Martin-chasseur à longs brins

Tanysiptera galatea - Common Paradise Kingfisher

Systématique
  • Ordre
    :

    Coraciiformes

  • Famille
    :

    Alcédinidés

  • Genre
    :

    Tanysiptera

  • Espèce
    :

    galatea

Descripteur

Gray, GR, 1859

Biométrie
  • Taille
    : 43 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 55 à 69 g
Distribution

Distribution

Description identification

Martin-chasseur à longs brins
adulte

Les six Tanysiptera diffèrent des autres martins-chasseurs présent sur leurs aires (Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Bretagne et nord-est de l'Australie) par leurs rectrices centrales allongées. A la sortie du nid, les jeunes ont déjà une longue queue étagée. L'adulte possède un front bleu-violet, passant du bleu-roi sur le sommet du crâne au bleu clair sur l'occiput. Les lores sont noirâtres, les joues et les parotiques bleu-violet. Les faces latérales du cou, la nuque, le demi-collier, le manteau, les scapulaires et le dos présentent une couleur bleu teinté de noir. Les primaires noirâtres tranchent avec les petites et les moyennes couvertures bleu-ciel vif. Le reste du dessus de l'aile est bleu-violet. Le croupion et les sus-caudales forment une bande blanche. La queue est constituée de 2 rectrices centrales bleues,très allongées, spatulées au bout.Les autres rectrices sont blanches sauf le bord externe bleu. Le dessous est entièrement blanc. Les axillaires et les couvertures sous-alaires adjacentes sont noires, les autres blanches. Lec bec est rouge, l'iris brun foncé, les pattes brun jaunâtre.

Chez le juvénile, les plumes de la tête sont brun très foncé, avec des liserés jaunâtres sur les lores et sur le front, roux ailleurs. Longs sourcils noirs. Le dessus, y compris les ailes, est brun foncé uni de la nuque jusqu'aux sus-caudales. La plupart de couvertures sont bordées de roux-vif. La queue est brune, avec des rectrices centrales nuancées de bleu. A l'intérieur du dessous chamois, les plumes sont bordées de noir, ce qui donne un aspect strié et festonné au niveau du bord de la gorge et sur la poitrine. Le bec est gris-brun avec une pointe claire .Les variations géographiques sont nombreuses : deux sous-espèces en Nouvelle-Guinée, quatre sur les îles proches et onze sur les Molluques. Elles diffèrent par la tonalité et l'éclat du bleu du vertex et des couvertures alaires, la surface du blanc sur la queue et la variation de couleur sur le haut du dos (noir, bleu ou blanc).

Indications subspécifiques 15 Sous-espèces

  • Tanysiptera galatea emiliae (Rau I.. n Moluccas.)
  • Tanysiptera galatea doris (Morotai I.. n Moluccas.)
  • Tanysiptera galatea browningi (Halmahera. n Moluccas.)
  • Tanysiptera galatea brunhildae (Doi I.. n Moluccas.)
  • Tanysiptera galatea margarethae (Bacan I.. n Moluccas.)
  • Tanysiptera galatea sabrina (Kayoa I.. n Moluccas.)
  • Tanysiptera galatea obiensis (Bisa, Obi Latu and Obi. c Moluccas.)
  • Tanysiptera galatea acis (Buru I.. s Moluccas.)
  • Tanysiptera galatea boanensis (Boano I.. s Moluccas.)
  • Tanysiptera galatea nais (Manipa, Ambon, Seram, Manawoka and Gorong. s Moluccas.)
  • Tanysiptera galatea galatea (nw New Guinea and the w Papuan islands)
  • Tanysiptera galatea meyeri (n New Guinea)
  • Tanysiptera galatea minor (s New Guinea)
  • Tanysiptera galatea vulcani (Manam I.. off ne New Guinea.)
  • Tanysiptera galatea rosseliana (Rossel I.. e Louisiade Arch..)

