Blongios nain

Ixobrychus minutus - Little Bittern

Systématique
  • Ordre
    :

    Pélécaniformes

  • Famille
    :

    Ardéidés

  • Genre
    :

    Ixobrychus

  • Espèce
    :

    minutus

Descripteur

Linnaeus, 1766

Biométrie
  • Taille
    : 36 cm
  • Envergure
    : 40 à 58 cm.
  • Poids
    : 125 à 150 g
Longévité

5 ans

Distribution

Distribution

Description identification

C'est le plus petit héron européen. Chez le mâle adulte, le capuchon, le dos, les scapulaires et les sus-caudales sont noirs à reflets verdâtres. Les côtés de la tête et le cou affichent une teinte jaune ocre pâle, ce dernier avec deux raies médianes blanches peu évidentes. Le reste du dessous est ocre avec quelques marques latérales sombres. Les rémiges et le poignet sont noirs, les grandes couvertures blanches, les autres ocre- jaune. Les sous-alaires présentent une couleur blanche, les rectrices sont noir verdâtre. Le bec jaune verdâtre possède un culmen brun. Il est souvent nuancé de rouge-orange en période nuptiale. Les tarses sont verts, l'iris jaune-orange.

La femelle possède une calotte noire avec des liserés bruns. Le dos et les scapulaires affichent une couleur brun-chocolat avec des bordures jaunâtres. Les sus-caudales sont noirs. Les côtes du cou portent des marques brunes, les flancs sont rayés de brun sombre. Les rémiges sont brun noirâtre, les grandes couvertures jaune-brun. L'iris jaune est plus pâle que celui du mâle. Les juvéniles sont assez semblables aux femelles adultes mais avec un dessous plus fortement rayé de noir et de jaune.

Indications subspécifiques 3 Sous-espèces

  • Ixobrychus minutus minutus (c and s Europe to c Asia and nw India)
  • Ixobrychus minutus payesii (Africa south of the Sahara)
  • Ixobrychus minutus podiceps (Madagascar)

Noms étrangers

  • Little Bittern,
  • Avetorillo Común,
  • Garçote-comum,
  • Zwergdommel,
  • Törpegém,
  • Woudaap,
  • Tarabusino comune,
  • Dvärgrördrom,
  • Dvergrørdrum,
  • bučiačik močiarny,
  • bukáček malý,
  • Dværghejre,
  • pikkuhaikara,
  • Kleinrietreier (Woudapie),
  • martinet menut comú,
  • Rindilþvari,
  • bączek (zwyczajny),
  • mazais dumpis,
  • čapljica,
  • Волчок,
  • コヨシゴイ (ヒメヨシゴイ),
  • 小苇鳽,
  • 小葦鳽,

Voix chant et cris

On entend souvent la voix du mâle pendant la saison de nidification. C'est un son voilé, peu sonore, répété à intervalles réguliers d'environ deux secondes et souvent en longues séries, de préférence au crépuscule et par temps calme : 'ouôr....ouôr....ouôr'. On croirait entendre le coassement d'un batracien ou l'aboiement lointain et mystérieux d'un chien.

Habitat

Les blongios nains vivent surtout dans les roselières inondées où ils trouvent des conditions favorables à leur mode de nidification mais également à la recherche de leur subsistance. Ils s'installent au bord des lacs, des étangs, le long des cours d'eau lents et dans les marais. Ils apprécient particulièrement la présence de vieilles tiges ainsi qu'une certaine variation dans la végétation : buissons de saules, massettes (herbes du bord des étangs ressemblant à des roseaux et dont les fleurs forment un épi compact), scirpes (plantes aquatiques à feuilles plates qui permet de les distinguer des joncs). Le blongios nain aime aussi les mares découvertes et les lisières. Lorsqu'il ne trouve pas d'habitat optimal, il peut se contenter de massifs de faible étendue ou même de simples rideaux de roseaux et même de simples étangs dans les parcs jusque dans les environnements urbains. D'une manière générale, son biotope coïncide avec celui de la rousserole turdoïde.

Comme nicheur, le blongios nain est répandu dans toute l'Europe Méridionale et Moyenne. Au nord, son aire de distribution s'étend jusqu'en Hollande, en Allemagne Septentrionale et en Russie. On le trouve également en Afrique du Nord, du Maroc à l'Egypte, ainsi qu'en Asie Occidentale, du sud-ouest de la Sibérie et de la Palestine jusqu'en Kirghizie et l'est du Cachemire.

