Mésangeai du Canada

Perisoreus canadensis - Grey Jay

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Corvidés

  • Genre
    :

    Perisoreus

  • Espèce
    :

    canadensis

Descripteur

Linnaeus, 1766

Biométrie
  • Taille
    : 31 cm
  • Envergure
    : 45 cm.
  • Poids
    : 62 à 73 g
Longévité

19 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Les mésangeais du Canada ont une silhouette typique. Ils ont un bec court, avec un culmen relativement droit et une pointe légèrement incurvée vers le haut. Leurs ailes sont brèves ; leur queue plutôt longue avec un bout arrondi. Les vibrisses nasales sont courtes et ébouriffées. Chez la race nominale, les vibrisses, le front, les lores et l'avant de la calotte sont blancs. L'arrière du capuchon, les côtés de la tête derrière l'œil, la nuque et la face postérieure du cou sont gris noirâtre, se fondant progressivement dans le blanc du front. La partie basse de la nuque est gris blanchâtre, virant au blanc sur les côtés du cou et rejoignant le blanc de la poitrine. Le reste des parties inférieures est gris clair avec une nuance cendrée, s'assombrissant sur les flancs et les côtés de la poitrine. Le dessus, y compris les ailes et la queue, est gris-ardoise, la queue et les ailes ayant des reflets bleuâtres en plumage frais. Le dessous des ailes est gris sombre. De vagues liserés blanchâtres sont visibles sur les rémiges, en particulier les primaires et les tertiaires. La queue a une vague pointe gris-blanc. Le bec et les pattes sont noirs, l'iris brun foncé.

Les juvéniles sont assez différents. Ils ont un dessus entièrement ardoise ou gris noirâtre. Leur bec affiche une base chair pâle. Dès le premier hiver, ils sont presque semblables aux adultes.

Indications subspécifiques 9 Sous-espèces

  • Perisoreus canadensis pacificus (c Alaska to coastal wc Canada)
  • Perisoreus canadensis canadensis (ne Alaska and nw Canada to e Canada and ne USA)
  • Perisoreus canadensis nigricapillus (ne Quebec and Labrador. e Canada.)
  • Perisoreus canadensis albescens (e of the Rocky Mts. in wc Canada and nc USA)
  • Perisoreus canadensis bicolor (Rocky Mts. from se British Columbia and sw Alberta. sw Canada. to e Washington, Idaho and w Montana (nw USA))
  • Perisoreus canadensis capitalis (Rocky Mts from s Idaho to New Mexico and Arizona. w USA.)
  • Perisoreus canadensis griseus (the Cascade range from sw Canada to ne California. w USA.)
  • Perisoreus canadensis obscurus (coastal nw USA)
  • Perisoreus canadensis sanfordi (Newfoundland)

Noms étrangers

  • Grey Jay,
  • Arrendajo canadiense,
  • Meisenhäher,
  • szürke szajkó,
  • Canadese Taigagaai,
  • Ghiandaia grigia,
  • Grå lavskrika,
  • Gråskrike,
  • škriekavec bieločelý,
  • sojka šedá,
  • Grå Lavskrige,
  • harmaakuukkeli,
  • gaig canadenc,
  • sójka kanadyjska,
  • Kanādas bēdrozis,
  • Канадская кукша,
  • カナダカケス,
  • 灰噪鸦,
  • 灰噪鴉,

Voix chant et cris

Le mésangeai du Canada possède un répertoire assez étendu. Son cri le plus connu est un cri d'alarme rude, tranchant et plaintif qu'il délivre lorsqu'il repère un prédateur potentiel (serpent, hibou ou mammifère). Un autre cri consiste en un sifflement doux "wheeeoo" qui possède de nombreuses variations. On peut également entendre un "chuck" bas. Comme les autres geais du nord, le mésangeai du Canada possède un chant en sourdine qui est composé de trilles doux et variés.

Habitat

On trouve surtout les mésangeais du Canada dans les forêts de conifères ou les forêts mixtes de la zone boréale et subalpine. Ils affectionnent particulièrement les parcelles de sapins ou d'épicéas, mais ils vivent également parfois dans les trembles et dans les bouleaux. En dépit de leur lien relativement fort avec l'homme et ses activités, les mésangeais du Canada évitent les villes, les villages et leurs dépendances. Ils fréquentent presque exclusivement les chantiers provisoires et les zones de forêts qui subissent des transformations. Dès qu'un campement devient permanent, les mésangeais en disparaissent.

