Épervier brun

Accipiter striatus - Sharp-shinned Hawk

Épervier brun

Épervier brun

Accipiter striatus

(Vieillot, 1808)


Ordre : Accipitriformes

Famille : Accipitridés  ;

Genre : Accipiter

Espèce : striatus

Sous-espèces : 7 [+] [-]
Accipiter striatus striatus(widespread)
Accipiter striatus perobscurus(Queen Charlotte Is.. British Columbia, Canada.)
Accipiter striatus velox(Canada, USA)
Accipiter striatus suttoni(s New Mexico. sw USA. to e Mexico)
Accipiter striatus madrensis(sw Mexico)
Accipiter striatus fringilloides(Cuba)
Accipiter striatus venator(Puerto Rico)

Chant :

Biométrie :

Taille : 34 cm
Envergure : 51 à 69 cm.
Poids : 85 à 208 g

Longévité : 13 ans

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : krahujec americký (cs), Amerikansk Spurvehøg (da), Eckschwanzsperber (de), Sharp-shinned Hawk (en), Gavilán Americano (es), amerikanvarpushaukka (fi), csíkos karvaly (hu), Sparviere americano (it), アシボソハイタカ (ja), Tverrhalehauk (nb), Amerikaanse Sperwer (nl), krogulec zmienny (pl), Gavião-miúdo (Gavião-de-canela-fina) (pt), Полосатый ястреб (ru), jastrab čiarkový (sk), Amerikansk sparvhök (sv), 纹腹鹰 (zh)

Identification :
Épervier brun Bien que de taille inférieure, l'épervier brun peut être confondu avec l'épervier de Cooper en ce qui concerne le plumage. Toutefois, ce dernier affiche une queue plus longue arrondie à l'extrémité, un corps plus robuste et une tête proportionnellement plus grosse par rapport au reste du corps. De plus, l'épervier de Cooper possède une calotte sombre qui contraste fortement avec le reste des parties supérieures. En vol, l'épervier brun possède une silhouette légèrement différente : il a des ailes brèves et arrondies, sa queue barrée de noir et de gris possède un bout carré. Son capuchon est sombre, ses parties supérieures et ses ailes sont gris-bleu. Le dos est souvent aléatoirement maculé de petites taches blanches. Les rémiges sont blanchâtres, Épervier brun légèrement barrées de noir. Le dessous est blanc avec de nombreuses barres rousses ou fauves. La zone anale est entièrement blanche, contrastant avec les cuisses rousses fréquemment barrées de blanc. Les joues sont plus ou moins teintées de roux, assez abondamment en ce qui concerne les races des Grandes Antilles. Les iris sont orange foncé à rouge. Le bec, terminé par un crochet, affiche une couleur noire. La cire et les pattes sont jaunâtres.
La femelle ressemble assez à son partenaire. Cependant ses parties supérieures sont plus brunes, toute nuance de gris-bleu étant absente. Le dessous est moins fortement barré. Le capuchon et l'occiput sont beaucoup plus sombres que chez le mâle. Les juvéniles ont un dessus et des couvertures alaires brunes. Le dessous est recouvert de grossières stries brunes. L'œil est surmonté d'un fin sourcil blanc. Le dessous des ailes est blanc avec des barres brun foncé. Les iris sont jaunes.

Chant : L'épervier brun est un rapace qui possède une communication assez discrète. On ne l'entend généralement que pendant la saison de reproduction. Au cours des vols Épervier brun de parade, il émet une série de "kik-kik-kik" ou de "kek-kek-kek". Le reste du temps, il est plutôt silencieux. Toutefois, aux abords du nid, le mâle signale sa présence par un "kip-kip" bref ou par des kiou-kiou-kiou" auxquels la femelle répond par un "keeeeep" assez allongé.

Habitat : Près de 80% des populations nord-américaines nichent dans les forêts boréales à l'intérieur desquelles elles marquent une préférence pour les parcelles de jeunes arbres. On les trouve en particulier dans une grande variété d'épicéas, dans des prairies ou dans des zones légèrement boisées avec des trembles et des pins. Les forêts mixtes de conifères et de feuillus ainsi que les pures forêts de conifères constituent l'intégralité de l'habitat de nidification. Après la période de reproduction, ces populations migrent vers le sud pour trouver des contrées plus accueillantes. En hiver, elles fréquentent alors des zones moins intensément boisées, plus ouvertes, dans lesquelles les différents types de végétation constituent un abri intéressant pour les petites espèces d'oiseaux qu'elles chassent. Les populations de l'ouest des Etats-Unis descendent Épervier brun alors en bas des pentes, abandonnant progressivement les forêts denses et hivernant assez souvent dans les parcelles d'arbres à larges feuilles, en particulier les chênes. Occasionnellement, elles occupent des territoires de chasse où les surfaces herbeuses sont très importantes. Les sous-espèces suttoni, madrensis, chionogaster et ventralis sont sédentaires dans les plus hautes forêts tropicales et les boisements tempérés entre 300 et 3300 mètres d'altitude. La race erythronemius vit exclusivement dans les zones tropicales et subtropicales, à la fois dans les plaines et dans les montagnes.

