Buse à queue blanche

Geranoaetus albicaudatus - White-tailed Hawk

Systématique
  • Ordre
    :

    Accipitriformes

  • Famille
    :

    Accipitridés

  • Genre
    :

    Geranoaetus

  • Espèce
    :

    albicaudatus

Descripteur

Vieillot, 1816

Biométrie
  • Taille
    : 61 cm
  • Envergure
    : 118 à 143 cm.
  • Poids
    : 880 à 1235 g
Distribution

Distribution

Description identification

La description ci-dessous correspond à la race hypsopodius qui vit au Texas et dans le nord du Mexique. Les 2 sexes sont quasiment identiques. il existe deux phases de plumage. Dans la phase claire, les adultes ont un capuchon, des côtés de la tête et du cou gris cendré. La plupart des plumes des parties supérieures sont grises avec des liserés gris foncé. Les petites couvertures et les scapulaires sont cannelle à brun roussâtre, les femelles tirant plus sur le roux que les mâles. Le reste des couvertures alaires sont majoritairement grises. Le bas du dos, le croupion et les sus-caudales forment un ensemble blanc finement barré de gris sombre. Les rectrices sont blanches avec une large bande subterminale noire et une dizaine de petites barres sombres disposées comme des vaguelettes. Les parties inférieures sont généralement toutes blanches, avec cependant parfois de fines barres brun grisâtre sur les côtés de la poitrine, les flancs et les cuisses. Les axillaires et le dessous des ailes sont blancs avec d'imperceptibles barres grises près de la base des primaires. Les iris sont noisette, la cire vert pâle ou jaunâtre. Le bec est noir à la pointe, gris bleuâtre à la base. Les pattes et les pieds sont jaune brillant.
Dans la phase sombre qui est plutôt rare aux Etats-Unis, les adultes sont assez semblables à ceux de la phase claire. Néanmoins, les parties inférieures sont entièrement grises ou ardoise, les plumes de l'abdomen et les cuisses étant modérément tachées ou barrées de blanc. Les sous-caudales sont légèrement infiltrées de roux.
Chez les juvéniles, les parties supérieures y compris les ailes sont brun-noir à gris souris avec une tache blanchâtre en forme de "U" juste au-dessus de la queue. Même en phase claire, le dessous est sombre excepté la poitrine qui porte une large tache couleur crème. Les rectrices sont lavées de gris et la bande subterminale sombre n'est pas aussi bien définie que chez les adultes. Les iris sont chamois-gris. Le bec est noir dessus, plus pâle dessous. Les pattes et les pieds sont couleur chair.

Indications subspécifiques 3 Sous-espèces

  • Geranoaetus albicaudatus hypospodius (s Texas. USA. to n Colombia and nw Venezuela)
  • Geranoaetus albicaudatus colonus (Netherlands Antilles, n South America)
  • Geranoaetus albicaudatus albicaudatus (s South America)

Noms étrangers

  • White-tailed Hawk,
  • Busardo Coliblanco,
  • Gaviao-de-cauda-branca, curucuturi,
  • Weißschwanzbussard,
  • fehérszárnyú ölyv,
  • Witstaartbuizerd,
  • Poiana graduata,
  • Vitstjärtad vråk,
  • Hvithalevåk,
  • myšiak hrdzavoplecí,
  • káně pestrá,
  • Rustskuldret Musvåge,
  • kaktushiirihaukka,
  • aligot cuablanc,
  • myszołów białosterny,
  • garspārnu klijāns,
  • Белохвостый канюк,
  • オジロノスリ,
  • 白尾鵟,
  • 白尾鵟,

Voix chant et cris

Buse à queue blanche
adulte

La buse à queue blanche lance des "ke ke ke" aigus et caquetants. Ils résonnent comme des tintements et, à bien des égards, ils ressemblent à certains bêlements de chèvre ou à des cris de mouettes rieuses.

Habitat

Leur habitat préféré diffère quelque peu selon les régions. Au Texas, les buses à queue blanche occupent les prairies qui longent le littoral, y compris les étendues de graminées (distichlis stricta) qui bordent les plages. A l'intérieur des terres, on les trouve dans les savanes sèches et arborées recouvertes à la fois de chênes et de mesquites. Plus au sud, en Amérique Centrale et en Amérique du Sud, l'espèce fréquente le même type de paysages ouverts mais elle peut déborder sur les versants des collines avoisinantes jusqu'à une altitude d'au moins 700 mètres. On peut également la trouver dans les clairières des zones boisées ou même dans les grands espaces herbeux du type pampa dans le nord de l'Argentine.

Comportement traits de caractère

On ne sait pas grand chose sur la formation des territoires ni sur les parades aériennes qui permettent de les établir.Tout ce que l'on peut dire, c'est qu'au début de la période de nidification, les couples effectuent des vols circulaires très haut dans le ciel, ce qui renforce sans doute les liens conjugaux. Ces parades aériennes précèdent l'accouplement qui a lieu entre la fin janvier et le début du mois d'avril. Elles se déroulent dans près de 70% des cas. En de rares occasions (environ 10%), ces parades interviennent également après la copulation. Les deux partenaires se chargent de défendre le territoire et de chasser les intrus. Pendant la période d'incubation et pendant l'élevage des jeunes, il n'y a pas de différences notables dans le comportement territorial des adultes. Ces derniers occupent et défendent leur territoire pendant presque toute l'année. Le long de la côte du golfe, les buses à queue blanche s'apparient et s'installent dans leur zone d'influence dès le début du mois de janvier, alors que les buses à queue rousse (Buteo jamaicensis) et les busards américains (Circus hudsonicus) sont encore présents, ce qui occasionne souvent des conflits. Les buses à queue blanche atteignent la maturité sexuelle et commencent à se reproduire vers l'âge de 2 ans. Toutefois, des couples reproducteurs en plumage immature ont déjà parfois été observés.

