Grue de Sibérie

Grus leucogeranus - Siberian Crane

Grue de Sibérie

Grue de Sibérie

Grus leucogeranus

(Pallas, 1773)


Ordre : Gruiformes

Famille : Gruidés  ;

Genre : Grus

Espèce : leucogeranus

Espèce monotypique

Biométrie :

Taille : 140 cm
Envergure : 210 à 230 cm.
Poids : 7000 à 10000 g

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : jeřáb bílý (cs), Snetrane (da), Schneekranich (de), Siberian Crane (en), Grulla Siberiana (es), lumikurki (fi), hódaru (hu), Gru siberiana (it), ソデグロヅル (ja), Snøtrane (nb), Siberische Witte Kraanvogel (nl), żuraw biały (pl), Grou-siberiano (pt), Стерх (ru), žeriav biely (sk), Snötrana (sv), 白鹤 (zh)

Identification :
Grue de Sibérie Ce grand échassier est presque entièrement blanc. Seules les plus grandes plumes des ailes, les rémiges, sont noires. Le dessus de la tête et les joues sont recouverts d'une peau nue, rouge écarlate. Les pattes sont brun-noir. Le bec est long et rectiligne. Les plumes ornementales des ailes sont recourbées et cachent la queue.

Habitat : C'est la grue qui réclame le plus d'exigences en matière d'habitat. C'est la plus aquatique, utilisant exclusivement les marais pour nicher, se nourrir et se percher. En Yakoutie, les sols utilisés pendant la période de reproduction sont constitués de toundra subarctique, de toundra arbustive ou de taïga nordique ainsi que de sites qui s'apparentent à la taïga dans le sud de son aire. Ces paysages ouverts entrecoupés Grue de Sibérie de chaînes basses et bordés de forêts sont recouverts de dépressions lacustres qui s'avèrent essentielles pour le nourissage des poussins alors qu'à priori, ces pièces d'eau pourraient-être considérées comme un facteur limitatif pour l'abondance de l'espèce.En migration, la grue de Sibérie occupent de vastes marais éloignés de tout peuplement humain. Cependant, elle peut également peupler des buttes arides à l'intérieur ou en bordure de zones de marécages ou même des prairies humides situées dans les hautes terres. En principe, il n'utilise jamais d'endroits secs situés en altitude, même en période de déficit en précipitations. Dans son aire d'hivernage en Chine, on le trouve dans les marais proches de lacs d'eau douce dans le bassin inférieur du Yangtze, se déplaçant en direction du réservoir principal du lac Poyang Hu au fur et à mesure que le niveau des eaux baissent de novembre à mars. Grue de Sibérie En Inde et au Pakistan, les oiseaux migrateurs utilisent les lacs de retenue artificielle.

Comportements : Les couples nichent éparpillés dans les marécages impénétrables mais que l'avance des cultures grignote déjà. Beaucoup de périls les guette en cours de migration et leurs quartiers d'hiver, dans les derniers grands marais de Chine et du nord de l'Inde, sont assiégés par la surpopulation humaine. Le plus connu est Keoladeo Ghana près de Bharatpour, où 30 à 50 individus reviennent ponctuellement et sont en sécurité pendant plusieurs mois. En plus de ces menaces, le taux de reproduction est bas, compte tenu des faibles effectifs et aussi que bien souvent les couvées sont constituées d'un oeuf unique en raison des conditions athmosphériques particulières qui sont un facteur limitant. Malgré les mesures de protection prises en Yakoutie et en Russie Occidentale, des doutes subsistent quant à la pérennité de l'espèce.

Nidification : Les grues de Sibérie n'atteignent la totale maturité sexuelle qu'à l'âge de 7 ans mais ils peuvent former des couples et se reproduire Grue de Sibérie à partir de trois. Pendant la période de nidification, plus de 90% des individus sont regroupés en couples, moins de 10% sont constitués d'individus isolés ou de bandes de jeunes immatures. Les partenaires ont un comportement strictement territorial et certains oiseaux peuvent occuper le même territoire pendant toute leur vie. Pour l'année en cours, cette zone est sauvegardée jusqu'au départ en migration, au début de septembre. La superficie est variable mais en général, la distance moyenne entre chaque nid est de trois kilomètres. Le nid forme une petit monticule aplati constitué d'herbes, de roseaux et surélevé de 12 à 15 cm par rapport au niveau de l'eau. En principe, la période de reproduction intervient à partir de fin mai-début juin mais des périodes particulières de froid peuvent entrainer une grande désaffection. Cependant, la plupart du temps, ces périodes défavorables entrainent simplement un déplacement des sites de 100 à 150 km vers l'Est par rapport à l'aire 'normale' en cas de neiges tardives. La taille de la ponte ne varie guère entre un ou deux oeufs. Les deux parents ont charge de l'incubation qui dure environ quatre semaines. Les poussins prennent leur envol au bout de 70 ou 75 jours.

Régime : Pendant la reproduction, son régime est constitué principalement de plantes, mais également d'insectes, de poissons, d'amphibiens, de petits mammifères tels que les campagnols et les lemmings et même de gibier d'eau. Le choix de l'alimentation est particulièrement important en début de période de reproduction et pendant l'élevage des jeunes spécialement lorsque les ressources en végétaux viennent à manquer. Dans la toundra, les principales denrées sont constituées par les racines, les pousses de roseaux, les linaigrettes, les queues-de-cheval et autres plantes. Lemmings, campagnols et jeunes oiseaux au nid forment également une ressource non négligeable.

Sources :

 

Autres liens :
D'après Buffon : LA GRUE.
Iucn
Birdlife
Avibase
Hbw Alive


Fiche créée le 05/03/2005 par Daniel LE-DANTEC


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