Iiwi rouge

Drepanis coccinea - Iiwi

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Fringillidés

  • Genre
    :

    Drepanis

  • Espèce
    :

    coccinea

Descripteur

Forster, G, 1780

Biométrie
  • Taille
    : 15 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 16.7 à 19.9 g
Distribution

Distribution

Description de la famille

Les Fringillidés (fringilles dans le langage courant) sont des passereaux de taille petite à moyenne (9 à 25 cm de longueur). Leur plumage est extrêmement variable et souvent haut en couleurs. Leur bec court et conique est adapté à un régime granivore, mais non exclusif. Ils occupent des mili... lire la suite

Description identification

Chez ce méliphage de taille moyenne, le bec long et puissant est légèrement recourbé vers le bas et a la forme d'une faucille. La tête et le corps, comprenant également les scapulaires, sont rouge écarlate brillant. Les sous-caudales sont nuancées de gris et les cuisses sont parfois plus pâles et plus orangées. L'étroit anneau orbital affiche une couleur orange. Les ailes et la queue sont noires avec de nets reflets brillants. Les grandes couvertures ont des liserés rouge écarlate. Les filets intérieurs des tertiaires sont blancs. Les iris varient du brun-jaune au brun, le bec et les pattes sont orange écarlate, légèrement plus pâles que le plumage corporel. Les sexes sont identiques.
Chez les juvéniles, les plumes du corps varient du jaune verdâtre au jaune-moutarde, avec des pointes noires principalement sur le dos. Les joues, la gorge et les scapulaires sont plus ou moins nuancées de rouge. Les ailes et la queue sont gris sombre avec des bordures blanches et fauves. Les tertiaires sont gris clair au lieu de blanc. Avec l'usure, les liserés sombres s'estompent et la couleur de base vire au jaune-fauve. Les individus qui effectuent leur mue sont tachetés, se rapprochant un peu du plumage adulte. Le bec est initialement brun sombre, adoptant petit à petit la couleur de celui de leurs parents.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Iiwi,
  • Iiwi,
  • Ívi,
  • Iiwi,
  • Skarlátgyapjasmadár,
  • Iiwi,
  • Iiwi,
  • Iiwi,
  • Iiwi,
  • havajčan červený,
  • šatovník šarlatový,
  • Iiwi,
  • iivi,
  • iiwi,
  • hawajka cynobrowa,
  • Чёрно-алая гавайская цветочница (-иви),
  • ベニハワイミツスイ,
  • 镰嘴管舌雀,
  • 鐮嘴管舌鳥,

Voix chant et cris

L'iiwi rouge est capable de produire un sifflement montant proche de celui des humains et assez semblale à celui de la palmerie huppée (Palmeria dolei). Il délivre également des notes flûtées "ta-weet, ta-weet, ta-wee-ah" ainsi qu'un chant discordant "ii-wi" qui est à l'origine de son nom vernaculaire. Les deux partenaires chantent. Ces oiseaux sont d'excellents imitateurs et ils reproduisent souvent les cris des espèces locales. Leurs ailes produisent une sorte de vrombissement quand ils se déplacent.

Habitat

Autrefois, Les iiwis rouges étaient répandus dans les forêts à toutes les altitudes mais l'éclaircissement des zones boisées et la diffusion de la malaria par les moustiques les ont désormais confiné aux zones humides au-dessus de 1250 mètres. Actuellement, ces oiseaux peuvent être observés principalement dans les forêts moites ou semi-humides composées de metrosideros et d'acacias. Elles ont généralement un sous-bois assez dense formé de fougères arborescentes, de myrsines qui sont des petites plantes ligneuses et de petits arbustes florescents du genre Myoporum. Les iiwis rouges pénètrent parfois dans les boisements composés d'arbustes du genre Sophora et connus localement sous le nom de mamanes mais ils n'y nichent que très rarement car le taux d'humidité est souvent insuffisant. Les iiwis rouges résident habituellement au-dessus de 1200 m, mais ils peuvent parfois descendre jusqu'à 300 m et grimper jusqu'à 2900 mètres.

Comportement traits de caractère

Lorsqu'ils se nourrissent de lobélies, les iiwis utilisent une technique particulière : ils se perchent au-dessus des fleurs puis il se retournent brusquement de façon à avoir la tête en bas et il insèrent leur long bec dans la corolle. Leur longue langue en forme de tube et pourvue d'aspérités leur permet ensuite de récolter facilement le nectar. Les iiwis recueillent également cette substance en pratiquant à la base de la fleur un trou par lequel s'écoule le liquide. Pendant la parade, les mâles volent en chantant et en faisant palpiter leurs ailes. Des offrandes rituelles de nourriture ont lieu pendant toute la période de reproduction.

