Hirondelle messagère

Hirundo neoxena - Welcome Swallow

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Hirundinidés

  • Genre
    :

    Hirundo

  • Espèce
    :

    neoxena

Descripteur

Gould, 1842

Biométrie
  • Taille
    : 17 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 12 à 17 g
Distribution

Distribution

Description identification

Hirondelle messagère
adulte
Hirondelle messagère
adulte

Cette hirondelle de moyenne taille a un dessus bleu-noir métallique brillant du capuchon jusqu'aux sus-caudales, y compris les scapulaires. Les lores sont noires, les couvertures auriculaires bleues. Le front est châtain-roux éclatant, le menton et la gorge sont semblables mais le haut de la poitrine est d'un roux légèrement plus clair. Le bas de la poitrine et l'abdomen affichent une teinte blanc grisâtre. Les flancs, les sous-alaires et les axillaires sont blanc grisâtre avec une nuance brune. Les sous-caudales sont gris-brun, avec une bande subterminale sombre, des pointes et des bordures pâles. Les ailes présentent une couleur brun noirâtre terne, avec un peu de lustre sur les couvertures et sur les tertiaires. La queue très fourchue est brun noirâtre. Toutes les rectrices excepté les plumes centrales ont une tache subterminale blanche sur les filets intérieurs.
Le bec est noir, les iris brun sombre. Les pattes et les pieds sont brun noirâtre foncé. Les 2 sexes sont identiques mais le mâle est un peu plus grand avec une queue nettement plus fourchue. Les juvéniles ont un plumage plus brun et plus terne que les adultes, encore que le manteau puisse présenter un lustre plus brillant. Les zones châtain-roux sont plus pâles et contrastent moins avec le reste du plumage. Le front est à peine châtain et le haut de la poitrine est blanc terne. Les tertiaires ont des pointes chamoisées, les rectrices externes sont plus brèves.

Indications subspécifiques 2 sous-espèces

  • Hirundo neoxena neoxena (sc and e Australia, New Zealand and islands)
  • Hirundo neoxena carteri (sw Australia)

Noms étrangers

  • Welcome Swallow,
  • Golondrina australiana,
  • Glücksschwalbe,
  • Welkomzwaluw,
  • Rondine benvenuta,
  • välkomstsvala,
  • Pionérsvale,
  • lastovička štebotavá,
  • vlaštovka šedobřichá,
  • Australsk Landsvale,
  • australianhaarapääsky,
  • oreneta d'Austràlia,
  • jaskółka australijska,
  • Новогвинейская (настоящая) ласточка,
  • オーストラリアツバメ,
  • 迎燕,
  • 喜燕,

Voix chant et cris

Hirondelle messagère
adulte

Le cri de contact est un simple "seet" émis en vol ou occasionnellement d'un perchoir. Il est répété à de multiples reprises et constitue une sorte de "twittering". Le chant est un mélange de trilles et de gazouillements aigus, délivré souvent d'un perchoir. Le cri d'alarme est un "tswee" rude, un "sweert" ou éventuellement un "tit-swe" dont la 2ème syllabe est brève.

Habitat

Hirondelle messagère
adulte

Cette hirondelle est commune dans une grande variété d'habitats excepté dans les forêts et dans les déserts.

Elle niche particulièrement à proximité des habitations mais aussi dans les grottes côtières et sur les falaises. On peut souvent l'observer à faible distance de points d'eau tels que les rivières, les estuaires, les lacs et les réservoirs surtout s'ils sont situés dans des terres agricoles. L'hirondelle messagère recherche également sa nourriture dans des endroits plus arides comme les champs de céréales ou les dunes sableuses.

Comportement traits de caractère

Hirondelle messagère
adulte

Le vol est rapide, comprend de nombreuses acrobaties et des tonneaux, il se développe généralement à faible hauteur au-dessus du sol.


Les hirondelles messagères nichent habituellement en couples isolés mais il peut arriver qu'elles forment des colonies lâches à l'intérieur desquelles les nids sont disposés à moins d'un mètre les uns des autres. On possède également l'exemple d'une colonie de 25 nids établis sous une jetée. En 1984, Blakers signale une colonie de près de 500 nids installés dans une vieille ferme abandonnée.
Ces oiseaux ont un instinct territorial peu développé mais ils défendent un petite zone autour du nid et les mâles sont parfois très agressifs vis-à-vis des intrus. En dehors de la période de reproduction, les hirondelles messagères forment des rassemblements de près de 500 individus et parfois plus.
Chaque couple revient sur le même lieu de procréation pendant plusieurs années consécutives, mais les jeunes issus de la nichée précédente changent d'endroit.
Au début de la saison de nidification, les oiseaux entament une série de poursuites et de parades aériennes au cours desquelles ils ont la queue déployée. Les couples se perchent ensemble et s'envoient des gazouillements mutuels en levant et en agitant les ailes. Le mâle semble protéger la femelle et l'accompagne dans ses déplacements quand elle construit le nid.

Alimentationmode et régime

Hirondelle messagère
adulte

Une grande variété d'insectes sont ingurgités, des libellules, des punaises, des carabes,des coléoptères de la famille des staphylinidés, des tipulidés, des éphydridés, des bombyliidés, des trichptères, des papillons de nuit et des guêpes.

