Calao à bec rouge

Tockus erythrorhynchus - Northern Red-billed Hornbill

Systématique
  • Ordre
    :

    Bucérotiformes

  • Famille
    :

    Bucérotidés

  • Genre
    :

    Tockus

  • Espèce
    :

    erythrorhynchus

Descripteur

Temminck, 1823

Biométrie
  • Taille
    : 35 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 90 à 220 g
Longévité

18 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Ce petit calao noir et blanc se distingue principalement par ses ailes tachetées, ses rectrices externes blanches et son long bec recourbé rouge. Le mâle de la race nominale affiche une petite tache jaune à la base du bec, il ya aussi une ligne noire sur la moitié intérieure de la mandibule inférieure. Contrairement à la plupart des autres espèces de calaos, le bec n'est pas surmonté d'un casque creux. La peau nue qui entoure l'œil et qui recouvre la gorge varie du rose au jaunâtre. Les yeux sont bruns.
La femelle est plus petite que son partenaire, la tache noire qui orne sa mandibule inférieure est plus réduite. Les juvéniles ressemblent à l'adulte mâle, mais leur bec est plus bref et de couleur orange clair.
Les différentes races varient par leur taille, la couleur des yeux et la teinte de la peau nue faciale. La race kempi ou calao occidental est plus petite, il a un masque facial noir. La race rufirostris appelée aussi calao d'Afrique du Sud est légèrement plus grande que la race nominale. Elle a une face et un haut de poitrine gris plus sombre, moins de noir sur le bec. Sa peau faciale est couleur chair et ses yeux sont jaunes. La race damarensis ou calao de Namibie est encore plus grand, sa tête et sa poitrine sont plus blanches, sa peau faciale est couleur chair. Les yeux et le bec sont semblables à la nominale. La race ruahae ou calao de Tanzanie a un masque facial sombre et des iris clairs.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Northern Red-billed Hornbill,
  • Toco Piquirrojo,
  • Calau-de-bico-vermelho,
  • Rotschnabeltoko,
  • piroscsőrű tokó,
  • Roodsnaveltok,
  • Bucero beccorosso,
  • Nordlig rödnäbbad toko,
  • Rødnebbtoko,
  • toko červenozobý,
  • zoborožec rudozobý,
  • Rødnæbbet Toko,
  • punanokkatoko,
  • Rooibekneushoringvoël,
  • calau de bec vermell,
  • toko białogrzbiety,
  • Красноклювый ток,
  • アカハシコサイチョウ,
  • 红嘴弯嘴犀鸟,
  • 紅嘴犀鳥,

Voix chant et cris

Calao à bec rouge
adulte

Le calao à bec rouge émet des gloussements, tels que "kok-kok-kok-kokok-kokok-koko" augmentant en cadence et en volume.

Habitat

Les calaos à bec rouge fréquentent les savanes ouvertes et les zones boisées clairsemées, particulièrement celles qui ont un sous-bois épars. Ils visitent également des broussailles sèches d'épineux. En Namibie et dans les région subsahariennes, ils semblent apprécier les paysages accidentés et les zones de collines. En Ethiopie, ils peuvent grimper jusqu'à 2 100 mètres d'altitude.

Comportement traits de caractère

Les calaos à bec rouge trouvent le plupart de leurs aliments à terre. Ils capturent les petits insectes en creusant dans les bouses et dans les débris. Ils se joignent souvent à des bandes mixtes. Les oiseaux de la race nominale (erythrorhynchus) préfèrent généralement prospecter dans les arbres, en particulier ceux où les compétiteurs sont absents.
Dans certaines régions, pendant la saison sèche, ces oiseaux se rassemblent en troupes qui peuvent compter plusieurs centaines d'individus. En particulier dans les régions arides qui bordent le sud du Sahara, il peut yavoir des mouvements migratoires mais de faible amplitude. Au Zimbabwe, dans la vallée du Zambèze et au bord de certains lacs, il peut y avoir un afflux de nombreux oiseaux qui effectuent des mouvements locaux dans leur quête de nourriture.