Alimentation mode et régime

Les iiwis rouges sont majoritairement nectarivores mais ils consomment aussi des invertébrés tels que les insectes et les araignées. Les fleurs les plus fréquemment visitées sont les lobéliacées du genre Clermontia, Cyanea ou Tromatolobelia. Les plants de menthe locale et les petits arbustes en floraison sont également l'objet de leur attention. Les iiwis sont considérés comme des grands pollinisateurs de plantes, même si parfois ils sont obligés de pratiquer une incision à la base de la fleur lorsque la corolle est trop étroite.

Reproduction nidification

Chez les iiwis rouges, la saison de nidification est très étendue. Elle se déroule de décembre à juillet, mais elle ne bat véritablement son plein qu'entre février et juin, ce qui coïncide généralement avec la pleine période de floraison des acacias. Le couple reste ensemble pendant toute la période de reproduction et défend un petit territoire qui enoure les abords du nid. Ce dernier est bâti par les 2 parents mais la femelle accomplit le plus gros de la tâche. Les matériaux utilisés sont assez divers : le contour du nid est élaboré avec des brindilles et de la mousse, l'intérieur de la coupe est garni avec des fibreuses lanières d'écorce et des lichens. Le diamètre extérieur du nid mesure 9,5 cm, la hauteur 7,4. Le diamètre intérieur mesure environ 5 centimètres et la profondeur 3 et demi. Le nid est placé à une hauteur moyenne de 7 mètres au-dessus du sol dans un amas de feuilles situé dans la canopée d'un grand arbre du type metrosideros. Le territoire mesure environ mille mètres carrés, ce qui est plus que la plupart des autres membres de la famille des drépanididés.
La ponte comprend 1 ou 3 œufs (dans la majorité des cas, 2), de couleur blanche avec des taches brun-chocolat, des mouchetures et de motifs extravagants sur la partie la plus large de la coquille. Les œufs mesurent en moyenne 20,7 millimètres sur 15,5. La femelle couve seule, elle est ravitaillée par son partenaire pendant 14 jours. Les petits sont élevés par leur mère qui s'occupe également de les nourrir (71% du travail). Les oisillons quittent définitivement le nid au bout de 21 jours, mais dès 12 ou 14 jours, ils sont capables de jaillir du nid à la moindre alerte. Après l'envol, les juvéniles restent à l'intérieur du groupe familial et continuent à réclamer leur pitance pendant au moins 4 mois.

Distribution

Les iiwis rouges sont endémiques de îles Hawaï. On les trouve dans toutes les îles principales, c'est à dire Kauai, O'ahu, Molokai, Maui et Hawaï. Il y a des populations résiduelles de près de 50 individus sur Oahu et Molokai, mais sur les autres îles de l'archipel (Hawaï, Maui et Kaua'i ), ces oiseaux sont encore relativement courants. Les oiseaux de Molokai sont parfois séparés sous l'appellation suavis, mais pour la plupart des observateurs, cette sous-espèce n'est pas valide. L'espèce est donc considérée comme monotypique.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les méliphages des îles Hawaï traversent une crise majeure et de nombreuses espèces ont déjà disparu. Les iiwis rouges ne sont pas épargnés et ils sont confrontés à un combinaison de dangers : perte d'habitat, compétition avec des espèces introduites et maladies aviaires. Les iiwis sont notamment victimes des maladies introduites par les oiseaux de cage et transmises par les moustiques. La présence des moustiques à proximité du niveau de la mer a déjà obligé les iiwis à se réfugier à des altitudes supérieures à 1000 mètres. Malgré tout, ces oiseaux constituent une des espèces les plus répandues à Hawaï. La population est en déclin constant et la quasi-disparition dans les îles d'Oahu et Molokaï sont un signal d'alarme important.
Des mesures drastiques ont été engagées pour protéger cette espèce. Dans les forêts de montagne, la restauration de l'habitat est en cours. De nombreuses zones ont été clôturées pour empêcher le bétail et les prédateurs de s'y introduire et d'endommager le sous-bois. Un effort doit maintenant être produit pour tenter de mettre un terme à la malaria et aux maladies aviaires. D'après Birdlife et le Handbook, cette espèce est considérée comme vulnérale (VU).

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Iiwi rougeFiche créée le 15/06/2011 par Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net