Les hirondelles marchent parfois derrière les pies et les étournaux, profitant de la panique provoquée par ces oiseaux pour capturer plus facilement des proies. A la fin de l'automne, quands les insectes sont rares, elles chassent de nuit et capturent les papillons qui sont attirés par les lumières de l'éclairage public.

Reproduction nidification

Hirondelle messagère
adulte

La saison de reproduction s'etend sur toute la période qui va de juillet à avril, mais l'activité des nids bat surtout son plein en septembre-octobre. Un couple peut avoir deux ou trois couvées par an.
Le nid est une demi-coupe arrimée à une surface verticale proche d'une saillie sur un mur ou sur la paroi d'une grotte. Il est parfois placé dans une cavité d'arbre, des surfaces planes ou très légèrement inclinées sont également utilisées. Les hirondelles messagères profitent des structures artificielles et utilsent désormais plus fréquemment ce genre de sites que les sites naturels. Elles bâtissent leur nid dans les vérandas, sous les toits, les ponts, dans des tuyaux d'assez large diamètre, sous des jétées, dans des galeries de mines, dans des réservoirs servant à stocker les eaux et même dans des boites où l'on dépose le courrier. Comme les hirondelles des cheminées, ces oiseaux tirent avantage de toute situation favorable et se montrent particulièrement opportunistes. Quelques sites naturels comme les grottes et les trous d'arbres trouvent cependant faveur à leurs yeux.
Le nid est construit avec de la boue mêlée avec des herbes. Les boulettes sont récoltées localement avec quelques radicelles et du crin.

Quelques autres matériaux comme des algues et un peu de plumes sont également ramassés. Certaines femelles continuent à ajouter des plumes après que les œufs aient été déposés et même pendant l'incubation. Les deux partenaires construisent le nid qui met de 6 à 24 jours pour être achevé. Les vieux nids sont réutilisés chaque année après avoir été réparés avec un peu plus de boue. Les couples qui sont sédentaires occupent le nid pour se reposer après la reproduction.
La ponte comprend en moyenne 4 œufs. En Tasmanie, 61% des nids contenaient 4 œufs, 19% en contenaient cinq, 16% n'en possédaient que trois. Les pontes semblent être plus importantes à l'intérieur des terres qu'à proximité du littoral. Les œufs sont blancs avec des taches brunes et lavande sur la partie la plus large de la coquille. Ils mesurent 18 millimètres sur 14 mais il peut y avoir des variations dans le poids et la taille selon les régions. Les œufs sont pondus avec un délai d'au moins un jour entre chacun. En général, la femelle couve seule, mais il arrive que le mâle se pose sur les œufs pendant une période très brève. La couvaison dure entre 14 et 18 jours et les œufs éclosent avec un jour d'écart. Les oisillons sont nidicoles et restent au nid entre 18 et 23 jours.
Les 2 parents nourrissent les jeunes, mais toujours un à la fois. Ceux-ci reçoivent leur pitance à des intervalles assez réduits, toutes les 30 minutes ou toutes les heures. Dans un exemple, des assistants ont été aperçus, aidant le couple à nourrir les jeunes. Une fois que ces derniers ont pris leur envol et quitté le nid, ils y reviennent pendant quelques nuits ou quelques semaines pour s'y reposer. Occasionnellement, des jeunes de la première couvée aident leurs parents à couver la deuxième couvée.

Distribution

Les hirondelles messagères sont endémiques de l'Australie, quoique depuis la fin des années 50, on la trouve également en Nouvelle-Zélande. La race nominale neoxena vit dans l'est du Queensland, dans les Nouvelles-Galles du Sud, dans l'état de Victoria et dans les parties de l'Australie Méridonale qui sont adjacentes. On la trouve également en Tasmanie, en Nouvelle-Zélande, dans l'île de la Grande-Barrière, ainsi que dans les îles Auckland, Chatham et Kermadec. La race carteri niche en Australie Occidentale, y compris l'île Bernier. En dehors de la saison de reproduction, ces oiseaux visitent également la Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Calédonie.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Cette espèce est assez commune, excepté dans le centre de l'Australie. Toutefois, on ne possède aucune mesure des effectifs des différentes populations. Il est probable que les populations aient augmenté du fait du changement de mode de nidification et de le plus grande utilisation des structures artificielles. En Nouvelle-Zélande, les populations se sont rapidement accrues en nombre et en superficie. Elles sont désormais très courantes dans l'île Sud ainsi que dans l'île Nord, aux alentours de Plenty et de Hawke Bay.
Le taux de productivité des couvées n'est pas très élevé. En Australie, il ne dépasee pas les 53% et en Nouvelle-Zélande, seuls 52% des œufs produisent des jeunes à l'envol. Ces piètres résultats sont dûs à l'infertilité des oiseaux, à l'action des prédateurs, à la chute des nids et à leur usurpation par certaines espèces de passereaux. Les averses violentes et le mauvais temps sont également une cause importante de mortalité chez les oisillons
D'après Birdlife, l'espèce est classée comme de préoccupation mineure.

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Hirondelle messagèreFiche créée le 24/07/2012 par
publiée le - modifiée le 24-05-2014
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