Grive draine

Turdus viscivorus - Mistle Thrush

Grive draine

Grive draine

Turdus viscivorus

(Linnaeus, 1758)


Ordre : Passériformes

Famille : Turdidés  ;

Genre : Turdus

Espèce : viscivorus

Sous-espèces : 3 [+] [-]
Turdus viscivorus viscivorus(c, w, also n Africa)
Turdus viscivorus deichleri(nw Africa, Corsica and Sardinia)
Turdus viscivorus bonapartei(Sc Asia to Turkmenistan and w Nepal)

Chant :

Biométrie :

Taille : 28 cm
Envergure : 42 à 47 cm.
Poids : 110 à 140 g

Longévité : 11 ans

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : drozd brávník (cs), Misteldrossel (da), Misteldrossel (de), Mistle Thrush (en), Zorzal Charlo (es), kulorastas (fi), Léprigó (hu), Tordela (it), ヤドリギツグミ (ja), Duetrost (nb), Grote Lijster (nl), paszkot (pl), Tordeia (pt), Деряба (ru), drozd trskota (sk), Dubbeltrast (sv), 槲鸫 (zh)

Identification :
Grive draine Cette grosse grive grive se distingue assez facilement de la grive musicienne par ses parties supérieures (tête, dos et dessus de la queue) plus grises d'autant plus perceptibles que le plumage est usé. Les taches pectorales et ventrales noires sont disposées de manière beaucoup plus anarchique que chez la grive musicienne où elles sont alignées ou disposées en "V". Les couvertures sous-alaires sont d'un blanc brillant, beaucoup plus éclatant que chez la grive litorne. Les plumes à l'extérieur de la queue sont blanc-terne et ordonnées de façon variable. Enfin, les pattes sont jaunâtres. Les sexes sont similaires, on ne constate pas de dimorphisme sexuel.
Les juvéniles ont un plumage guère éloigné de celui des adultes. Cependant le dessus Grive draine semble plus pâle, plus gris-brun, avec des motifs chamois-crème sur le centre des plumes, en particulier sur le manteau et sur le croupion. L'ensemble des couvertures et les rémiges sont bordées de couleurs claires chamoisées. Les taches des parties inférieures sont généralement moins développées.

Chant : Le cri de contact est un "dr-r-r-r-r" roulé et sec, très caractéristique. Quand elle est alarmée, la grive draine produit un cri dur, rappelant celui de la litorne, mais en un peu plus sec. Le chant ressemble à celui du merle noir : c'est une suite de courtes strophes changeantes, flûtées et sonores. Il diffère cependant par son ton plus triste, sa cadence plus rapide et ses pauses plus brèves. Il est plus monotone et il n'y a pas de notes grinçantes à la fin des strophes.

Habitat : Moins présente dans les jardins et dans les parcs que ne peut l'être la grive musicienne, elle préfère en effet les zones plus dégagées qui autorisent une vision plus nette et qui permettent Grive draine des itinéraires de fuite à distance et en hauteur en cas de risque de prédateurs. La proximité des arbres demeure cependant nécessaire à la nidification. On la retrouve donc dans les bois clairsemés, les bosquets, les clairières et les lisières de forêts. Dans la partie méridionale et orientale de son aire, elle est plus fréquente en région montagneuse qu'en plaine. En France, notamment, on la trouve un peu partout, dans les paysage vallonnés, les bocages, les allées d'arbres ou les plantations. En montagne, elle peut grimper jusqu'à 1500, voire 2000 mètres.

Distribution : Les grives draines sont endémiques du vieux continent, de la péninsule ibérique jusqu'au centre de la Sibérie, le centre de l'Asie et l'ouest de l'Himalaya. Sur ce vaste territoire, il y a trois sous Grive draine espèces : T.V. viscivorus (toute l'Europe, de l'Ecosse jusqu'à l'Oural et la rivière Ob, dans l'ouest de la Russie) - T.V. deichleri (Maroc, de Tanger jusqu'au massif de l'Atlas) - T.V. bonapartei (Sibérie jusqu'au centre de l'Asie).