Comportement traits de caractère

Il est facilement observable au printemps lorsque les mâles patrouillent au dessus de la végétation palustre d'un vol souple. Les oiseaux européens sont migrateurs et prennent leurs quartiers d'hiver en Afrique au sud du Sahara. Les blongios nains possèdent essentiellement des activités diurnes et crépusculaires. Très habiles à grimper sur les tiges de roseaux, ils adoptent une posture figée, immobiles et raides comme des piquets, aussitôt qu'ils s'estiment en situation de danger. Les petits, dès la sortie du nid, sont capables d'adopter la même attitude. Le passage du relais entre le mâle et la femelle lors de la couvaison donne lieu à une cérémonie particulière : à l'approche du partenaire, l'oiseau qui couve relève la tête et ouvre largement le bec dont la base rougit aussitôt. Reçu de manière agressive et menaçante, l'arrivant répond de même, en ouvrant le bec et en dressant la huppe.
Le vol : Bat lentement des ailes, la tête repliée en arrière et les pattes tendues. Vol puissant et régulier.

Alimentation mode et régime

Son régime n'est guère différent de celui de la plupart des Ardéidés. Ce pêcheur opère le plus souvent à l'affût, sous le couvert ou à la lisière des roseaux et d'autres végétations des eaux peu profondes. Il n'atteint en général que les proies de surface : petits poissons d'un longueur de 13 cm et d'une largeur de 3,5 cm au maximum, insectes aquatiques et leurs larves, batraciens et leurs têtards, sangsues et autres vers, ainsi que divers mollusques avec ou sans coquilles. Le pillage des nids est assez courant, notamment ceux des rousseroles dont il engloutit les oeufs et les petits. A l'occasion sans doute, les cadavres de poissons ne sont pas négligés. C'est un consommateur opportuniste qui ne néglige aucune occasion pour se nourrir.

Reproduction nidification

Avec un retour relativement tardif de ses quartiers d'hiver africains, le blongios nain ne s'installe sur son lieu de nidification qu'au cours de la seconde quinzaine de mai, en Europe Centrale. On n'a guère de renseignements sur la formation des couples. On sait toutefois que le mâle arrive en premier, marquant son territoire par le chant et chassant tous les rivaux qui s'y incrustent. C'est également le mâle qui détermine l'emplacement du nid et en dépose les premiers matériaux. Dès que la femelle a accepté cette première ébauche, elle prend une part croissante à sa construction. A la fin du processus, son compagnon ne fait guère que l'assister dans son travail.

Lorsque les conditions sont optimales, les couples ont tendance à former des colonies assez lâches. Parfois les nids sont distants de 3,5 à 5 mètres, bien que ces densités soient assez rares. Le nid est une construction originale en forme de pyramide inversée. Il est bâti à base de morceaux de roseaux secs et placés hermétiquement dans la roselière à faible hauteur. Les dimensions varient selon le site, faibles s'il est abrité, beaucoup plus importantes s'il est exposé au vent et aux vagues. La ponte commence avant même que l'ouvrage ne soit entièrement terminé. Cinq ou six oeufs blancs sont pondus en mai. L'incubation dure 20 jours. La femelle prend une part importante dans cette tâche, relevée à intervalles réguliers par le mâle. Les petits sont précoces. A 5 ou 6 jours déjà, ils sont capables de quitter un instant la plate-forme et de s'agripper aux tiges qui l'entourent. Dès le dixième jour après l'éclosion, ils se tiennent droits et raides comme les adultes, bien qu'ils soient encore recouverts de duvet. Au fil des jours, ils s'éloignent de plus en plus loin du nid mais il y reviennent régulièrement pour recevoir leur pitance. Au bout d'un mois, ils sont autonomes, ayant appris instinctivement à pêcher.

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

En très forte régression dans toute l'Europe à cause de la disparition ou la modification de son habitat et la forte mortalité de l'espèce pendant la migration ou l' hivernage en Afrique par suite à la disparition des lieux traditionnels de stationnement ou de relais.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 07/11/2002 par Didier Collin avec la participation de Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net