Noms étrangers

  • Common Paradise Kingfisher,
  • Alción Colilargo Común,
  • Spatelliest,
  • enciánkék lesőmadár,
  • Vlagstaartijsvogel,
  • Martin pescatore del paradiso comune,
  • Paradiskungsfiskare,
  • Galateaisfugl,
  • rybárikovec hodvábny,
  • ledňáček hedbávný,
  • Paradisisfugl,
  • molukkienparatiisikalastaja,
  • alció del paradís comú,
  • sterowik duży,
  • Райский зимородок,
  • Cekakak-pita biasa,
  • ラケットカワセミ,
  • 普通仙翡翠,
  • 普通極樂翡翠,

Voix chant et cris

Le martin-chasseur de paradis chante souvent et d'autres congénères lui répondent. Quand il effectue une production vocale, le bec est largement ouvert, dressé à 30 dégrés environ, la queue est pendante, les plumes du croupion ébouriffées. Le corps vibre lorsqu'il émet des trilles. Le chant est constitué par une série de 1 à 4 sifflements séparés, mélancoliques de tonalité égale, accélérés en trille bref durant environ une seconde et demie.

Habitat

Il est assez répandu, voire courant dans les forêts pluviales de plaine, les forêts de mousson, du niveau de la mer jusqu'à 300 mètres. Néanmoins, localement, il peut atteindre les altitudes de 820 mètres. Il fréquente également les forêts-galeries des vallées, les lambeaux de forêt isolés en mileu ouvert. Il est, par contre, plus rare dans les forêts secondaires et les vieilles plantations de teck. En Papouasie Occidentale il existe sur les îles Salawati, Atanta, Wageo, Gebe et Kofio. Il est présent dans presque toutes les plaines de Nouvelle-Guinée et sur plusieurs îles voisines dont Biak, Walis, Manam et Karkar. On le trouve sur toutes les Molluques excepté Ternate, Tidore et Ambon. Les oiseaux adultes, sédentaires presque partout, quittent les forêts de mousson à la saison sèche mais ne s'éloignent guère à plus de quelques centaines de mètres. Par contre, les juvéniles qui sont chassés du territoire parental, peuvent se disperser à plusieurs kilomètres de leur lieu de naissance.

Comportement traits de caractère

Sa technique de chasse n'est pas très éloignée de celle des autres martins-chasseurs même si elle comporte des particularités. Le martin-chasseur du paradis se tient dissimulé dans l'ombre des sous-bois et il chasse à l'affût. Pendant qu'il observe son territoire, il reste pratiquement immobile, effectuant quelques rares mouvements de tête, relevant et abaissant la queue de temps à autre. Il capture la plupart de ses proies à terre, mais il attrape également des insectes dans les feuillages. Les victimes capturées au sol sont saisies dans le bec et frappées contre un perchoir jusqu'à ce qu'elles soient immobiles ou démembrées. Il chasse les vers de terre en fouillant dans la litière humide ou en creusant le sol avec son bec. Le lombric extrait est porté sur une branche basse où il est cogné sans ménagement et trituré dans le bec pendant près d'une minute. Le martin-chasseur de paradis se baigne en rasant la surface de l'eau des mares puis il regagne son perchoir pour y sècher ses plumes. En période de reproduction, il adopte un comportement territorial agressif, chassant tous les intrus qui tentent de s'y introduire.

Alimentation mode et régime

Son régime est exclusivement carnivore. Il se nourrit surtout de lombrics. Cependant, il consomme également des escargots, des coléoptères, des sauterelles, des chenilles, des scolopendres et des lézards.

Reproduction nidification

Le couple creuse un nid dans une termitière vivante de microcérotermes. Le monticule de terre est généralement placé contre le tronc d'un arbre, à quatre mètres au-dessus du sol. Les deux partenaires se relaient pour effriter la termitière avec leur bec et pour s'accrocher ensuite à elle afin de la perforer plus profondément. Ils effectuent des percements d'ébauche dans plusieurs termitières avant d'en choisir une définitivement. La galerie mesure 15 cm de Long et la chambre 13 cm de diamètre. La femelle pond en général 5 oeufs et les deux parents s'occupent ensemble de l'éducation des jeunes. Les oisillons reçoivent de nombreux vers de terre qui sont apportés un par un. Les jeunes acquièrent leur autonomie peu de temps après la sortie du nid et sont pourvus de leur plumage adulte définitif en 3 ou 4 mois.

Distribution

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 05/11/2005 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net