Gorfou du Fiordland

Eudyptes pachyrhynchus - Fiordland Penguin

Systématique
  • Ordre
    :

    Sphénisciformes

  • Famille
    :

    Sphéniscidés

  • Genre
    :

    Eudyptes

  • Espèce
    :

    pachyrhynchus

Descripteur

Gray, GR, 1845

Biométrie
  • Taille
    : 71 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 2100 à 5100 g
Longévité

20 ans

Distribution

Distribution

Description de la famille

Les sphéniscidés sont des oiseaux marins aptères de l'hémisphère austral. Leurs ailes utilisées comme nageoires leurs permettent une évolution rapide dans l'eau pour chasser, se nourrir, ou fuir un prédateur.

Description identification

Le Gorfou du Fiordland ou tawaki, est l'un des très rares pingouins continentaux de la Nouvelle-Zélande. C'est une espèce endémique. Ils sont observés sur les plages lors de leur arrivée de juillet à décembre. C'est l'un des plus petits membres de la famille des manchots. le Gorfou du Fiordland adulte a le dos bleu-gris/noir, qui brunit avec l'approche de la mue. Souvent le dessus de la tête est plus sombre. Un large sourcil jaune commence à la narine, il s'étend bien au-delà de l'œil et retombe au niveau de la nuque ; 3-6 bandes blanchâtres apparaissent sur les joues lorsqu'ils sont inquiets. Le ventre et l'abdomen sont d'un blanc soyeux. Le bec orange, assez fort, a une mince bande de peau noire à sa base. Les femelles ont le bec plus petit (< 24 mm) que les mâles (> 24 mm). Les yeux sont brun-rouge, les doigts et les tarses blanc rosâtre au-dessus et brun noirâtre derrière et sur la plante des pieds. Les jeunes ont le sourcil court et mince, jaune pâle, le menton blanchâtre tacheté ainsi que la gorge. Le plumage dorsal des immatures est bleuâtre, il devient plus noir avec l'usure, puis passe au brun moyen avant la mue.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Fiordland Penguin,
  • Pingüino de Fiordland,
  • Pinguim-de-fiordland,
  • Dickschnabelpinguin,
  • fjordlandi pingvin,
  • Fjordland Kuifpinguin,
  • Pinguino del Fiordland,
  • Nya Zeelandtofspingvin,
  • Skogpingvin,
  • tučniak hrubozobý,
  • tučňák novozélandský,
  • Fiordlandpingvin,
  • vuonopingviini,
  • pingüí de Fiordland,
  • pingwin grubodzioby,
  • Толстоклювый пингвин,
  • キマユペンギン,
  • 黄眉企鹅,
  • 鳳冠企鵝,

Voix chant et cris

Le chant comprend des braiements, claironnements, cris de contact ainsi qu'un sifflement grave. Le chant est semblable à celui du Gorfou des Snares.

Habitat

Sa morphologie est celle d'un oiseau adapté à la vie marine, à la nage. C'est en mer qu'il passe la majorité de sa vie. En dehors de la saison de reproduction, le Gorfou du Fiordland est un oiseau de haute mer. Il ne vient à terre que pour se reproduire, et préfère les zones isolées.

Comportement traits de caractère

Après la reproduction, les adultes partent 60 à 80 jours pour engraisser avant la mue annuelle. Ils retournent sur leurs colonies fin janvier début février, période à laquelle ils pèsent environ 2 kg de plus qu'à la fin de la saison de reproduction. Les immatures et non-nicheurs muent environ un mois plus tôt que les couples qui élèvent des jeunes. Au cours de la mue (environ 3 semaines), ils perdent près de la moitié de leur poids. Fin février début mars, la plupart des manchots repartent en mer, ils y resteront jusqu'à fin juin, début juillet.
Le vol : C'est un oiseau aptère.

Alimentation mode et régime

L'écologie marine du manchot du Fiordland est connue. La composition des proies varie considérablement entre le nord du Fiordland et l'île Codfish et se compose de céphalopodes, crustacés et poissons.

