Tisserin gendarme

Ploceus cucullatus - Village Weaver

Tisserin gendarme
Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Plocéidés

  • Genre
    :

    Ploceus

  • Espèce
    :

    cucullatus

Descripteur

Statius Müller, PL, 1776

Biométrie
  • Taille
    : 17 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 26 à 45 g
Distribution

Distribution

Description identification

Les tisserins sont les plus nombreux de la famille des plocéidés. Il existe en effet 65 espèces de tisserins. En période de reproduction le dimorphisme sexuel chez le tisserin gendarme est bien marqué. Le mâle possède deux couleurs dominantes, le noir et le jaune. Le noir de la tête varie en fonction des régions. Dans le nord de son aire de répartition, le noir de la tête est plus ou moins bordé de roux-châtain foncé. Certains individus ont la nuque totalement rousse. Dans le sud, ces deux couleurs ont tendance à diminuer. Enfin les mâles de la sous-espèce méridionale ont seulement la face et la gorge noire. Dans sa zone d'introduction, comme sur l'île de la Réunion, la couleur noire ne concerne que les parotiques, le menton et la gorge. La calotte et la nuque sont alors jaunes. De façon générale le manteau et le dos sont jaune écaillé de noir. Le croupion est jaune. Les rectrices sont jaune-vert-olive. Les ailes sont noires, bordées de jaune. Le bec fort et conique est noir. Les yeux sont rouge vif. Les pattes sont roses. Selon de la région, le mâle conserve sa livrée nuptiale toute l'année.

La femelle, plus petite et un peu plus terne que le mâle varie aussi en fonction de son aire de répartition. Elle n'a de noir que les ailes qui sont bordées de jaune. La tête est entièrement jaune-vert-olive et le dos gris-brun. La poitrine est jaune vif à blanc. Les yeux rouges. Le bec conique est de couleur chair ou noir et les pattes sont roses. L'immature ressemble à la femelle avec le dos plus brun. Le mâle non nicheur est identique à la femelle.

Indications subspécifiques 8 Sous-espèces

  • Ploceus cucullatus cucullatus (Mauritania, Senegal and Gambia to s Chad and Cameroon, Bioko I.)
  • Ploceus cucullatus abyssinicus (n Sudan, Eritrea and Ethiopia)
  • Ploceus cucullatus bohndorffi (s Sudan, n DRCongo, Uganda, w Kenya and nw Tanzania)
  • Ploceus cucullatus frobenii (s and se DRCongo)
  • Ploceus cucullatus collaris (Gabon, w DRCongo and Angola)
  • Ploceus cucullatus graueri (e DRCongo, Rwanda and w Tanzania)
  • Ploceus cucullatus nigriceps (s Somalia and e Kenya through e and s Tanzania to se DRCongo, s Angola and ne Namibia, w Zimbabwe, e Zambia and c Mozambique)
  • Ploceus cucullatus spilonotus (se Botswana, e South Africa and s Mozambique)

Noms étrangers

  • Village Weaver,
  • Tejedor común,
  • Tecelão-malhado,
  • Dorfweber,
  • málinkó-szövőmadár,
  • Большой масковый ткач,
  • 黑头织巢鸟,
  • Grote Textorwever,
  • Tessitore dei villaggi,
  • Byvävare,
  • Landsbyvever,
  • wikłacz zmienny,
  • pletiarka dedinská,
  • snovač zahradní,
  • Stor Maskevæver,
  • kyläkutoja,
  • Bontrugwewer,
  • ズグロウロコハタオリ,

Voix chant et cris

Le tisserin gendarme est très bruyant au milieu de sa colonie. Son cri d'appel est le "chuck chuck" guttural et commun aux tisserins. Il bavarde et gazouille sans cesse en notes courtes et aiguës. Ses longues phrases se terminent en un sifflement grésillant étiré en crécelle, "tchit-tchit-tchit-t-t-t-t-shirrrrzzzrrrèrrr".

Habitat

Le tisserin gendarme vit dans les zones ouvertes et sèches - savanes, prairies rases, champs, jardins, villes - où les précipitations ne risquent pas de mettre en péril la nidification et où il pourra s'établir en colonie sur de grands arbres.