Distribution : L'épervier brun est endémique du continent américain. Il est exclusivement nicheur du centre et de l'ouest de l'Alaska jusqu'à Terre-Neuve en passant par le nord du Yukon, le sud du Mackenzie, le nord du Saskatchewan, le centre du Manitoba, de l'Ontario et du Québec, le sud du Labrador. Il est sédentaire de la Colombie Britannique jusqu'en Californie, de la Nouvelle-Ecosse jusqu'en Caroline du Épervier brun Sud, ainsi qu'en Utah, au Colorado, en Arizona et au Nouveau-Mexique. Les espèces tropicales et subtropicales vivant en Amérique Centrale, aux Antilles et en Amérique du Sud sont également sédentaires. Il existe 10 sous-espèces réparties dans 4 groupes : Le groupe nominal comprenant 7 races est principalement réparti en Amérique du Nord : A.s. striatus (Hispaniolia) - A.s. velox (de l'Alaska jusqu'au sud du Canada) - A.s. perobscurus (îles de la Reine Charlotte et Colombie Britannique) - A.s. suttoni (du sud de l'Arizona jusqu'au centre du Mexique) - A.s. madrensis (Sierra Madre do Sur, Etats du Guerrero et de l'Oaxaca, au Mexique) - A.s. fringilloides (Cuba) - A.s. venator (Porto Rico). Chaque groupe suivant ne contient qu'une seule sous-espèce. Le second ou groupe à poitrine blanche : A.s. chionogaster (sud du Mexique, Épervier brun Honduras, Guatemala, El Salvador, Nicaragua). Le troisième ou groupe à poitrine unie : A.s. ventralis (nord du Venezuela, Colombie en direction du sud en suivant les Andes jusqu'à l'Equateur, le Pérou et le centre de la Bolivie). Le quatrième ou groupe à cuisses rouges : A.s. erythtonemius (sud du Brésil, Uruguay, Paraguay et nord de l'Argentine).

Comportements : La formation des couples et la façon dont le mâle procède pour attirer une femelle sur son territoire ne sont que partiellement connus en ce qui concerne l'épervier brun d'Amérique du Nord (Accipiter striatus). Épervier brun Par contre, on possède des informations très détaillées sur l'épervier d'Europe (Accipiter nisus), qui est un très proche parent dont les mœurs sont semblables. En effet, chez ces deux espèces, le succès du mâle dépend de son habileté à chasser et à ramener un nombre de proies suffisant. Une femelle qui vit sur le territoire d'un mâle a vite fait d'apprécier sa qualité et celle de son territoire en fonction de la quantité de nourriture qu'il lui rapporte. Si elle la juge insuffisante, elle le quitte et éventuellement choisit un nouveau partenaire. Les mâles établissent leur territoire bien avant la période de reproduction. Ils reviennent généralement dans les aires qu'ils ont occupé les années précédentes. Dès qu'un intrus est repéré, ils réagissent en effectuant des vols territoriaux au cours desquels ils procèdent à des battements d'ailes exagérés. Ils effectuent également des vols ondulants qui perdent progressivement de l'altitude et se terminent par de spectaculaires plongeons. Ces parades peuvent aussi intervenir de façon spontanée, simplement pour signaler la présence d'un territoire, mais la plupart du temps, elles Épervier brun se produisent en début de la période de reproduction. Dans ce cas là, elle est effectuée par la femelle et elle signale qu'une nichée se prépare.

D'après Newton, la formation des couples se déroule en six étapes principales : 1) attraction du partenaire sur le territoire, 2) perchage en commun, cris et appels mutuels et parade aérienne, 3) offrande rituelle de nourriture à la femelle, 4) inspection du site et apport de matériaux et de branchages, 5) construction du nid , 6) accouplement. Ce comportement est identique en Europe et en Amérique du Nord.

