Héron cocoi

Ardea cocoi - Cocoi Heron

Héron cocoi

Héron cocoi

Ardea cocoi

(Linnaeus, 1766)


Ordre : Pélécaniformes

Famille : Ardéidés  ;

Genre : Ardea

Espèce : cocoi

Espèce monotypique

Chant :

Biométrie :

Taille : 127 cm
Envergure : -
Poids : 2100 g

Statut de conservation IUCN :

Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué

EX EW CR EN VU NT LC NE

Distribution :
Distribution

Synonymes : volavka jihoamerická (cs), Cocoihejre (da), Cocoireiher (de), Cocoi Heron (en), Garza Cuca (es), eteläamerikanhaikara (fi), kókuszgém (hu), Airone cocoi (it), ナンベイアオサギ (ja), Cocoihegre (nb), Sokoireiger (nl), czapla czarnobrzucha (pl), Soco-grande (pt), Южноамериканская цапля (ru), volavka kokoi (sk), Cocoihäger (sv), 黑冠白颈鹭 (zh)

Identification :
Héron cocoi Le héron cocoi se reconnaît immédiatement à son cou blanc et à son capuchon noir. Le plumage des adultes est un mélange assez austère de gris, de blanc et de noir. Le capuchon est entièrement noir jusqu'en dessous des yeux mais il est peut-être légèrement plus pâle au niveau du front. De longues aigrettes noires forment un panache qui recouvre partiellement la nuque. Le bec est jaune terne, un peu plus clair en dessous et avec une base noire. Les iris sont habituellement jaunes et les lores sont bleus. Le cou est très nettement blanc. Le dos et les couvertures alaires sont dominés par le gris, mais on peut apercevoir au niveau des épaules une tache noire qui est particulièrement visible lorsque l'oiseau est immobile. Les cuisses et les sous-caudales Héron cocoi sont blanches, contrastant avec le ventre, les pattes et les pieds qui sont noirs. En plumage nuptial le bec prend une belle teinte dorée avec une base rougeâtre. Les pattes subissent également une transformation et adoptent une couleur rosâtre sombre.
Les deux sexes sont identiques. Il n'y a pas de sous-espèces mais les populations qui vivent dans le sud de l'aire de répartition ont une taille plus développée que celles qui vivent dans le nord.

Chez les immatures, le bas des parties inférieures est cendré avec des stries chamois, le cou présente une nuance grisâtre. Les cuisses et le dessous de la queue portent Héron cocoi des stries sombres. Le capuchon caractéristique est bien présent mais il affiche une teinte noire terne ou grise et un front nettement plus clair. Les aigrettes de la nuque sont absentes. Les poussins portent un duvet gris sur lequel le capuchon affiche déjà un certain contraste.

Chant : Le héron cocoi émet des croassements rudes qui ont une tonalité plus élevée que ceux des hérons cendrés. Leur cri principal, très caractéristique, est un "rraahb, rraabb" dont la fonction semble être équivalente à celle du " frannk" du grand héron (Ardea herodias). Le reste du répertoire n'est pas très connu et demande de plus amples informations.

Habitat : Le héron cocoi apprécie particulièrement de patauger dans les eaux peu profondes et de grimper sur les blocs de pierre qui parsèment les courants des rivières. Il occupe également les cours d'eau qui ont un courant plus rapide, à condition qu'ils ne soient pas trop profonds. Cet oiseau fréquente pratiquement tous les rivages et toutes les berges, que ce soit ceux des lacs, des marécages, des rivières et des estuaires. Il évite cependant ceux qui sont situés dans les zones côtières arides et dans les forêts denses d'altitude. Dans les îles Malouines, le héron cocoi peut être aperçu sur les bords des petits ruisseaux.

Distribution : Les hérons cocoi sont présents sur l'ensemble du continent sud-américain excepté la cordillère des Andes. Leur aire de distribution s'étend du Panama jusqu'au sud de l'Argentine, évitant toutefois la Terre de Feu et les Héron cocoi régions proches du détroit de Magellan. Les populations du nord du continent, de Panama jusqu'à Pernambuco et le Mato Grosso do Sul sont reproductrices et sédentaires. Les populations qui vivent dans le sud, c'est à dire en Argentine, au Chili, Paraguay, Uruguay et extrême sud du Brésil (Santo Espirito et Rio Grande do Sul) ne sont pas toutes nicheuses. Les oiseaux qui habitent le plus au sud fuient l'hiver austral et remontent vers le nord à partir d'octobre. Ce mécanisme migratoire et ce dispersement post-reproducteur ne sont pas bien expliqués pour l'instant.

