La Foulque macroule est souvent prise pour une Poule d'eau par les promeneurs non avertis. Si toutes les deux font partie de la famille des Rallidés et fréquentent les mêmes milieux, plans et cours d'eau, leur aspect et même leur comportement sont très différents.

Foulque macroule à gauche et Gallinule poule-d'eau à droite © Didier Collin, Hervé Michel
De loin déjà la foulque est facilement reconnaissable à son écusson frontal et son bec blancs très visibles, ce d'autant plus que cet oiseaux nage souvent à découvert sur les plans d'eau, même urbains. La poule d'eau est plus discrète et ne s'éloigne guère des berges où elle est prompte à se réfugier dans la végétation ou les enrochements. Curieusement, cet oiseau très craintif, est présent sur les cours d'eau en pleine ville.

Foulque macroule © Crickillon DimitriLa foulque, au plumage gris anthracite, a un aspect trapu de canard, alors que la poule d'eau à la robe brun noir nuancé de verdâtre dessus, est plus petite et plus fuselée. Le rouge de son front et de la base de son bec à pointe jaune, constituent, avec les raies blanches sur les flancs, des critères d'identification faciles.
Gallinule poule-d'eau © Jean-Michel Peers
Il n'y a guère de plan d'eau et de grande mare que les foulques ne peuplent pas, souvent en grand nombre. Les poules d'eau bien qu'assez fréquentes, sont bien moins nombreuses et plus isolées.
Les deux espèces peuvent être observées au gagnage à terre. Alors que la foulque s'y déplace de façon lourdaude, la poule d'eau y démontre de grandes facilités motrices. La foulque lui rend bien cet avantage en sachant parfaitement plonger sous l'eau pour se nourrir. La poule d'eau ne s'immerge à peine que pour se soustraire à un danger.

Foulque macroule © Jean-Michel PeersLes deux espèces sont d'excellentes nageuses bien que n'ayant pas les pieds palmés comme les canards, les oies et les cygnes. Au contraire, tous les deux n'aiment guère à voler. Pour y parvenir, la foulque est obligée de prendre un élan d'une vingtaine de mètres en courant sur l'eau.. C'est à la nage et par immersion que la fuite s'opère en priorité.

Gallinule poule-d'eau © Didier CollinLes foulques et les poules d'eau ont en commun d'être avant tout des consommatrices de végétaux, principalement aquatiques pour ce qui est des premières. Tantôt, elles les picorent à la surface de l'eau, tantôt elles les captent en barbotant queue en l'air. La foulque, de plus, exploite les faibles profondeurs en plongeant. De façon alors très caractéristique, elle saute hors de l'eau et pique une tête.
Le régime végétarien est complété par des insectes, larves, petits mollusques, têtards, voire petits poissons. La foulque ne dédaigne pas les déchets organiques de toute provenance, au besoin à la sortie d'un égout.

Foulque macroule © Nicole BouglouanOn ne prête guère attention aux foulques tant elles sont omniprésentes sur nos étangs. Pourtant, au printemps les rixes acharnées des mâles se disputant une partenaire, sont très spectaculaires sur la grande scène d'un plan d'eau. Pendant ce temps, les mâles de poules d'eau, non moins bagarreurs, mais camouflés par la végétation, ne se signalent que par leurs cris où le sonore « kourouk » domine.
Texte de Gilbert Blaising
pour le site www.oiseaux.net
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Oiseaux, merveilleux oiseaux - Les dialogues du ciel et de la vie
par Reeves Hubert
1. Présentation : Dans ce nouveau livre, Hubert Reeves conjugue sa veine "écolo-poétique" (Malicorne) et son talent de vulgarisateur (Patience dans l'azur, etc.). Une méditation sur la nature, et tout particulièrement sur les « merveilleux oiseaux », sert de fil conducteur à une réflexion sur les racines profondes de la complexité du monde, telles que nous les révèle la science contemporaine. Le livre s'ouvre sur l'évocation d'une rencontre de l'auteur avec des adolescents en difficulté et sur une allusion aux graves problèmes de santé qu'il a connus. L'auteur, nous dit-il, a écrit pour les « lassés de l'existence » dans l'espoir de leur faire entendre l'appel du cosmos, s'adressant à chacun : « tu es toujours avec nous ». Le livre comporte 5 parties : I) La première s'ouvre sur le spectacle de la migration des oies sauvages « D'où viennent ces oiseaux majestueux ? Dans le passé le plus récent ils arrivent de la Terre de Baffin, une grande île de l'océan Arctique lieu de leur nidification estivale. Mais avant, bien avant ? Comment les oies sont-elles apparues sur la Terre ? Comment ont-elles appris à retrouver leur nid après un voyage de trois mille kilomètres ? Le but de ce livre est de décrire l'état présent de nos connaissances sur ces sujets. Grâce à l'astronomie, à la physique, à la chimie et à la biologie nous sommes en mesure d'identifier les "ferments" de cette évolution à partir du chaos primordial jusqu'à l'extraordinaire sophistication des mammifères. Ces question...
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