Comportement traits de caractère

Le tisserin gendarme est un oiseau grégaire et polygame. En fonction du biotope, une colonie peut s'établir sur plusieurs arbres proches les uns des autres. Chaque arbre peut compter jusqu'à 200 individus avec bien souvent plus de femelles que de mâles. D'où la polygamie de l'espèce. En période de reproduction la colonie est très active et très bruyante. Les mâles passent leurs journées à faire d'incessants allers et retours pour se fournir en matériaux de construction. Une colonie possède son propre site de prélèvement, il s'agit d'une zone boisée : palmiers, bananiers, sorghos, acacias et son propre site de gagnage. Le mâle construit le nid et parade en même temps, la femelle peut se trouver à l'intérieur ou non de la chambre. Il peu aussi détruire un nid. Jugé trop sec, trop vieux, il le détricote en coupant, avec son bec, les tiges qui permettent de le suspendre aux branches.
En dehors de la saison de reproduction les adultes se regroupent en dortoirs en se mélangeant à des oiseaux ne faisant pas forcément partie de leur colonie. Le tisserin gendarme se tient alors éloigné des habitations humaines.
Considéré comme dévastateur dans les champs, il se nourrit pourtant de nombreux insectes qui peuvent endommager les cultures. Il se nourrit également au sol.
Le vol : Le tisserin gendarme a un vol rapide et direct.

Alimentation mode et régime

Le tisserin gendarme se nourrit de graines, de céréales, de fruits et d'herbes fraîches. En période de nidification il prélève de nombreux insectes, sauterelles, criquets, chenilles et fourmis pour nourrir les jeunes.

Reproduction nidification

Le tisserin gendarme est anthropophile en période de nidification. D'où son nom anglais Village Weaver. Le mâle construit le nid en le tissant à l'aide de son bec. Les palmiers et bananiers sont sa principale source de matériaux. Le mâle déchire les feuilles vertes avec son bec pour en faire une fine liane. Il peut en fonction du site de nidification ajouter d'autres végétaux. Le nid est en forme de balle ovale. Il est constitué d'une ouverture orientée vers le bas suivie d'un petit tunnel pour entrer dans la chambre de ponte plus ou moins profonde. La chambre est garnie de feuilles beaucoup plus petites comme par exemple les jeunes feuilles d'acacias ou de tamariniers. Il est accroché en bout de branches sur un ou deux endroits. Les branches porteuses sont dénudées ce qui augmente encore la visibilité des colonies. Le mâle parade en construisant son nid. Accroché par les pattes à l'entrée du nid, il écarte et bat des ailes frénétiquement en effectuant des mouvements latéraux de droite à gauche tout en gazouillant. Entre chaque tissage il peut se poser sur les branches environnantes et parader à nouveau.
Le mâle s'accouple avec une première femelle puis retourne construire un second nid. Il recommence avec une troisième, quatrième voire une cinquième femelle. Ceci dépend bien sûr du nombre d'individus dans une colonie.
La femelle pond 2 à 3 œufs qui changent régulièrement de couleur et qu'elle couve seule durant 9 à 14 jours. Les oisillons sont nourris exclusivement d'insectes les 4 premiers jours, s'en suit un ajout de graines sauvages et parfois des morceaux de calcaires. Le pic d'activité pour la recherche de nourriture se situe tôt le matin et tard le soir. Comme pour la recherche de matériaux, chaque colonie possède le même site de gagnage rarement éloigné du site du nidification. Il semble que le mâle ne nourrisse que les jeunes de son dernier nid. Après l'envol, les jeunes ne sont plus nourris.
La période de nidification dépend de l'aire de répartition et de la saison des pluies.

Distribution

Le tisserin gendarme est originaire d'Afrique Sub-Saharienne. Il a été introduit en République Dominicaine, à Haïti, en Martinique, au Portugal, à Porto Rico, à Maurice et à La Réunion (sous-espèce spilonotus d'Afrique australe).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

La population globale du tisserin gendarme n'a pas été quantifiée, mais elle n'est pas en déclin et cette espèce est décrite comme abondante. Son aptitude d'adaptation facilite la multiplication de ses effectifs surtout dans les zones où il a été introduit. Ravageur de cultures, plusieurs tentatives de régulation ont échoué dans l'océan Indien et à Haïti.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 21/10/2015 par Nathalie Santa Maria © 1996-2017 Oiseaux.net