Rémiz tête-de-feu

Cephalopyrus flammiceps - Fire-capped Tit

Rémiz tête-de-feu

Cephalopyrus flammiceps

((Burton, 1836))


Ordre : Passériformes

Famille : Paridés  ;

Genre : Cephalopyrus

Espèce : flammiceps

Sous-espèces : 2 [+] [-]
Cephalopyrus flammiceps flammiceps(Himalayas to n Laos)
Cephalopyrus flammiceps olivaceus(e Himalayas to sc and s China)

Chant :

Biométrie :

Taille : 10 cm
Envergure : -
Poids : 7 g

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : moudivláček ohnivočelý (cs), Ildkrone (da), Flammenstirnchen (de), Fire-capped Tit (en), Pájaro-moscón carirrojo (es), tulipäätiainen (fi), tüzesfejű cinege (hu), Pendolino capoflammeo (it), ベニビタイガラ (ja), Flammepungmeis (nb), Vuurkruinmees (nl), ognik (pl), Огненноголовый ремез (ru), ohnivočelka zelenkavá (sk), Brandkronad mes (sv), 火冠雀 (zh)

Identification :
Rémiz tête-de-feu En plumage frais (de septembre à janvier), chez le mâle adulte, les plumes de la calotte sont brun-olive foncé, avec une bordure vert-olive jaunâtre. Les parties supérieures jusqu'aux scapulaires sont vert-olive jaunâtre. Le dos est olive jaunâtre, le croupion olive jaunâtre à olive-jaune doré. Les couvertures sus-caudales sont olive jaunâtre, les plus longues plumes recouvrant partiellement la queue étant gris foncé. La queue est brun-olive foncé, toutes les plumes étant terminées de blanc. Les ailes ont la même couleur que la queue, mais avec des liserés jaune-olive plus ou moins larges sur l'ensemble des couvertures et des rémiges. Les lores et la gorge sont blanchâtres. La poitrine, le ventre et les flancs affichent une couleur jaune-citron, contrastant avec les cuisses, la zone anale et le dessous de la queue gris clair. Les axillaires sont jaune pâle, les couvertures sous-alaires blanches avec une frange terminale jaune. En plumage nuptial (février-juillet) les plumes de la calotte prennent une couleur orange-écarlate et forment une légère huppe. Les terminaisons blanches des rectrices sont usées. Les lores et les sourcils juste en arrière de l'oeil sont jaune doré, plus ou moins teintés de rouge. Les joues, les couvertures auriculaires et les côtés du cou sont jaune-olive. Le menton et le haut de la gorge sont orange de chrome, se fondant dans le jaune doré de la poitrine. Les côtés de la poitrine et la partie supérieure des flancs sont jaune-olive. L'arrière des flancs et le ventre sont jaune pâle.
En toutes saisons, l'iris est brun à brun sombre, le bec gris-bleu foncé avec un culmen plus sombre. Les pattes et les pieds sont gris-bleu foncé.
En plumage frais, la femelle adulte n'est pas très différente de son partenaire, bien que les parties supérieures de la calotte jusqu'au manteau (y compris les joues, le sourcil, les oreillons et les côtés du cou) soient vert-olive grisâtre. Les lores sont gris pâle, le menton et la gorge gris blanchâtre, se fondant dans le gris terne du reste des parties inférieures. La poitrine est nuancée de jaune-olive, la partie supérieure des flancs et le ventre sont teintés de jaune pâle. Les axillaires et le dessous des ailes sont gris clair. En plumage nuptial, le front est jaune-olive terne. Le haut des parties inférieures (menton-gorge-poitrine) jaune-olive contraste nettement avec le ventre et la zone anale jaune blanchâtre.

Chant : Les cris comprennent un 'tsit' aigu mais ample et saccadé. Il est délivré à intervalles irréguliers mais de façon répétitive 'tsit-tsit-tsit-tsit'. On peut également entendre un cri de contact, doux et de faible intensité 'whitoo- whitoo'. Le chant dure de longues minutes et est émis d'un perchoir bien exposé au sommet d'un arbre ou parfois même en vol. C'est une série de notes aiguës, émises à une cadence rapide, formant des phrases bien construites : 'pit'su- pit'su-pit'su- pit'su'.

