Méliphage chanteur

Gavicalis virescens - Singing Honeyeater

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Méliphagidés

  • Genre
    :

    Gavicalis

  • Espèce
    :

    virescens

Descripteur

Vieillot, 1817

Biométrie
  • Taille
    : 24 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 20 à 34 g
Distribution

Distribution

Description identification

Chez les adultes de la race nominale, le dessus du corps est uniformément gris-brun. Une strie noire remarquable traverse la région oculaire, du bec jusqu'aux côtés du cou, formant une sorte de masque. Elle est bordée en-dessous de l'œil par une strie jaune qui se fond imperceptiblement dans le blanc de la gorge. Les parties inférieures varient du blanc au gris et sont tapissées d'abondantes stries gris-brun foncé qui sont visibles surtout sur les flancs et les côtés de la poitrine. Il y a des petites touffes de plumes blanches sur les joues, souvent dissimulées par le jaune des couvertures auriculaires. Certaines rémiges et certaines rectrices ont des fines bordures jaune-olive. Le dessous des ailes est couleur crème avec une légère nuance chamois-orange sur les couvertures. Le bec est noir à brun sombre. Les pattes sont gris foncé.
Les juvéniles sont assez semblables à leurs parents, mais avec un front et un capuchon plus clairs ainsi que des marques faciales plus ternes et moins développées. Les parties inférieures ont une teinte brun-chamois pâle, elles sont mouchetées et non pas striées. La base de la mandibule inférieure est rose terne, le contour de la bouche est jaune et légèrement enflé.
Les races se distinguent par la différence de taille (les populations du nord sont plus petites que celles du sud). Parfois le bec est plus long et le masque plus développé (sonorus). Chez la race cooperi, les stries des parties inférieures sont bien plus nombreuses.

Indications subspécifiques 4 Sous-espèces

  • Gavicalis virescens cooperi (extreme n Australia)
  • Gavicalis virescens sonorus (nc to sc Australia)
  • Gavicalis virescens virescens (sw Australia)
  • Gavicalis virescens forresti (nw Australia through c Australia)

Noms étrangers

  • Singing Honeyeater,
  • Mielero cantarín,
  • Pfeifhonigfresser,
  • kantáros mézevő,
  • Fluithoningeter,
  • Succiamiele canoro,
  • Sånghonungsfågel,
  • Sanghonningeter,
  • medárik spevavý,
  • medosavka zpěvná,
  • Sanghonningæder,
  • laulumesikko,
  • menjamel cantaire,
  • złotouch żółtoskrzydły,
  • Певчий медосос,
  • ウタイミツスイ,
  • 歌吸蜜鸟,
  • 鳴唱吸蜜鳥,

Voix chant et cris

Les Méliphages chanteurs sont parmi les premiers oiseaux qui chantent le matin. Le mâle commence à s'exprimer environ 20 à 30 minutes avant l'aube. Ils ont une voix plaisante et il leur arrive de s'exprimer en groupe de 5 à 6 individus. Le chant matinal est une phrase musicale et puissante composée de multiples notes ou de double-notes. Il varie selon les régions, il est émis en vol et sert couramment pour la défense du territoire. En Australie Occidentale, ces oiseaux ont un chant unique et caractéristique qui est partagé par les congénères des territoires voisins. La plupart des cris sont des "preet", des "queek" ou des "sheek" rudes qui traînent en longueur. Les murmures et les trilles, "rer-er-er-er-er-er", "te-e-e-e-e-e" ou "chirr-r-r-r" sont également très typiques. Les sifflements servent de cris d'alarme. Le répertoire est complété par des bavardages et aussi par des claquements de bec en cas de rencontres conflictuelles.

Habitat

Les Méliphages chanteurs fréquentent surtout les zones boisées ouvertes, ils apprécient particulièrement les boisements qui sont pourvus en arbustes ou en arbres de petite taille, en priorité des acacias. On peut également les trouver dans des zones marécageuses, le long de ruisseaux ou de canaux d'irrigation.
Ils sont assez communs dans les parcs urbains et dans les jardins, dans les propriétés à la périphérie des villes et dans les terres agricoles partiellement éclaircies dans lesquelles il reste quelques lambeaux de végétation originelle. Les Méliphages chanteurs sont très occasionnels dans les forêts d'eucalyptus et sur les rives des cours d'eau bordés par des gommiers rouges. Ils délaissent les savanes qui sont dominées par les banksias, les pins-cyprès et les niaoulis. Ils sont rares dans les zones de mallee.

