Marouette de Baillon

Porzana pusilla - Baillon's Crake

Systématique
  • Ordre
    :

    Gruiformes

  • Famille
    :

    Rallidés

  • Genre
    :

    Porzana

  • Espèce
    :

    pusilla

Descripteur

Pallas, 1776

Biométrie
  • Taille
    : 19 cm
  • Envergure
    : 33 à 37 cm.
  • Poids
    : 40 à 50 g
Distribution

Distribution

Description identification

Les parties supérieures sont châtain roux et marquées de petites rayures sur le dos et les couvertures alaires. Les flancs sont rayés de noir et de blanc, les pattes sont grisâtres ou couleur chair. Le bec est vert, sans rouge à la base.
Le mâle a la gorge, la face et la poitrine gris ardoisé ou bleuté, et les sous-caudales sont rayées de blanc et de noir.
Les juvéniles sont semblables à la femelle, mais ils n'ont pas encore la couleur grise des adultes, leur gorge est blanche et le cou est taché de brun.

Indications subspécifiques 6 Sous-espèces

  • Porzana pusilla intermedia (Europe to Asia Minor; n, e, s Africa, Madagascar.)
  • Porzana pusilla pusilla (c and e Asia)
  • Porzana pusilla mira (Borneo)
  • Porzana pusilla mayri (New Guinea)
  • Porzana pusilla palustris (e New Guinea, Australia)
  • Porzana pusilla affinis (New Zealand, Chatham Is.)

Noms étrangers

  • Baillon's Crake,
  • Polluela Chica,
  • Franga-d'água-pequena,
  • Zwergsumpfhuhn,
  • Törpevízicsibe,
  • Kleinst Waterhoen,
  • Schiribilla grigiata,
  • Dvärgsumphöna,
  • Dvergrikse,
  • chriašť najmenší,
  • chřástal nejmenší,
  • Dværgrørvagtel,
  • kääpiöhuitti,
  • Kleinriethaan,
  • rasclet europeu,
  • Dvergrella,
  • karliczka (zwyczajna),
  • ceru ormanītis,
  • pritlikava tukalica,
  • Погоныш-крошка,
  • Tikusan kerdil,
  • ヒメクイナ,
  • 小田鸡,
  • นกอัญชันเล็ก,
  • 小秧雞〔小田雞〕,

Voix chant et cris

La marouette de Baillon a un chant qui peut être confondu avec celui d'une grenouille. Le mâle émet un son comme un roulement qui dure quelques secondes, et qu'il alterne avec des balancements de la tête, tout en picorant les plantes. Il chante plutôt la nuit et les sons sont variables. (en Afrique cet oiseau a un cri semblable à celui du râle bleuâtre (Rallus caerulescens). Le cri d'alarme est une série de notes puissantes, rapides et grinçantes. Ces notes sont organisées dans une phrase qui peut être retranscrite de la façon suivante : "kraa-kraa-kraa-chachachachacha". Pour avertir d'un danger, le mâle et la femelle émettent également un "tac" ou un "tyiuk" tranchant

Habitat

Les marouettes de Baillon fréquentent les zones humides marécageuses, qu'elles soient permanentes ou provisoires. Elles affectionnent indifféremment les eaux douces ou salées, pourvue qu'elles soient dotées d'une végétation dense ou de plantes flottantes comme les lotus et les nénuphars. Ces oiseaux peuvent donc être observés dans les marais, dans les marécages, sur les lacs, dans les champs inondés et à la lisière des étendues d'eau ouvertes.
Ils semblent également apprécier les espaces situés entre les dunes, les cultures irriguées, les petites dépressions qui accumulent temporairement les eaux des précipitations et les réservoirs aménagés. Occasionnellement, ils visitent les marais salants. Pendant la période de nidification, les marouettes de Baillon fréquentent les endroits caractéristiques qui possèdent des touffes d'herbes basses ou des surfaces continues de végétation tels que les roseaux, les carex et les joncs.
En dehors de la saison de nidification, ces limicoles de moyenne taille occupent une plus grande variété de lieux, on les trouve alors dans les vasières proches des pièces d'eau, à l'intérieur des roselières qui ont des phragmites et des massettes dont les pieds baignent dans des flaques de boue peu profondes.
Au Kenya, en plus de leurs sites traditionnel, ces marouettes visitent aussi les réservoirs de traitement des eaux, les cours de golf et les aérodromes de taille modeste ou moyenne. En Australie, ces marouettes peuvent grimper jusqu'à 1 500 mètres d'altitude. En Nouvelle-Guinée, elles peuvent atteindre des hauteurs exceptionnelles de 3 450 mètres.

Comportement traits de caractère

Pour se nourrir, la marouette de Baillon sort de la végétation et chemine avec attention entre les herbes et les plantes aquatiques, capturant des insectes et picorant çà et là.
La marouette de Baillon en migration perd, tout au long de ce vol, la graisse accumulée pendant l'automne. Elle est active à l'aurore jusqu'en milieu de matinée, et du milieu de l'après-midi jusqu'au crépuscule. Quand elle veut intimider un intrus, ou qu'elle est en alerte, elle ébouriffe les plumes du dos, étend les ailes comme des éventails, et marche autour de l'intrus en ronchonnant.
Dans les disputes territoriales, les deux partenaires du couple chassent l'intrus en courant rapidement dans l'eau et en battant des ailes. Pendant la parade, ils décrivent des cercles à quelques mètres de hauteur, en lançant des cris d'avertissement.
Le vol : La marouette de Baillon vole sans vigueur avec de nombreux battements d'ailes.

Alimentation mode et régime

La marouette de Baillon se nourrit de petits insectes, scarabées, phalènes, araignées, petits mollusques aquatiques, vers, escargots, petits crustacés, petits poissons (20 mm), plantes, bourgeons et graines.

Reproduction nidification

Le nid est petit et bien caché entre les plantes aquatiques. C'est une plate-forme de feuilles et de plantes, généralement au ras de l'eau. Il est quelquefois fermé sur la partie supérieure. Mais il peut aussi se trouver dans un arbuste, à une certaine distance de l'eau.
La femelle dépose de 6 à 8 œufs brun foncé ou ocré, avec des taches et des points jaunâtres. L'incubation dure environ 18 à 20 jours, assurée par le couple. Les poussins sont nidifuges. Les deux adultes élèvent les jeunes qui les suivent pendant 45 jours, jusqu'à l'envol.

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Espèce considérée comme rare. Les causes de sa régression sont la disparition des habitats (fauches précoces entraînant la destruction des pontes et des poussins), la chasse illégale et la pollution des eaux par les pesticides et les déchets industriels et urbains. Au sud de l'Espagne, elle est menacée par les filets de pêche d'écrevisses dans lesquels elle se prend. Autre cause citée est la collision contre les lignes électriques dans ses déplacements migratoires nocturnes.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 07/11/2002 par Didier Collin © 1996-2017 Oiseaux.net