Rufipenne de Kenrick

Poeoptera kenricki - Kenrick's Starling

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Sturnidés

  • Genre
    :

    Poeoptera

  • Espèce
    :

    kenricki

Descripteur

Shelley, 1894

Biométrie
  • Taille
    : 15 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 38 à 54 g
Distribution

Distribution

Description identification

Le mâle adulte est entièrement noir avec un léger lustre bronzé. Le bec est les pattes sont noirs, les iris sont jaune pâle. La femelle a des couleurs bien plus variées ; la tête est grise contrastant avec la gorge, la poitrine et le ventre qui sont noirs. Les lores sont également noirs. Les ailes, la queue et le dos constituent un bel ensemble gris charbonneux Il y a une tache châtain sur les vexilles externes des rémiges primaires. Les vexilles internes des 8 à 9 premières primaires sont également teintées de châtain. Le bec et les pattes sont noirs comme ceux du mâle.
Les juvéniles ont un plumage fuligineux, avec du châtain sur les primaires pour les 2 sexes. Toutefois, Zimmerman émet l'opinion que les subadultes mâles ont des primaires noires.
Les populations du Kenya sont parfois traitées comme une sous-espèce à part sous le nom de Poeoptera k. bensoni. Cette classification particulière est justifiée par une taille qui est soit-disant différente. Cependant, selon la plupart des observateurs, les deux races ayant des mensurations qui coïncident considérablement, l'espèce doit être considérée comme monotypique et la race bensoni être estimée comme non-valide.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Poeoptera kenricki bensoni (Kenya)
  • Poeoptera kenricki kenricki (Tanzania)

Noms étrangers

  • Kenrick's Starling,
  • Estornino de Kenrick,
  • Kenrickstar,
  • Kenrick-seregély,
  • Kenricks Spreeuw,
  • Storno di Kenrick,
  • Kenrickstare,
  • Bekstær,
  • liskavec malý,
  • špaček keňský,
  • Østlig Bjergstær,
  • mustalatvuskottarainen,
  • estornell de Kenrick,
  • błyszczak czarny,
  • Кенриков острохвостый скворец,
  • ブロンズムジテリムク,
  • 肯氏狭尾椋鸟,
  • 肯氏狹尾椋鳥,

Voix chant et cris

Le cri le plus courant ou le plus commun est un "peleep" doux et puissant. Quand ils sont en bandes, les rufipennes de Kenrick produisent souvent des babillements ou des bavardages agréables et musicaux.

Habitat

Les rufipennes de Kenrick sont des oiseaux arboricoles qui fréquentent la canopée des forêts dans les zones où les précipitations sont supérieures à 1 000 millimètres. Ils sont confinés dans les régions montagneuses comprises entre 900 et 2 500 mètres d'altitude, mais ils pratiquent apparemment le nomadisme et ils visitent occasionnellement les îlots résiduels de forêt. Certains observateurs avisés ont noté également que cette espèce est présente dans leur jardin du Kenya uniquement les années où les pluies sont abondantes. En Tanzanie, ces oiseaux descendent parfois jusqu'à 450 mètres dans l'est des monts Usamabaras.

Comportement traits de caractère

Les rufipennes de Kenrick se déplacent en grande troupes bruyantes. Ils accomplissent les rituels de la parade nuptiale au sein de groupes formés de 7 individus des 2 sexes. Les mâles poursuivent les femelles puis ils volent jusqu'à un arbre pourvu d'une cavité et ils se cramponnent à l'entrée du nid en poussant des cris. Les rufipennes de Kenrick visitent souvent les mêmes arbres que les rufipennes de Waller. Ces 2 espèces entrent alors en conflit et, après de fréquentes attaques au cours desquelles les seconds prennent habituellement le dessus, les premiers usent de représailles qui sont suivies d'une trêve. Suite à cela, les 2 espèces de rufipennes finissent par se tolérer. Dans un même arbre, un couple de rufipennes de Kenrick accepte volontiers un couple de congénères qui a été chassé par des rufipennes de Waller. Les barbicans oreillards (Stactolaema leucotis) sont aussi des concurrents pour les sites de nidification.

Alimentation mode et régime

Les rufipennes de Kenrick sont exclusivement frugivores. Ils prospectent majoritairement dans les figuiers et dans les arbres du genre Trema qui sont des plantes arborescentes de 10 à 15 mètres de hauteur apparentées aux micocouliers. Ces derniers produisent des fruits et des gousses qui sont très appréciés par les oiseaux sauvages.
Ces oiseaux recherchent leur nourriture dans la canopée, en bandes de 16 à 30 individus, souvent en compagnie des rufipennes de Waller (Onychognathus walleri).

Reproduction nidification

Les rufipennes de Kenrick nichent dans les cavités d'arbres, ils utilisent les nids de barbicans ou de pics. Le mâle et la femelle se chargent de transporter les matériaux qui servent à la construction de l'édifice. Pourtant, les nids n'ont jamais été décrits dans le détail et la taille de la ponte est vraiment inconnue. On ne possède aucune information sur la durée d'incubation et sur le soin prodigué par les parents aux oisillons.
Les rufipennes de Kenrick se reproduisent en janvier, en mars-juillet et de septembre à novembre. Le mois le plus prolifique est généralement celui d'octobre.

Distribution

Les rufipennes de Kenrick sont originaires d'Afrique Orientale, et plus particulièrement des forêts de montagne du centre du Kenya et de l'est de la Tanzanie. D'après l'IOC, il y a 2 sous-espèces : P. k. kenricki, la race nominale (principalement Tanzanie), P. k. bensoni (Kenya). Pour les autres organismes (Handbook, Birdlife et IUCN), cet oiseau est monotypique (voir caractères distinctifs).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbook, cette espèce n'est pas globalement menacée. Elle a une aire restreinte qui mesure un peu plus de 200 000 kilomètres carrés selon Birdlife. D'après le même organisme, les effectifs semblent en déclin à cause de la destruction et la fragmentation de son habitat. Dans le meilleur des cas, le rufipenne de Kenrick est localement commun. Pour améliorer son statut, il faudrait avoir plus d'information sur sa biologie.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 14/03/2014 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net