Les éperviers bruns capturent leurs proies en essayant de profiter au maximum de l'effet de surprise. Ils effectuent leur approche grâce à un vol bas et furtif, profitant du couvert ou des structures humaines pour révéler leur présence au dernier moment. Les victimes sont attrapées après une courte poursuite. Les éperviers bruns s'installent souvent sur des perchoirs, à proximité de mangeoires où ils guettent les petits oiseaux qui viennent se restaurer. Quand ils ont capturé leur proie, ils retournent à leur perchoir favori pour plumer leur victime avant de la dévorer.

Nidification : Peu de temps après la formation du couple et l'accomplissement des parades, les deux partenaires commencent à construire le nid. En Amérique du Nord, les éperviers bruns accordent la priorité aux conifères sur les feuillus. Les arbres choisis doivent avoir un étage supérieur bien fourni et assurer ainsi une bonne protection contre les prédateurs aériens tels que les autours des palombes et les Épervier brun grands ducs. La végétation dense procure également des zones ombragées qui sont d'excellents abris en cas de fortes chaleurs. En Alaska, les nids sont placés à une hauteur moyenne de 6 mètres 50 au-dessus du sol, sur une branche proche du tronc. Dès la finition du nid, la femelle y dépose entre 3 et 9 œufs qui mesurent 40x30 mm et pèsent environ 19 grammes. Elle couve seule pendant 30 jours et son partenaire se charge de la ravitailler. Pendant les deux premières semaines, ce dernier procure la totalité de la nourriture, mais, passé ce temps, la femelle participe de plus en plus à l'alimentation des petits. La période de séjour au nid est différente selon les sexes : les jeunes mâles quittent le nid au bout d'une période qui varie de 21 à 24 jours, alors que les jeunes femelles ne prennent leur envol que de 24 à 27 jours.

Le succès des couvées est assez difficile à déterminer. Dans une étude réalisée en 1978 sur un échantillon de 11 nids, la moyenne était légèrement inférieure à 3 jeunes à l'envol. Après que les jeunes aient quitté le nid, ils sont assez difficiles à suivre. Cependant l'opinion la plus couramment admise est que les jeunes demeurent dépendants des adultes pendant encore 4 semaines pour la nourriture.
La nidification des sous-espèces chionogaster, ventralis et erythronemius est peu connue, mais d'après les faibles informations en notre possession, il semble qu'elle soit légèrement différente de celle du groupe nominal d'Amérique du Nord.

Régime : L'épervier brun est un rapace très spécialisé dans la capture d'oiseaux. En effet, plus de 90% de son régime possède cette origine. Les petits mammifères, les lézards, les grenouilles et de nombreuses sortes de gros insectes constituent le complément à son menu. Chez les oiseaux, les proies les plus couramment attrapées sont les bruants chanteurs (Melospiza melodia) et les merles américains (Turdus migratorius). Leur poids moyen est compris entre 16 et 27 grammes. Les parulidés du genre Dendroica constituent également une part importante. Ils représentent 18% des oiseaux et pèsent 18 grammes si capturés par les mâles et 28 grammes si capturés par des femelles. Pendant la migration, les mâles ont tendance à attraper des proies plus modestes alors que les femelles peuvent se saisir de proies aussi importantes que des étourneaux sansonnets (Sturnus vulgaris).

Protection / Menaces : Les éperviers bruns sont victimes des dénicheurs et des collectionneurs d'œufs, les marques et les taches qui ornent la coquille exerçant un fort pouvoir d'attraction. Ce petit rapace possède également des prédateurs tels que les grands-ducs, les autours et les éperviers de Cooper. Il est assez difficile de donner un point de vue sur le statut de cet oiseau extrêmement discret. Une chose est sûre, dans les années d'après-guerre et jusqu'en 1971, l'espèce a subi un sérieux déclin dans les Etats de l'Est, à cause de l'usage des pesticides, en particulier du DDT. Depuis lors, il bénéficie de mesures de protection et ses effectifs semblent en légère augmentation. Ses plus fortes densités se situent le long de la côte atlantique, du Massachusetts jusqu'en Virginie. A ce jour, les éperviers bruns sont considérés comme ne posant pas de problèmes majeurs (LC).

Sources :

 

Autres liens :
D'après Buffon : L'épervier
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive


Fiche créée le 26/10/2009 par Daniel LE-DANTEC


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Mis à jour le 30/10/2014 04:37:41 - © 1996-2014 Oiseaux.net

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