Colibri anaïs

Colibri coruscans - Sparkling Violetear

Systématique
  • Ordre
    :

    Apodiformes

  • Famille
    :

    Trochilidés

  • Genre
    :

    Colibri

  • Espèce
    :

    coruscans

Descripteur

Gould, 1846

Biométrie
  • Taille
    : 14 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 5 à 7.5 g
Distribution

Distribution

Description identification

Les Colibris anaïs ont un bec noir légèrement recourbé. Les parties supérieures sont bleu-vert métallique, hormis les longues plumes bleuâtres des oreillons. Le menton est bleu-violet, le reste du dessous est vert et le ventre bleu. La queue est divisée en deux lobes, les rectrices vert métallique et la bande terminale bleu-acier.
Les femelles ressemblent à leur partenaire mais avec une minuscule tache blanche en arrière de l'œil.
Le immatures n'ont pas de reflets irisés et les bordures des plumes sont chamoisées.
Il existe une forme mélanique, dont ont ne connaît pas l'origine, qui touche environ 3 individus sur cent.
Chez la race germanus, le front, l'abdomen et la queue ont une teinte plus bleue.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Colibri coruscans coruscans (nw Venezuela and Colombia to nw Argentina)
  • Colibri coruscans germanus (s, se Venezuela, Guyana, n Brazil)

Noms étrangers

  • Sparkling Violetear,
  • Colibrí Rutilante,
  • *Beija-flor-violeta,
  • Veilchenohr,
  • Ibolya-kolibri,
  • Goulds Violetoorkolibrie,
  • Guanciaviola luccicante,
  • Violettörad kolibri,
  • Fiolørekolibri,
  • jagavička ligotavá,
  • kolibřík modrolící,
  • Glitrende Violetøre,
  • iso-orvokkikolibri,
  • colibrí rutilant,
  • uszatek niebieskobrzuchy,
  • Сверкающий колибри,
  • アオミミハチドリ,
  • 辉紫耳蜂鸟,
  • 閃耀紫耳蜂鳥,

Voix chant et cris

Colibri anaïs
♂ adulte

Les Colibris anaïs sont vocaux et territoriaux. Ils sécurisent les lieux où ils sont dominants en répétant leurs chants préférés pendant une longue partie de la journée. Chaque groupe familial peut avoir son petit répertoire dans lequel il regroupe ses "tubes" ou ses vocalisations favorites. Le chant est une série assez rythmée de notes monosyllabiques "djit...djit...djit..." ou bien "tlik...tlik...tlik..". Les autres cris sont des crépitements secs répertoriés comme suit : "drrr...drrr...".

Habitat

Les Colibris anaïs habitent une grande partie des Andes, de la chaîne côtière du Venezuela au nord-ouest de l'Argentine, en passant par les tépuis qui exhibent leur plate silhouette au sommet des montagnes au sud du Venezuela et au nord du Brésil avoisinant. Autrement dit, ce sont des oiseaux majoritairement montagnards et c'est l'espèce de colibri la plus courante des Andes. Ils fréquentent généralement les zones ouvertes le long des lisières et les espaces semi-ouverts pourvus d'arbres clairsemés, les jardins et les parcs aménagés dans les grandes villes. Ils évitent habituellement les forêts denses. Néanmoins, ils apprécient les eucalyptus à feuilles persistantes qui sont un exemple typique de végétation importée dont les colibris apprécient les fleurs. À l'intérieur de leur aire, les Colibris anaïs sont des migrateurs altitudinaux. Occasionnellement, ces oiseaux fréquentent le paramo et le subparamo de 1 700 à 4 500 mètres.

