Chevêchette à pieds jaunes

Glaucidium tephronotum - Red-chested Owlet

Systématique
  • Ordre
    :

    Strigiformes

  • Famille
    :

    Strigidés

  • Genre
    :

    Glaucidium

  • Espèce
    :

    tephronotum

Descripteur

Sharpe, 1875

Biométrie
  • Taille
    : 18 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 75 à 103 g
Distribution

Distribution

Description identification

Chevêchette à pieds jaunes
♂ adulte

Cette chouette de petite taille présente une tête arrondie et sans aigrettes. Le dessus brun foncé ou grisâtre contraste fortement avec les parties inférieures claires. La queue sombre affiche 3 ou 4 grosses taches arrondies sur les rectrices centrales. Les autres chevêchettes africaines sont assez différentes : celle du Cap (Glaucidium capense) a une poitrine barrée alors que la Chevêchette perlée (Glaucidium perlatum) a un capuchon moucheté de blanc et n'affiche aucune strie sur le dessous. La chevêchette à queue barrée se distingue par sa plus grande taille, son dos châtain-roux ainsi que sa longue queue. La chevêchette de Graben et celle d'Etchécopar ont également des caractères distinctifs assez dissemblables. Les petits hiboux scops du genre Otus ont des aigrettes proéminentes et un plumage plus cryptique.
Chez les adultes de la chevêchette à pieds jaunes, le disque facial est gris clair avec une bordure indistincte. Les côtés de la tête sont tachetés de blanc. Le capuchon est brun grisâtre uni. La nuque est recouverte par une discrète face occipitale qui est encadrée par de larges barres blanches. Le bas de la nuque se fond dans l'ensemble brun sombre du manteau, du dos et du croupion. Les primaires sont entièrement brun sombre uni, les secondaires sont vaguement barrées. Les scapulaires n'ont pas de vexilles blanches et il n'y a pas de trait blanc sur les épaules. Les rectrices sont brun sombre avec 3 grosses taches rondes sur les vexilles internes des plumes centrales.
La gorge est blanche, la poitrine est blanchâtre avec de remarquables taches brunâtres. Les côtés de la poitrine sont nuancés de roux et s'intègrent dans la nette couleur roussâtre des flancs. Le reste des parties inférieures est chamois-roux pâle. Les tarses sont recouverts de plumes roux chamoisé uni. Les orteils sont partiellement tapissés de poils raides.
Les juvéniles ne sont pas décrits.
Les iris et la cire sont jaunes. Le bec est jaune verdâtre. Les pieds sont également jaunes. Les griffes sont jaunâtres avec des extrémités noires.

Indications subspécifiques 3 Sous-espèces

  • Glaucidium tephronotum tephronotum (Liberia, Ivory Coast and Ghana)
  • Glaucidium tephronotum pycrafti (Cameroon)
  • Glaucidium tephronotum medje (Gabon and DRCongo to Rwanda and Burundi; sw, e Uganda and w Kenya)

Noms étrangers

  • Red-chested Owlet,
  • Mochuelo Pechirrojo,
  • Rotbrustkauz,
  • vörösmellű törpekuvik,
  • Roodborstdwerguil,
  • Civettina pettorosso,
  • Rödbröstad sparvuggla,
  • Gråhodeugle,
  • kuvičok hrdzavoprsý,
  • kulíšek rudoprsý,
  • Rødbrystet Spurveugle,
  • tropiikkivarpuspöllö,
  • mussolet de pit roig,
  • sóweczka rdzawopierśna,
  • Красногрудый воробьиный сыч,
  • ムネアカススメフクロウ,
  • 红胸鸺鹠,
  • 紅胸鵂鶹,

Voix chant et cris

Le chant du mâle est une assez longue série d'au moins 20 notes comprenant des sifflements creux et plaintifs assez semblables à ceux de la Chevêchette d'Europe. Il démarre souvent avec un ou plusieurs couplets dont les notes sont variablement espacées de plus ou moins une seconde "fü-fü-fü-fü-fü-fü-fü". Chaque phrase est répétée après une pause plus ou moins longue. Durant, la parade nuptiale, les couples fonctionnent en duo. La voie de la femelle est un peu plus haut que celle de son partenaire. Lorsque que les oiseaux sont excités, ils produisent alors un staccato de notes rapides qu'on peut retranscrire de la façon suivante : "tütütütütütütüt".

Habitat

Les chevêchettes à pieds jaunes fréquentent les forêts pluviales primaires et les mosaïques de broussailles jusqu'à 2 150 mètres d'altitude. On les trouve également dans les clairières et à la lisière des zones boisées.

Comportement traits de caractère

Les chevêchettes à pieds jaunes sont actives au crépuscule et pendant la nuit, mais elles sont aussi partiellement diurnes. Pendant la journée, elles se reposent dans des cavités d'arbres. Il leur arrive de chasser l'après-midi lorsque le temps est sombre et couvert. Le reste de leur activité est pratiquement inconnu.

Alimentation mode et régime

Les chevêchettes à pieds jaunes consomment des insectes et plus particulièrement des coléoptères, des mantes religieuses, des sauterelles, des papillons de nuit et des cafards. Elles capturent également des petits mammifères de la taille d'un rat ainsi que des petits oiseaux.

Reproduction nidification

On ne possède presque aucune information. Les chevêchettes à pieds jaunes nichent probablement dans des vieilles cavités d'arbres, d'anciens nids de pics ou de barbets. Au Ghana, la saison de reproduction se déroule au mois de février. Au Libéria, des pontes ont été découvertes vers le milieu du mois de mars. Les chevêchettes à pieds jaunes sont surtout vocales à partir du mois de septembre et jusqu'à la fin de la saison sèche.

Distribution

Ces petites chouettes sont originaires d'Afrique. Leur aire de distribution s'étend de l'ouest du continent, c'est à dire du Libéria et de la Côte d'Ivoire jusqu'en Ouganda et à l'ouest du Kenya an passant par le Ghana, le sud du Cameroun et le bassin du Congo. Il y a officiellement 4 sous-espèces : C. t. tephronotum, le race nominale (Libéria, Côte d'Ivoire, et Ghana) - C. t. pycrafti (Cameroun) - C. t. medge (bassin du Congo, sud-ouest de l'Ouganda) - C. t. elgonense (est de l'Ouganda et ouest du Kenya, mont Elgon, forêts Mau, Kakamega et Nandi).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les chevêchettes à pieds jaunes ont un statut incertain. Elles sont réputées pour être clairsemées ou rares sur une grande majorité de leur territoire. Dans l'est du Libéria, elles sont considérées comme moins répandues que les chevêchettes d'Etchécopar. Elles sont probablement menacées par la destruction de leur habitat forestier. D'après Birdlife, les effectifs ne sont pas quantifiés, mais la population semble stable en l'absence de véritables menaces. L'espèce est classée comme de préoccupation mineure (LC).

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 05/05/2013 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net