Comportements : Le héron cocoi se nourrit tout à fait à la manière des grands hérons. Dans un premier temps, il se tient immobile, puis il marche lentement dans l'eau entre les phases d'immobilité. Il incline légèrement la tête pour améliorer sa vision. Le héron cocoi se nourrit à la fois en période diurne et pendant la nuit. La plupart du temps, il se nourrit en solitaire et il défend un territoire sur lequel il a la priorité pour s'alimenter. Mais lorsque les proies sont abondantes, il lui arrive aussi de rejoindre de larges rassemblements comportant d'autres espèces, Héron cocoi en particulier pendant la saison sèche. Dans ce cas, il ne recherche pas seul sa nourriture, il lui arrive de chaparder les proies de ses compagnons, notamment celles du tantale d'Amérique (Mycteria americana).
Bien que cette espèce soit bien visible en raison de sa grande taille, qu'elle soit courante et même très répandue dans certaines régions, étonnamment on ne connaît pas grand chose sur sa biologie. De grandes lacunes subsistent sur sa façon de s'alimenter et sur ses exigences en matière d'habitat. De plus, ses mouvements ne sont pas bien connus et leur motivation n'est pas suffisamment explicité. En raison de sa parenté avec les grands hérons et les hérons cendrés, les éléments devraient être assez faciles à trouver.

Nidification : La saison de reproduction Héron cocoi commence en juillet au Surinam, octobre en Uruguay et novembre dans la région de Buenos-Aires. Les hérons cocois nichent dans les marécages et les sites protégés, marquant une nette préférence pour les grands arbres de 25 à 30 mètres de hauteur. Cependant, il leur arrive parfois de donner la priorité aux buissons, aux étendues de roseaux et même aux cactus. Ces oiseaux nichent en solitaire ou en larges colonies mixtes ou monospécifiques. Au Surinam, on connaît l'exemple d'une vaste colonie de 400 à 800 couples occupant la proximité du littoral.
Le nid est construit avec des brindilles, des chardons secs et des roseaux liés entre entre eux par des lames d'herbe. Il a une forme à peine circulaire, mesure 65 centimètres de diamètre et possède une coupe très profonde. Dans les roselières, il est posé sur une tige de plante du genre Zizianopsis, à seulement 30 ou 40 centimètres au-dessus de l'eau. Les hérons cocoi mettent environ une semaine pour construire Héron cocoi cette structure. On ne connaît pratiquement rien sur les parades nuptiales qui précèdent l'accouplement. Bien qu'elles soient vraisemblablement assez semblables à celle du grand héron (Ardea herodias), les seuls renseignements dont on soit sûr, c'est que les parties nues prennent une coloration brillante et que les lores virent au bleu-cobalt.

En Argentine, la ponte comprend 3 à 5 œufs de couleur bleue avec quelques taches claires et de petites lignes blanchâtres. La longueur varie de 51 à 66 millimètres tandis que la largeur varie de 34 à 42 millimètres. L'incubation dure de 20 à 23 jours. Bien que les caracaras (Polyborus plancus) s'en prennent souvent aux nichées, 2 à 4 oisillons survivent. Le nids des caracaras sont souvent installés près de ceux des hérons cocois. Les jeunes caracaras éclosent avant les jeunes hérons et sont souvent nourris en grande partie de jeunes poussins.

Régime : Le menu comporte prioritairement des poissons, mais également des grenouilles, des larves d'insectes aquatiques et des charognes. Les poissons peuvent mesurer jusqu'à 30 centimètres de longueur. Il est probable que le régime soit plus élargi car cet échassier consomme aussi par exemple des crabes morts.

Protection / Menaces : Les hérons cocois sont communs ou très répandus sur l'ensemble de leur aire de distribution, mais plus dans le nord que dans le sud. Au Surinam et dans les llanos du Venezuela, les colonies comprennent parfois un nombre impressionnant de couples. Bien qu'il faille être prudent sur le sujet, il semble que ces oiseaux soient sensibles à l'usage des pesticides. En tout cas, ces oiseaux sont très affectés par l'altération de leur habitat naturel et de nombreux efforts doivent être faits pour la préservation des régions humides en Amérique du Sud. L'espèce est classée par l'IUCN comme ne posant pas de problème particulier.

Sources :

 

Autres liens :
D'après Buffon : LES HéRONS.
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive


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Fiche créée le 22/08/2010 par Daniel Le-Dantec


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Mis à jour le 20/03/2014 04:33:17 - © 1996-2014 Oiseaux.net

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