Alimentation mode et régime

Les calaos à bec rouge se nourrissent de coléoptères, de termites, de larves de mouches et de sauterelles, les invertébrés constituant le plus grande partie du régime. Les petits animaux à squelette comme les geckos, les oisillons et les rongeurs n'en constituent pas moins des proies valables. Certains fruits sont aussi ingurgités et à la saison sèche, les oiseaux de la race nominale semblent apprécier les graines.

Reproduction nidification

La ponte a lieu généralement 4 à 7 semaines après le début de la saison des pluies. Elle se déroule de mars à novembre en Afrique Occidentale, pendant de nombreux mois en Afrique du Nord-Est et de l'Est, d'avril à mai en Somalie, février-mars en Namibie et septembre-février dans le centre et le sud du continent. Les calaos à bec rouge défendent en couple leur territoire. Leur nid est placé dans une cavité naturelle d'arbre entre 30 centimètres et 9 mètres au-dessus du sol. Ils utilisent également des anciens nids de barbicans ou de pics ou des ruches d'abeilles situées dans une vieille souche. Ils les garnissent de feuilles vertes ou de quelques morceaux d'écorce et des herbes sèches. Le mâle se charge de la sélection du site et assiste sa partenaire en rapportant les matériaux qui vont servir à sceller l'entrée. En effet, une fois qu'elle a déposé sa ponte, la femelle obture l'entrée du nid avec ses propres déjections et des restes de nourriture. Parfois, elle n'hésite pas à s'emparer d'un nid d'une autre espèce de calao, même si celui ci contient des oisillons.
La ponte comprend 2 à 7 œufs qui sont déposés dans un délai de 1 à 7 jours. L'incubation dure 23 à 25 jours et commence dès le dépôt du premier œuf. La femelle et les jeunes sont nourris par le mâle grâce à la fine ouverture que cette dernière a laissée quand elle s'est enfermée avec sa couvée. Entre 16 et 24 jours après l'éclosion, la mère brise la paroi qui les tient prisonniers et émerge à l'entrée avec les plus âgés des oisillons. L'envol définitif ne s'effectue qu'au bout de 39 à 50 jours. La femelle profite de son séjour dans la cavité pour réaliser la mue de ses rémiges et de ses rectrices.

Distribution

Les calaos à bec rouge sont originaires du continent africain au sud du Sahara. Leur aire de distribution est scindée en 2 larges bandes qui traversent le continent d'ouest en est. La première bande va du Sénégal jusqu'à la corne de l'Afrique et la Tanzanie. La seconde bande, disjointe, va de l'Angola et de la Namibie jusqu'au Mozambique et au Natal. Il y a officiellement 5 sous-espèces : T. e. erythrorynchus, la race nominale (du delta du Niger jusqu'à l'Ethiopie, la Somalie et le nord de la Tanzanie) - T. e. kempi du sud de la Mauritanie et de la Sénégambie jusqu'au delta du Niger) - T. e. rufirostris (du sud de l'Angola et du nord de la Namibie jusqu'au nord-est de l'Afrique du Sud en passant par la Zambie et le Malawi) - T. e. damarensis (nord-ouest et centre de la Namibie) - T. e. ruahae (Afrique Orientale et plus particulièrement centre de la Tanzanie). La race damarensis est souvent traitée comme une espèce à part entière, la race ruahae est souvent intégrée dans la race nominale.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbook, cette espèce n'est pas globalement en danger. Dans de nombreuses régions, elle est abondante ou localement commune. Elle vit en grand nombre dans les parcs protégés et les réserves de grande taille. D'après Birdlife, son vaste territoire est supérieur à 10 millions de kilomètres carrés, ses effectifs ne sont pas quantifiés mais ils sont stables. L'espèce est donc classée comme de préoccupation mineure par la totalité des organismes ornithologiques.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 12/09/2013 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net