Shama dayal

Copsychus saularis - Oriental Magpie-Robin

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Muscicapidés

  • Genre
    :

    Copsychus

  • Espèce
    :

    saularis

Descripteur

Linnaeus, 1758

Biométrie
  • Taille
    : 21 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 31 à 42 g
Distribution

Distribution

Description identification

Ce robin à longue queue possède un livrée noire et blanche. Chez le mâle adulte, les parties supérieures sont bleu-noir brillant. Les ailes sont brun noirâtre avec une longue tache blanche bien visible. La queue est noire avec des rectrices externes blanches largement échelonnées. La gorge et la poitrine sont bleu-noir. Le reste des parties inférieures est blanc.
La femelle n'est guère différente du mâle, cependant la couleur bleu-noir est remplacée par du bleu-ardoise sur le dessus et par du gris sur la gorge et sur la poitrine.
Chez les deux adultes, les iris sont bruns, le bec noirâtre. Les contours de la bouche sont rose grisâtre ou chair pâle.
Les pattes et les pieds affichent une couleur brun-ardoise à noir. Les semelles sont jaune pâle.

Indications subspécifiques 7 Sous-espèces

  • Copsychus saularis saularis (ne Pakistan and India to s, e China, Hainan I.. off se China. ,Thailand and Indochina.)
  • Copsychus saularis ceylonensis (s India and Sri Lanka)
  • Copsychus saularis andamanensis (Andaman Is.)
  • Copsychus saularis musicus (s Thai-Malay Pen., Sumatra. including Simeulue, Nias, Batu, Mentawai, Belitung, and Bangka Is.. , w Java, and s and w Borneo)
  • Copsychus saularis amoenus (e Java and Bali)
  • Copsychus saularis adamsi (n Borneo and Banggi I.)
  • Copsychus saularis pluto (Maratua I., e and se Borneo)

Noms étrangers

  • Oriental Magpie-Robin,
  • Shama Oriental,
  • Dajaldrossel,
  • Dayal-rigó,
  • Dayallijster,
  • Pettirosso gazza orientale,
  • Skatnäktergal,
  • Orientskjæreskvett,
  • šáma stračia,
  • šáma stračí,
  • Dayal,
  • harakkatasku,
  • shama oriental,
  • sroczek zmienny,
  • žagatu strazds,
  • Сорочий шама-дрозд,
  • Kucica kampung,
  • シキチョウ,
  • 鹊鸲,
  • นกกางเขนบ้าน,
  • 鵲鴝,

Voix chant et cris

Les shamas dayal produisent des sifflements fins, clairs et variés qui sont structurés en petites phrases et qui sont répétés un nombre considérable de fois. Bien que les éléments qui les composent soient constants et caractéristiques, les phrases semblent différentes chaque jour car la combinaison des notes est toujours différente. Les shamas dayal chantent plus volontiers le matin et en fin d'après-midi à partir d'un perchoir élevé (branche d'arbre, poteau ou somment de toit). A ce moment- là, ils adoptent toujours la même posture : ailes tombantes le long du corps et queue fermée.
Quelques éléments d'imitation d'autres oiseaux viennent parfois se mélanger aux sifflements du chant. Les shamas dayal chantent toute l'année, mais l'activité vocale est cependant plus développée d'avril à mai ou à août selon les régions. D'octobre à novembre, ils émettent un chant secondaire, assez différent de celui de la période de reproduction. Il s'agit d'une série interminable de "chee-which-Which" puissants que l'on entend néanmoins que dans un espace assez réduit.

Habitat

Dans les collines himalayennes, les shamas dayals nichent de 1600 à 2000 m. Ils résident a ces altitudes surtout pendant la période qui va de mars à septembre. A partir de l'automne, ces oiseaux descendent dans les contrées arides du nord-ouest de l'Inde. Ils apprécient particulièrement le voisinage des habitations, les jardins, les vergers et les plantations aux alentours des villages.
On les trouve également dans les forêts arides de feuillus et dans les jungles clairsemées en cours de régénération.

