentale, Centrale et Orientale, des monts Oural jusqu'à la presqu'île du Kamtchatka. Au nord, son aire de distribution suit plus ou moins la bordure méridionale de la toundra, au sud elle est limitée par les massifs montagneux et par le fleuve Amour. Pendant la saison hivernale, elle migre en Asie Méridionale, principalement dans le subcontinent indien, en Chine du Sud mais également aux Philippines.

Comportement traits de caractère

La calliope sibérienne vit en solitaire ou en petit groupes lâches. En raison de son mode d'alimentation, elle est toujours au sol ou très bas dans les sous-bois denses, sautillant ou courant par à-coups, la queue relevée et les ailes tombantes. Elle vole bas mais elle regagne très vite le couvert. Les cris habituels sont des 'tsuck-tsuck' durs évoquant la Grive litorne, des 'tsicks' ou des 'lllu' sifflés. La calliope sibérienne chante à couvert. Le chant, énergique, mélodieux et varié, dure souvent longtemps et comporte de nombreuses imitations. Il est moins puissant que celui du rossignol et moins grinçant que celui du gorgebleue à miroir.

Alimentation mode et régime

Cette espèce furtive se nourrit au sol ou très bas dans le couvert dense. Elle se nourrit principalement de coléoptères et d'autres insectes mais elle consomme également des invertébrés aquatiques qu'elle capture dans les cours d'eau ou sur les rivages. Comme la plupart des turdidés et des muscicapidés, elle ingurgite un peu de baies et de matières végétales pendant la saison hivernale si les insectes sont moins abondants.

Reproduction nidification

La calliope sibérienne est apparemment monogame et territoriale. La période de reproduction se déroule en juin et en juillet. Le nid est placé près du sol dans un fourré épais ou dans une touffe d'herbes. Il est construit avec des feuilles, des tiges et des petites racines. Il a la forme d'une boule pourvue d'un entrée latérale. La ponte est composée de 4 à 6 oeufs bleu-vert tachetés de roux qui sont couvés par la femelle seule pendant une période indéterminée. Une deuxième ponte intervient régulièrement en juillet, à la fin de la saison.

Distribution

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 27/09/2006 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net