Reproduction nidification

Les Gorfous du Fiordland nichent en colonies éparses, les nids étant espacés de 1 à 3 m, souvent dans un habitat éloigné, et difficiles d'accès. La zone de nidification se situe dans Westland Sud, incluant Bruce Bay, Open Bay Islands, et sur de nombreux sites dans le Fiordland, les îles Solander, Codfish et l'île Stewart. Les sites de nidification sont variés, allant des forêts pluviales tempérées, aux zones côtières arbustives denses, grottes marines et chaos rocheux. Ils préfèrent les cavités sous les arbres tombés,racines et failles. Ils se reproduisent en petites colonies sur des promontoires inaccessibles, sur des îlots le long des côtes du sud-ouest de l'île du Sud et sur l'île Stewart. L'incubation commence après la ponte du deuxième œuf. Les 2 œufs sont pondus environ avec 3 à 6 jours d'intervalle en juillet-août. Le premier œuf est plus petit que le second. Ils élèvent généralement un seul poussin malgré deux pontes. Cependant, lors d'années favorables, deux poussins sont élevés avec succès pour environ 12 % des couples reproducteurs. L'incubation commence au deuxième œuf pondu. Les deux sexes se partagent l'incubation tous les 5-10 jours, après quoi tout d'abord la femelle puis mâle quittent la colonie pour rechercher de la nourriture durant 10 à 14 jours. Les mâles partent après la parade nuptiale, suivie par une longue incubation. Ils ont alors jeûné durant environ 6 semaines. Les œufs éclosent en septembre après 31-36 jours d'incubation, d'abord l'œuf le plus gros. Les poussins sont gardés par le mâle et nourris par la femelle pendant les 3 premières semaines, puis sont laissés sans surveillance dans de petites nurseries. Les deux parents continuent à nourrir le/les jeune(s) jusqu'à ce qu'ils s'émancipent fin novembre-début décembre.

Distribution

C'est une espèce migratrice, observée dans les eaux antarctiques et autour des îles circumpolaires du sud, sur la côte sud-ouest de la Nouvelle-Zélande, les îles Stewart et Solander.
Les données historiques et les restes fossiles laissent à penser que l'espèce était plus répandue dans le passé, présente au sud de l'île du Nord et probablement commune sur certaines zones de l'île du Sud et de l'île du Nord. Sa répartition en mer n'est pas connue. Quelques oiseaux atteignent régulièrement les îles Snares, toutes les côtes de l'île du Sud jusqu'à Wellington (île du Nord), à l'ouest de la Tasmanie. Des oiseaux erratiques atteignent Victoria (Australie), Auckland, Campbell et l'île Macquarie. Étonnamment, il n'y a aucune observation sur les îles.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

En mer, ils sont exposés à des dangers, notamment les filets dérivants et les chaluts en pêche côtière, avec un taux de prises accidentelles de 38 à 176 oiseaux/an (estimation en 2011). Les déversements d'hydrocarbures constituent un risque extrême pour le Gorfou du Fiordland s'ils se produisent près des sites de reproduction entre juin et mars. Les populations ont considérablement diminué depuis l'arrivée des hommes. Les prédateurs introduits et les perturbations anthropiques sont les principales menaces. Les prédateurs introduits (surtout les hermines) sont la principale menace sur terre, durant la reproduction ou la mue. Lorsque les colonies sont situées à proximité de chemins d'accès, les chiens et la route sont un risque élevé en matière de mortalité. Les Gorfous du Fiordland sont sensibles aux perturbations humaines, particulièrement durant la période de reproduction et la mue, des perturbations qui peuvent entraîner la fuite des manchots, facilitant ainsi la prédation au nid. Elles peuvent aussi provoquer une famine en période de mue. La présence humaine sur les sites d'arrivée peut entraîner une baisse du poids lors des naissances et réduire les chances de survie la première année. Des enquêtes récentes sur un certain nombre de zones de nidification font penser que de plus importantes études sur les menaces liées aux prédateurs doivent être examinées. Une des idées est d'éradiquer le Râle weka, principal prédateur local sur l'île Solander pour réduire les pertes d'œufs et de poussins.
L'espèce est classée vulnérable sur la liste rouge de l'UICN depuis 2007.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 02/02/2017 par Yann Cambon © 1996-2017 Oiseaux.net