Comportement traits de caractère

Cet oiseau familier du sous-continent indien peut surtout être aperçu au bordure des habitations. On l'y trouve en couple ou en solitaire selon la saison. Il recherche principalement sa nourriture à terre. Il sautille souvent dans les jardins, dans les rues et sur les pelouses, se perche fréquemment sur les murs, les piquets de grille et les sommets des toits, adopte une posture rectiligne, la queue déployée, et agitée vers le haut, laissant tomber ses ailes le long du corps.
Il semble n'éprouver aucune crainte lorsqu'il s'approche des habitations. Cependant en dehors de la période de nidification, il se fait moins actif et plus discret, se retirant volontiers dans les sous-bois et les broussailles.
Quand il est à terre et qu'il recherche des insectes dans les petits ravins, il produit des petites chiquenaudes brusques des ailes et de la queue. Son vol est onduleux, et chaque fois qu'il effectue un vol piqué, il ouvre largement les ailes et la queue, ses rectrices extérieures produisant un curieux effet stroboscopique dans la faible lumière du crépuscule, période à laquelle il est particulièrement actif.
Au cours de la saison de nidification, le mâle gonfle sa poitrine de façon grotesque. Il raidit sa tête vers le ciel. Il se pavane et fait résolument face à ses rivaux. En même temps, il dresse la queue au dessus de son dos, jusqu'à ce qu'elle atteigne presque la tête.
Cette manœuvre agressive a pour but de défendre son territoire, que ce soit face à un concurrent mâle ou à une femelle qui cherche sa nourriture. Les ailes sont maintenues en forme de "V" au dessus du dos, les pattes sont pendantes, exactement comme une pie-grièche qui est sur le point de fondre sur sa proie.
Peu avant de se poser, le shama gonfle ses plumes et donne presque l'impression de flotter dans les airs et de pratiquer le vol stationnaire. Une fois qu'il a chassé l'intrus, le shama vole en direction de son territoire en effectuant une parade victorieuse, dressant la tête et donnant de vigoureux battements d'ailes.

Alimentation mode et régime

Le shama dayal consomme une grande variété d'insectes (fourmis, papillons de nuits, sauterelles, chenilles, etc...) Il ingurgite également des escargots, des vers de terre, des milles-pattes, et des petits lézards ainsi que des matières végétales. A l'occasion, il prélève le nectar des fleurs provenant d'arbres tels que les Kapoks et les Fabacées.

Reproduction nidification

Chez la race nominale, la saison de nidification se déroule principalement de février a août, avec une pointe dans l'activité de mars à juillet et quelques variations selon les régions : mars-juin dans l'ouest du Maharastra, mars-avril (Andhra Pradesh), avril-juillet (Bengale), mai-août (vallée de Katmandou). Il y a en principe deux nichées par saison. Le nid est une coupe assez désordonnée, composée d'herbes, de petites racines, de feuilles, de brindilles et d'une grande variété d'autres matières végétales. L'intérieur est garni de morceaux de toile, de coton et de crin. Le nid est placé généralement dans un trou d'arbre, une cavité de berge, une fissure de mur, un tuyau servant à l'écoulement des eaux de pluie ou sous l'avant-toit d'une maison.
Les nichoirs artificiels sont également utilisés. L'emplacement du nid est situé entre 1 et 10 mètres au dessus du sol, parfois plus quand il s'agit du sommet d'un palmier. La ponte comprend 4 ou 5 oeufs, de couleur vert pâle abondamment taché de brun-rouge et de marques sous-jacentes lavande ou gris-pourpre. On trouve parfois des oeufs sans taches. La taille moyenne d'un œuf est de 21 mm sur 12.
Toutes les obligations (construction du nid, incubation, soins et éducation des jeunes) sont réalisées en commun par les 2 parents. La période d'incubation dure habituellement 12 ou 13 jours.

Distribution

Les shamas dayals sont originaires du sous-continent indien. Leur aire de répartition s'étend du nord du Pakistan en direction de l'est jusqu'en Birmanie et en direction du sud jusqu'au Sri Lanka.
4 sous espèces sont officiellement reconnues :
C.S. saularis, la race nominale, couvre pratiquement tout le sous-continent indien des collines de l'Indus juqu'a la rivière Cauvery au sud et jusqu'au delta du Brahmapoutre à l'est.
C.S. ceylonensis est présente au sud de la rivière Cauvery (Timul Nadu et Kerala) ainsi qu'à Ceylan.
C.S. erimelas est un résident commun au Bangladesh, au Bhoutan, au Bengale et de l'Assam jusqu'en Birmanie.
Enfin C.S. andamanensis est confinée, comme son nom l'indique bien, aux îles Andaman.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 26/03/2007 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net