Comportements : Les grives draines vivent habituellement seules ou en couple, mais à la fin de l'été, il leur arrive souvent de se réunir en groupes familiaux ou en petites bandes lâches. Dans ce cas, les rassemblements de 50 individus ne sont pas rares, alors que ceux de 150 sont vraiment exceptionnels. A la fin de l'hiver, en Europe, cette tendance s'accentue, et les grives draines prennent Grive draine alors l'habitude de s'associer avec des grives mauvis et des litornes. Elles passent une grande partie de leur temps à découvert, se déplacent sur le sol en adoptant une posture très rectiligne, tête dressée et queue pointée vers le bas. Leur attitude est assez similaire à celle de la grive musicienne, encore que leurs sautillements soient plus longs et plus amples. Lorsqu'elles sont excitées ou alarmées, elles agitent les ailes et la queue. Les couples sont souvent très belliqueux. Ils attaquent systématiquement tous les intrus qui pénètrent sur leur territoire ou qui s'approchent du nid, même s'il s'agit de rapaces ou de corbeaux.
C'est une migratrice partielle. Les reproducteurs du nord et de l'est de l'Europe hivernent en Europe Occidentale où ils se mêlent aux populations sédentaires locales. Certains individus vivant en Europe Occidentale migrent vers le sud sur Grive draine les bords de la Méditerranée mais la grande majorité reste fidèle à sa région natale. Les migrateurs sont en général d'une nature plus craintive et ont un comportement moins social que les indigènes.

Vol : Le vol de la grive draine est onduleux. L'oiseau observé en vol de dessous donne facilement à visualiser le blanc caractéristique du dessous des ailes.

Nidification : La saison de nidification se déroule de la mi-mars à la fin juillet, sauf en Grande-Bretagne où elle commence un peu plus tôt, dès la fin février. Le nid est une large coupe construite avec des petits morceaux de bois, des herbes sèches, de la mousse et des racines. Occasionnellement le couple y rajoute des lichens, des frondes Grive draine de fougères, des morceaux de tissu et des plumes. L'intérieur est garni avec des fines herbes, des feuilles et de la boue. Le nid peut être placé jusqu'à 20 mètres au-dessus du sol dans une haie, un buisson ou un arbre, sur la corniche d'un bâtiment, une berge, la façade d'une falaise ou au milieu de rochers. La plupart du travail revient sans doute à la femelle et on ne sait pas exactement quelle est la part de son partenaire. La ponte comprend 3 à 5 œufs de couleur variable, bleu clair, bleu verdâtre, chamois-crème ou brun-chamois. La coquille est recouverte de taches ou de mouchetures rouges, violettes ou brun noirâtre. La femelle Grive draine couve seule pendant 12 à 15 jours. Pendant leur séjour au nid qui dure de 14 à 16 jours, les oisillons sont nourris par les deux adultes. Sur l'ensemble de l'aire de distribution, il y a deux nichées par saison, hormis en Sibérie. Le mâle finit de nourrir la première nichée pendant que la femelle couve la seconde.

Régime : La grive draine se nourrit d'insectes, de vers et de baies qu'elle prélève en terrain découvert, dans les arbres ou les buissons. Bien qu'elle soit présente au sein de groupes mixtes de turdidés, attitude qui la différencie du merle noir et de la grive musicienne beaucoup plus ségrégatifs, elle défend farouchement son territoire et les ressources alimentaires qui s'y rapportent.

Sources :

 

Autres liens :
D'après Buffon : La Draine ; La Grive
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive


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Fiche créée le 07/11/2002 par Didier Collin avec la participation de Daniel Le-Dantec


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Mis à jour le 27/07/2014 04:34:03 - © 1996-2014 Oiseaux.net

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