Comportement traits de caractère

Les mésangeais du Canada ont des mœurs assez semblables à ceux de Sibérie (les mésangeais imitateurs). Ils vivent habituellement en couple ou en groupes familiaux dans les forêts de conifères. Ils sont connus pour leur attitude téméraire et hardie vis-à-vis des humains. Ils pénètrent volontiers dans les campements de bucherons, dans les stations de montagne et les cabanes forestières pour chaparder de la nourriture, parfois directement dans la main des hommes. Les jeunes mésangeais sont divisés en deux catégories : ceux qui restent en compagnie de leurs parents et ceux qui sont obligés de les quitter. En effet, environ deux mois après l'éclosion, les jeunes se disputent âprement pour gagner le droit de rester au sein de la cellule familiale. Le jeune dominant expulse ses frères et sœurs du territoire parental, ce qui constitue un avantage essentiel. Ses chances de survie sont augmentées pendant la période hivernale car lui seul peut bénéficier des caches et des réserves qui ont été accumulées par le couple.

Alimentation mode et régime

Les mésangeais du Canada sont omnivores. Ils consomment couramment des arthropodes, des baies, des charognes, des oeufs, des oisillons d'autres espèces et des champignons. Ils utilisent des techniques diverses pour rechercher leur nourriture : poursuites aériennes, glanage dans les feuillages et sur le sol. Les jeunes oisillons sont nourris avec des aliments pré-digérés. L'une des caractéristiques les plus intéressantes du mésangeai du Canada est sa grande habilité à stocker et à accumuler des réserves. Ce geai possède des glandes salivaires anormalement développées qui produisent une abondante substance collante. Il utilise cette salive pour agglomérer la nourriture et former une boulette qui adhère à l'arbre. Hors de portée des chapardeurs terrestres et à l'abri de la neige et du vent, ces caches constituent une cagnotte très utile pendant les période de pénurie hivernale. Pendant une journée de 17 heures, le mésangeai est capable de réaliser près d'un millier de caches. Cette stratégie lui permet de s'adapter aux contrées les plus hostiles de la région boréale.

Reproduction nidification

Les mésangeais du Canada nichent dans les forêts de conifères mais parfois aussi dans les forêts mixtes de feuillus et de conifères. Le mâle choisit l'emplacement du nid, généralement dans un épicéa ou un sapin, à une hauteur qui varie de 1 mètre 50 à 4 mètres, occasionnellement jusqu'à 9 mètres. Le mâle commence la construction de l'édifice qui a la forme d'une large coupe de brindilles, de lanières d'écorce, d'herbes, de mousses, de lichens et de toiles d'araignée. L'intérieur est garni avec de la mousse, du crin, des plumes et de la fourrure. La femelle prend la construction en cours et joint ses efforts à ceux du mâle pendant trois semaines ou plus. La saison de nidification commence en mars, alors que le sol est encore enneigé et les températures inférieures à zéro. Elle se termine à la mi-mai. Curieusement, les couples ne tentent pas de seconde couvée à la fin de la saison lorsque les conditions climatiques sont plus favorables. La ponte comprend 3 ou 4 oeufs, de couleur vert pâle ou gris-vert avec d'abondantes taches olive ou gris clair. La femelle couve seule pendant 16 à 18 jours. A la naissance, les petits sont légèrement duveteux mais ils sont sans ressources et les parents sont obligés de les nourrir pendant 22 à 24 jours avant qu'ils ne prennent leur envol.

Distribution

Les mésangeais du Canada sont endémiques du continent nord-américain. On ne les trouve nulle part ailleurs. Leur aire de distribution s'étend surtout dans la zone boréale, du centre de l'Alaska et du Yukon, à travers tout le Canada jusqu'au Labrador, la Nouvelle-Ecosse et le Newfoundland. A l'est, elle déborde sur le nord de la Nouvelle-Angleterre alors qu'à l'ouest, elle empiète sur les colline des Rocheuses, au Colorado et jusqu'au nord du Nouveau-Mexique. 8 sous-espèces sont officiellement reconnues : P.C. canadensis (la majeure partie du Canada et le nord des Etats-Unis) - P.C. nigricapillus (Nouvelle-Ecosse, Newfoundland, Quebec, Labrador) - P.C. pacificus (Alaska, nord-ouest du Canada) - P.C. arcus (Colombie Britannique) - P.C. capitalis (montagnes Rocheuses, de l'Idaho au Nouveau-Mexique) - P.C. albescens (nord-est de la Colombie Britannique, Sud Dakota, Nebraska) - P.C. obscurus (littoral de l'état de Washington, extrême nord de la Californie) - P.C. griseus ( sud-ouest de la Colombie Britannique, Vancouver, Oregon, nord-est de la Californie).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

L'espèce est relativement commune sur l'ensemble de son aire de distribution et peu de modifications sont à enregistrer dans le chiffre de ses effectifs. Le mésangeai doit faire face à de nombreux prédateurs, les faucons, les busards, et pendant la période de nidification, les hiboux. Certains mammifères (les écureuils, les martres, les porcs-épics et les ratons laveurs) peuvent attaquer les nids, les poussins, et dévorer les oeufs. Les corvidés, tels que corbeaux et corneilles, s'en prennent également aux couvées. Malgré toutes ces menaces, le mésangeai du Canada n'est nullement en danger et aucune mesure particulière n'est prise pour sa protection.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 30/09/2008 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net