Comportement traits de caractère

Les Colibris anaïs sont solitaires, ils ne migrent jamais en bandes. Il n'y a pas de véritables liens entre les partenaires. La seule tâche dans laquelle est impliqué le mâle se résume à l'accouplement. L'ensemble des autres tâches, parmi lesquelles la construction du nid et le nourrissage des jeunes revient à la femelle.
Peu de temps après l'accouplement, le mâle décide de mettre un terme aux relations qui unissaient les 2 oiseaux. Les obligations qui reliaient les 2 partenaires deviennent nulles et chacun part de son côté et trouve un nouveau compagnon pour effectuer une nouvelle couvée si cela est possible. Les femelles procèdent de même et trouvent un nouveau mâle.
Les mâles sont territoriaux. Le territoire est une réserve de nourriture qui est surveillée avec vigilance et défendue avec agressivité.

Alimentation mode et régime

Les Colibris anaïs sont majoritairement nectarivores. Ils recherchent leur nourriture dans des fleurs aux riches couleurs, dans des arbres, des étendues herbeuses, des broussailles et des épiphytes. Parfois, ils sélectionnent des plantes non-indigènes comme les eucalyptus.
En général, ils sélectionnent des fleurs qui ont une haute teneur en sucre et qui sont caractérisées par des couleurs écarlates et une forme tubulaire. Ils mènent une protection sévère de leurs ressources qui sont précieuses car elles emmagasinent de grandes réserves d'énergie.
Arrivés devant leur cible, ces colibris pratiquent le vol stationnaire avec leur queue dressée ver le haut. Ils pompent le produit grâce à leur longue langue en forme de paille qui aspirent au rythme de 13 sucions par seconde. Parfois, ils se pendent la tête à l'envers.
Comme la plupart des autres espèces, les Colibris anaïs apprécient le mangeoires dont ils se servent pour se nourrir, se désaltérer ou utiliser comme lieu de loisirs et de repos.
Du point de vue qualitatif, les orthopodes (insectes, araignées) jouent un rôle essentiel, car ils constituent un apport essentiel en protéines. Ces proies sont saisies en plein vol ou arrachées dans les feuillages ou dans les branches.

Reproduction nidification

La nidification intervient de juillet à octobre au Venezuela, elle se prolonge au moins jusqu'à décembre-février dans le nord de l'Argentine. Le nid est en forme de coupe de 6 cm de large et plus de 4 cm de profondeur, il est construit avec de multiples matériaux végétaux souples et décoré à l'extérieur par des lichens et des brindilles. Il est placé sur la branche horizontale d'un arbre ou alors il est arrimé à la branche pendante d'un buisson du genre Prosopsis, à près de 3 mètres au-dessus du sol.
La ponte contient deux œufs blancs qui sont incubés par la femelle seule pendant 17-18 jours. La paroi extérieure est garnie de toile d'araignée, si bien que la structure est plus souple et peut être adaptée à l'espace variable qu'occupe la nichée.
Les petits naissent aveugles, immobiles et presque nus. Ils reçoivent une proportion suffisante de protéines pour autoriser une bonne croissance. Les juvéniles quittent le nid 21 jours après l'éclosion des œufs.

Distribution

Sur son vaste territoire de près de 6 millions de kilomètres carrés, on note 2 sous-espèces :
C. c. coruscans (Gould, 1846) - monts Santa Marta, Sierra de Perijá, montagnes du nord-ouest du Venezuela, Andes méridionales de l'Équateur et du Pérou jusqu'à la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine.
C. c. germanus (Salvin Godman, 1884) - tepuis du Sud-Venezuela, Ouest-Guyana et nord du Brésil voisin (province de Roraima) C. c. rostratus (Gould, 1846).

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les Colibris anaïs ne sont pas menacés à brève échéance. Ils sont communs dans de nombreux types d'habitats notamment dans les parcs et les jardins qui ont une petite touche personnelle. Notamment à la périphérie de grandes villes comme Bogota, Quito ou Cuzco. Depuis les 30 dernières années, ils sont victimes de braconnage à cause de leur plumage.

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Colibri anaïsFiche créée le 26/12/2017 par Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net