Alimentation mode et régime

Dans les rapports datés de la moitié du XXème siècle, la buse à queue blanche est décrite comme un chasseur opportuniste se nourrissant d'à peu près toutes les proies qui sont accessibles à un oiseau de sa taille. Au rang des victimes, sont citées de nombreuses espèces d'oiseaux : colins de virginie, sturnelles des prés, moqueurs polyglottes, râles élégants et bruants maritimes. Figurent également de petits mammifères comme les lapins à queue blanche (sylvilagus), les gaufres du genre Geomys ou les souris du genre Perognatus et les spermophiles. Les reptiles (serpents, couleuvres, lézards) ont également leur place au menu. Plus récemment, Farquahar a réalisé un étude plus systématique dans laquelle les espèces sont regroupées par catégories. Selon lui, les mammifères, en particulier les lapins, constituent 45% de la diète. Les oiseaux parmi lesquels il distingue en premier lieu les cupidons des prairies (Tympanuchus cupido) forment 34% du total. Enfin, les reptiles ne représentent que 16%.

Les buses à queue blanche chassent surtout en fin de journée. La plupart du temps, elle traquent leurs victime dans les airs, planant sur les courants thermiques ou battant faiblement des ailes pour rejoindre leurs proies. Pour trouver leur nourriture, elles survolent surtout les prairies et les collines herbeuses, délaissant en partie les régions qui ont une forte couverture arbustive. Il leur arrive toutefois de chasser à l'affût à partir d'un perchoir. Cette technique de chasse ne concerne qu'une faible proportion des proies.

Reproduction nidification

Tout comme la Buse rouilleuse (Buteo regalis), cette espèce a tendance à choisir un site de nidification bénéficiant d'un vaste panorama sur les environs. Elle niche dans toutes sortes de grands buissons, de yuccas ou d'arbres s'il y en a de disponibles. Trois types d'habitats sont sélectionnés en priorité : les savanes ouvertes pourvues de mesquites, les maquis de chênes et les zones mixtes de savanes et chaparral. Les nids sont situés entre 3 et 9 mètres au-dessus du sol ou parfois plus, tout au sommet de l'arbre, habituellement en plein centre du feuillage. Ils sont parfois remis à neuf et réutilisés pendant plusieurs années. Les travaux de restauration interviennent en février ou bien avant la ponte.

Au Texas, les buses à queue blanche déposent leurs oeufs entre la fin du mois de février et le mois de mai. Le pic dans l'activité correspond à la seconde dizaine de mars. La ponte comprend entre 1 et 4 oeufs qui sont déposés à 2 jours d'intervalle. Il n'y a généralement qu'une ponte par saison bien que, dans les situations exceptionnelles, il puisse y en avoir deux. En cas de perte de la première nichée, les pontes de remplacement sont très fréquentes dans le courant du mois d'avril. La période d'incubation dure environ 31 jours. Compte-tenu du mode de ponte, les naissances sont échelonnées, avec 1 jour d'écart. Les deux aînés quittent prématurément le nid au bout de 35 jours et rejoignent une bande, alors que le troisième s'attarde au nid jusqu'à 47 jours après l'éclosion. Toutefois, les jeunes buses restent dépendantes de leurs parents pendant plus de 7 mois pour ce qui concerne la nourriture, ce qui est la période la plus longue jamais observée pour un rapace d'Amérique du Nord.

Les buses à queue blanches ont un taux de reproduction assez élevé : selon les observateurs, entre 70 et 90% des tentatives de reproduction sont couronnées de succès. La productivité est également assez bonne : ces oiseaux produisent entre 1,74 et 2 oisillons par nid. Les caracas huppés et les quiscales à longue queue sont les prédateurs principaux des couvées. 92% des jeunes buses survivent après l'envol.

Distribution

La buse à queue blanche est originaire du continent américain. Son aire de distribution s'étend du Sinaloa, du Chihuahua et du sud-est du Texas à travers tout le Mexique et l'Amérique Centrale jusqu'en Amérique du Sud et au nord de l'Argentine. Trois sous-espèces sont officiellement reconnues : B.a. hypospodius (littoral du Texas et vallée du Rio Grande jusqu'au nord de la Colombie et l'ouest du Venezuela) - B.a. colonus (est de la Colombie jusqu'au Surinam et à l'embouchure de l'Amazone) - B.a. albicaudatus, la race type, (du sud de la forêt amazonienne jusqu'au nord de l'Argentine).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

La buse à queue blanche est courante partout de la vallée du Rio Grande jusqu'au centre de l'Argentine. Bien que l'espèce ait disparu de certaines régions qui n'étaient plus viables en raison de la fragmentation de l'habitat, elle n'est pas considérée comme globalement en danger. Au contraire, compte-tenu du succès assez remarquable de la reproduction, les effectifs sont stables, voire en légère progression. Dans les années 1940, un risque pesait sur les nichées, la coquille des oeufs s'amincissant dangereusement à cause de l'usage des pesticides. Ce phénomène semble (provisoirement?) réglé.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 17/09/2009 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net