Habitat : La rémiz tête-de-feu est un oiseau des forêts, des zones boisées et des régions d'arbres isolés. En général, elle accorde sa préférence aux forêts humides tempérées mixtes et aux forêts d'arbres à feuilles caduques de chênes, de noisetiers, d'ormes et de noyers, juste au-dessous de la zone de conifères. On la trouve également en hiver dans les forêts sempervirentes d'arbres à larges feuilles. Elle erre à des altitudes supérieures, dans les merisiers à grappes et dans les petits saules épars. Cas particuliers, au Cachemire et au Ladakh, elle niche dans les arbustes de haute altitude. En Chine on la signale dans les épicéas, les sapins et les rhododendrons, en Thaïlande, dans les forêts de feuillus qui recouvrent les versants des collines. Selon les régions, d'ouest en est, les altitudes de nidification sont différentes. Au Pakistan, les rémiz tête-de-feu nichent de 1800 à 2600 mètres, dans le nord-ouest de l'Inde de 1800 à 3500 m et au Népal, de 2135 à 3000 mètres. Les populations occidentales hivernent dans les plaines du centre de l'Inde. Les populations de l'est de l'Himalaya passent la période de novembre à mai dans le sud du Sikkim, entre 305 et 1370 mètres. Dans l'extrême-est de l'aire de reproduction, les migrations altitudinales d'hiver sont moins prononcées, les populations du Sichuan et de Birmanie continuant à passer la mauvaise saison à des altitudes relativement élevées, aux alentours de 1800 m.
Deux sous-espèces sont reconnues : la race nominale Flammiceps, qui vit dans l'ouest de l'Himalaya jusqu'au centre du Népal, et la race Olivaceus, qui vit dans l'est de l'Himalaya et l'ouest de la Chine. La race orientale possède des couleurs plus sombres et une plus petite taille.

Comportements : La rémiz tête-de-feu n'est pas particulièrement timide. Elle semble toujours en activité, donnant des petits coups d'ailes à la manière d'un pouillot. Son allure générale rappelle également celle de la mésange modeste (Sylviparus Modestus). Pendant la migration et en période hivernale, on la rencontre généralement en petites bandes, mais les regroupements peuvent atteindre jusqu'à 100 individus sur les lieux de passage. La plupart du temps, ces groupes, volant à haute altitude au-dessus des collines nues, sont monotypiques, mais il leur arrive parfois de se joindre à des bandes mixtes lorsqu'ils recherchent leur nourriture.
Le vol est puissant comme celui des fringillidés. Elle recherche sa nourriture au sommet des grands arbres, mais aussi parfois dans les buissons proches du sol. Elle se montre plutôt agile, adoptant des positions acrobatiques, tête en bas, ou circulant le long de l'arête inférieure des branches en glissant à la manière des perroquets. Cette rémiz possède une dextérité particulière pour fouiller les feuilles en rouleau, les ouvrant avec son bec à la façon des étourneaux, puis les maintenant fermement avec le pied.

Nidification : La saison de nidification se déroule du début avril à la mi-juin. Le nid est placé dans un trou d'arbre situé à l'intérieur d'un tronc ou d'une grosse branche. La rémiz tête-de-feu utilise de préférence des cavités situées dans une protubérance ou un bourrelet de cicatrisation. Il s'agit la plupart du temps de cavités naturelles mais souvent elle s'empare d'un nid abandonné de pic ou de barbu. Il lui arrive également occasionnellement d'élargir et de nettoyer un trou qui s'est formé dans une branche en décomposition. L'entrée du nid, située entre 6 et 12 mètres au-dessus du sol, est très difficile à repérer. Le nid en lui-même, est une coupe construite d'herbes sèches, de radicelles et parfois d'un peu de plumes. Il est garni d'herbes plus fines et d'une quantité variable de plumes. Les travaux sont réalisés par la femelle, mais le mâle se tient disponible à faible distance, émettant souvent un chant. La ponte comprend habituellement 4 oeufs, de couleur bleu-vert terne. La durée de l'incubation est inconnue. La femelle couve bien hermétiquement. Si elle est dérangée pendant son travail, elle gonfle ses plumes et émet des sifflements pour dissuader l'intrus. On ne sait pas si le mâle participe à la couvaison. Les oisillons sont nourris par les deux parents. L'entretien du nid et son nettoyage reviennent à la femelle seule.

Régime : La rémiz tête-de-feu se nourrit largement d'insectes mais également de feuilles, de fleurs, de bourgeons et probablement de pollen et de sève. Les proies capturées sont maintenues à la manière des mésanges, c'est-à-dire sous les pieds et sont 'opérées' avec le bec. Les insectes de grande taille sont ouverts et vidés de leur contenu, l'enveloppe vide étant abandonnée. Cette pratique est assez semblable à celle des oiseaux du genre 'parus', mais contrairement à ces derniers, la proie n'est pas sectionnée en petits morceaux comme c'est le cas chez les 'vraies' mésanges.

Sources :

 

Autres liens :
D'après Buffon : Le Remiz
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive


Fiche créée le 09/09/2007 par Daniel Le-Dantec


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