Martin-chasseur sacré

Todiramphus sanctus - Sacred Kingfisher

Systématique
  • Ordre
    :

    Coraciiformes

  • Famille
    :

    Alcédinidés

  • Genre
    :

    Todiramphus

  • Espèce
    :

    sanctus

Descripteur

Vigors Horsfield, 1827

Biométrie
  • Taille
    : 22 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 28 à 61 g
Longévité

20 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Le martin-chasseur sacré est un alcédinidé de moyenne taille. Comme l'ensemble de ses congénères, il présente une silhouette trapue, avec une grosse tête, un cou massif et des épaules puissantes. Le bas du dos, le croupion et la queue présentent une belle teinte turquoise qui contraste remarquablement avec les parties inférieures chamois-blanc et le large collier couleur crème. Le manteau et les scapulaires affichent une nuance de bleu-vert différente. La face est recouverte d'un large bandeau noir qui masque l'oeil , les oreilles et qui s'étend de la base du bec jusqu'à la nuque avec une épaisseur variable. Les deux sexes sont sensiblement identiques, bien que la femelle soit légèrement plus petite et dévoile des parties supérieures plus ternes. Les jeunes sont semblables à la femelle, avec cependant quelques apports de brun-roux à l'extrémité des plumes du cou et du dos et des bordures chamoisées sur les couvertures alaires. En Nouvelle-Zélande, la sous-espèce Vagans, se distingue par sa taille supérieure, son bec plus large et par la spécificité de ses couleurs bleues et vertes.

Indications subspécifiques 5 Sous-espèces

  • Todiramphus sanctus sanctus (Australia to e Solomon Is.)
  • Todiramphus sanctus vagans (New Zealand, Lord Howe and Kermadec Is.)
  • Todiramphus sanctus norfolkiensis (Norfolk I.)
  • Todiramphus sanctus canacorum (New Caledonia)
  • Todiramphus sanctus macmillani (Loyalty Is.)

Noms étrangers

  • Sacred Kingfisher,
  • Alción Sagrado,
  • Götzenliest,
  • szent halción,
  • Heilige IJsvogel,
  • Martin pescatore sacro,
  • Inlandskungsfiskare,
  • Maskaraisfugl,
  • rybárikovec posvätný,
  • ledňáček posvátný,
  • Hellig Isfugl,
  • pyhimyskalastaja,
  • alció sagrat,
  • łowczyk czczony,
  • Священная альциона,
  • Cekakak australia,
  • ヒジリショウビン,
  • 白眉翡翠,
  • 白眉翡翠,

Voix chant et cris

Habitat

Les martins-chasseurs sacrés vivent dans les zones boisées, les mangroves et les forêts 'paperbarks', soit forêts ouvertes de grands eucalyptus, soit forêts de melaleuca. Ces forêts typiques des régions humides sont appelées ainsi à en raison de l'écaillement de leur écorce qui se compose de minces couches de liège et de la texture à l'aspect de papier qu'elles présentent. Les melaleucas sont aussi appelés arbres à thé. L'aire de distribution de cet oiseau se situe en Australie, Nouvelle-Guinée, Tasmanie, Nouvelle-Calédonie. Elle s'étend également aux îles Salomons, Kermadec, Lord Howe, Norfolk et Loyauté. La sous-espèce Vagans, de taille plus importante, est présente en Nouvelle-Zélande.

Comportement traits de caractère

Dans la nature, les martins-chasseurs sacrés se reconnaissent à leur amical appel flûté ou à leur cri d'alarme qui ressemble à un crépitement rauque. Pendant la saison de nidification, ces oiseaux font preuve d'un comportement absolument intrépide et sont capables de s'attaquer à des mammifères ou des oiseaux de leur taille ou même d'une taille supérieure. Ils font fuir des étourneaux, obligent les mouettes à bec rouges à s'envoler, tuent des petits passereaux et s'en prennent aux chats, chiens et même aux belettes qui s'approchent de leurs nids. Pendant l'hiver austral, on assiste à de légers mouvements, les martins-chasseurs se rapprochant du littoral et des vasières où la nourriture est abondante sous la forme de crabes.

Alimentation mode et régime

Les martins-chasseurs recherchent plutôt leur nourriture sur la terre ferme, ne capturant qu'occasionnellement leurs proies dans le milieu aquatique. Ils se nourrissent de reptiles (principalement les lézards), de gros insectes et de leurs larves, de crustacés et assez rarement de poissons. En fait, toutes sortes de proies sont consommées par ces oiseaux opportunistes. Les petits mammifères, parmi lesquels la souris se situe au rang de ses prises favorites, échappent rarement à sa vigilance et à sa sagacité. Ces oiseaux se perchent généralement sur une branche basse, exerçant une surveillance constante dans le but de déceler une proie. Aussitôt qu'elle est repérée, l'oiseau fond sur elle, la capture dans son bec, puis regagne son perchoir pour la manger. Avant d'être avalée, la victime est écrasée et ses os sont broyés par une technique systématique de martelage violent contre son perchoir. Certains oiseaux qui sont abondants , comme les zosterops à dos gris, font également partie de sa diète.

Reproduction nidification

Les martins-chasseurs sacrés se reproduisent principalement de septembre à décembre. Néanmoins, la saison de nidification peut occasionnellement se prolonger jusqu'à mars, si les conditions sont favorables. Genéralement, la femelle mène à terme deux couvées au cours de la saison. Les deux partenaires participent à l'élaboration du nid. Ce dernier est constitué par le creusement d'un terrier dans une termitière, une branche pourrissante ou la berge d'une rivière. Lorsque le nid est situé dans un vieil arbre en décomposition, la technique est immuable et assez spectaculaire : le martin-chasseur s'installe sur une branche située à plusieurs mètres du site choisi, puis il fonce directement dessus, le cou tendu , en émettant un sifflement particulier. Le matériau est entamé par l'impact du bec qui vient frapper le bois. Le procédé est renouvelé jusqu'à ce qu'une ouverture suffisante soit ainsi pratiquée et que l'oiseau puisse enfin s'installer à l'intérieur de la cavité pour continuer à l'évider. Le tunnel qui donne accès à la chambre peut mesurer alors jusqu'à 24 cm. Lorsque le nid est creusé dans la berge argileuse meuble d'une rivière, la chambre qui contient les 3 à 6 oeufs peut se situer jusqu'à 2 mètres au-dessous du niveau du sol. Les deux parents se relaient pour couver et élever les jeunes. Les oeufs éclosent au bout de 18 jours, puis il faut encore une période de 26 jours de séjour au nid avant que les jeunes ne s'envolent.

Distribution

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 10/09/2005 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net