Courlis cendré

Numenius arquata - Eurasian Curlew

Systématique
  • Ordre
    :

    Charadriiformes

  • Famille
    :

    Scolopacidés

  • Genre
    :

    Numenius

  • Espèce
    :

    arquata

Descripteur

(Linnaeus, 1758)

Biométrie
  • Taille
    : 60 cm
  • Envergure
    : 80 à 100 cm.
  • Poids
    : 475 à 1360 g
Longévité

32 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Le courlis cendré est le plus grand des limicoles européens. De la famille des bécassins (anciennement limnodromes), il se distingue par son long bec incurvé vers le bas qui lui a valu son nom scientifique Numenius (du grec néoménie : nouvelle lune) et arquata (du latin arcuata : courbé en arc). Ses longues pattes sont gris-bleu, terminées par 4 doigts, c'est un marcheur. Le plumage est moucheté et strié de gris, roux, brun, fauve et blanc. Le croupion blanc bien visible au vol. Corps plus grand et bec plus long que celui du corlieu (à tête rayée). La femelle du courlis cendré est plus grande et a un bec plus long que celui du mâle (cela n'est pas toujours évident à observer).
Le juvénile est davantage chamois et présente un bec plus court et moins arqué.

Indications subspécifiques 3 Sous-espèces

  • Numenius arquata arquata (c, w)
  • Numenius arquata orientalis (w and c Siberia to Manchuria)
  • Numenius arquata suschkini (w Kazakhstan to sw Siberia)

Noms étrangers

  • Eurasian Curlew,
  • Zarapito Real,
  • Maçarico-real,
  • Großer Brachvogel,
  • Nagy póling,
  • Большой кроншнеп,
  • 白腰杓鹬,
  • Wulp,
  • Chiurlo maggiore,
  • Storspov,
  • Storspove,
  • kulik wielki,
  • hvizdák veľký,
  • koliha velká,
  • Storspove,
  • kuovi,
  • Grootwulp,
  • ダイシャクシギ,

Voix chant et cris

Son trille magnifique et flûté retentit au vol, 'couur -lii', été comme hiver. En cas de danger, il émet un 'Tlo û - tlo û' sonore et mélancolique. Son chant est tout naturellement à l'origine de son nom.

Habitat

Le Courlis cendré vit indifféremment sur des terrains secs ou humides, à l'intérieur des terres ou sur le littoral avec une préférence pour les tourbières et les landes ne dépassant pas 600 m d'altitude. En France, les principales populations nicheuses de courlis cendrés occupent la plaine d'Alsace, la Lorraine, le Val de Saône, la Bretagne et la Normandie.

Comportement traits de caractère

Ils arrivent dès la fin du mois de février sur leurs territoires de nidification. L'été venu, les courlis se rassemblent en troupes et se dirigent principalement vers les côtes. A la mauvaise saison, une partie de la population émigre vers le sud, surtout vers la région méditerranéenne. Très farouches, ils se tiennent toujours sur leur garde, et la moindre alerte déclenche leur envol. Le seul moyen de les approcher est d'imiter leur cri. On les surprend souvent à se battre en plein ciel contre une buse ou parfois des corbeaux.
Pendant les parades nuptiales, le mâle prend de la hauteur en lançant des sons flûtés assez graves qui se transforment en trilles plaintifs lors de la descente.
Le vol : Au vol, ses ailes cassées, son croupion blanc et son long bec permettent de l'identifier facilement. Son vol est direct et soutenu. A grande hauteur, ses battements alors plus lents, rappellent ceux des laridés (mouette, goéland).

Alimentation mode et régime

Le courlis cendré se nourrit à découvert dans les limons et vasières. Son long bec particulièrement adapté à la capture de vers et de mollusques sonde profondément la vase. A l'extrémité, des cellules très sensibles au toucher lui permettent de localiser ses proies. Il se nourrit parfois de baies et graines et de céréales à l'occasion. Dans les secteurs prairiaux où il niche, le courlis consomme beaucoup d'insectes et de lombrics.

Reproduction nidification

Le courlis cendré niche dans les prairies herbeuses, de préférence de faible hauteur, ce qui lui permet d'avoir une parfaite couverture visuelle de son territoire. La femelle pond en avril-mai (1 ponte annuelle), 3 à 5 oeufs beiges, bruns ou olive tachetés de brun plus foncé, qu'elle couvera alternativement avec le mâle pendant 27 à 29 jours. Le nid est généralement construit dans un endroit sec à végétation basse, garni de quelques herbes sèches ou de bruyère. Les poussins nidifuges se nourrissent seuls après quelques jours seulement mais ne prendront leur envol qu'au bout de 32 à 38 jours. C'est plutôt le mâle qui les élève.

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

En France, la population hivernante est en déclin et la population nicheuse est à surveiller.
® En Lorraine comme ailleurs, il est victime :
- de la disparition des prairies humides de fauche au profit des terres labourées
- de l'extension du drainage et du remplacement du foin par de l'ensilage de maïs,
- de l'intensification de la conduite des prairies :
- du damage des prairies au printemps visant à égaliser les taupinières et entraînant une destruction systématique des couvées précoces,
- de l'apport d'amendements qui stimule la croissance de la couverture herbacée qui devient trop haute et trop dense, donc impropre à l'élevage des nichées (surveillance du territoire difficile, déplacement des poussins entravé...)
- de la fauche précoce des prairies pour l'ensilage de l'herbe qui réduit à néant toute chance de réussite pour la nidification du Courlis.
Les pratiques agricoles affectant les lieux de reproduction jouent donc un rôle déterminant dans le maintien de nos populations nicheuses.

C'est pourquoi il existe depuis quelques années des mesures agri-environnementales permettant d'appliquer aux zones de nidification du Courlis cendré et du Râle des genêts une gestion agricole adaptée : la vallée de la Meuse fait actuellement l'objet d'un article 21-24 c'est-à-dire qu'en contrepartie de compensations financières, les agriculteurs acceptent de faucher plus tardivement pour permettre aux nichées de prendre leur envol.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 19/06/2000 par Didier Collin avec la participation de Alexandre Knochel © 1996-2017 Oiseaux.net