Alimentation mode et régime

Les Méliphages chanteurs ont un menu mixte composé de nectar, d'invertébrés, de mollusques et de fruits. Dans la plupart des études, la part des invertébrés est bien supérieure à celle des matières végétales mais parfois la consommation de fruits peut être très importante. Ils s'en prennent aussi aux œufs et aux oisillons des Diamants mandarins et des Diamants de Bichenow (Taeniopygia). Ils prospectent à tous les niveaux des arbres mais ils préfèrent généralement les étages inférieurs et ils viennent même parfois à terre. Dans près de 80% des cas, les Méliphages chanteurs prospectent en-dessous de 3 mètres, dont 22% sur le sol, ce qui est nettement supérieur au pourcentage des autres méliphagidés.

Reproduction nidification

Les Méliphages chanteurs sont des oiseaux monogames qui établissent leurs liens conjugaux pendant de très longues années. Ces oiseaux peuvent nicher à tous les mois de l'année, mais en fait près de 75% des pontes sont effectuées entre août et novembre.
Le nid est une coupe fragile construite avec des herbes et feuilles emmêlées par des toiles d'araignée et de la laine. Parfois, un grand nombre de matériaux incongrus comme des radicelles, des alvéoles, des fleurs, de l'écorce, des ficelles, des papiers et de la mousse sont utilisés et reliés entre eux par des vrilles ou des plantes grimpantes. Le nid est placé à une hauteur moyenne de 2 mètres au-dessus du sol (parfois jusqu'à 20 mètres), il est suspendu par des brindilles à une branche horizontale ou une fourche. Occasionnellement, il est camouflé dans un épineux ou une touffe de gui.
La ponte comprend 2 ou 3 œufs dont l'incubation est assurée par la femelle seule pendant 14 jours au maximum. Les 2 parents nourrissent les oisillons pendant les 11 à 16 jours que dure le séjour au nid. Les nids sont régulièrement parasités par les Coucous pâles, ce qui diminue la réussite des couvées à un taux proche de 50%. Habituellement, il n'y a qu'un seul jeune à l'envol.

Distribution

Ce méliphage est endémique de l'Australie, son aire de distribution couvre tout le continent excepté la péninsule du cap York et la bande côtière qui va de Townsville dans le Queensland jusqu'aux environs de Melbourne. Absent également en Tasmanie.
L. v. cooperi - îles Tiwi (Bathurst, Melville) et nord du Northern Territory (golfe de Carpentaria, Groote Eylandt et île Sir Edward Pellew, dans le Nord de l' Australie).
L. v. forresti - Australie Occidentale, du district de Kimberley jusqu'à Shark Bay et la ceinture céréalière, vers l'est jusqu'au golfe de Carpentaria et le Nord-Queensland, Australie Méridionale (péninsule d'Eyre Flinders), nord-ouest des Nouvelles-Galles du Sud).
L. v. sonorus (Gould, 1841) - centre du Queensland (rivières Burdekin et Flinders, bassin de Dawson-Mackenzie), sud-ouest de la cordillère australienne) jusqu'au sud-est de l'Australie Méridionale et l'ouest de Victoria (Westernport Bay).
L. v. virescens - côtes et régions subcôtières du sud-ouest et du sud de l'Australie Occidentale.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Cette espèce n'est pas globalement menacée, elle est localement commune. Les populations sont assez denses et dans certaines régions, il peut y avoir jusqu'à 23 couples nicheurs par hectare. Elle est en progrès dans certains lieux, en déclin dans d'autres : son statut est très irrégulier. Les Méliphages chanteurs ont bénéficié de l'éclaircissement de certaines zones forestières et la modification de leur habitat n'a pas entraîné de fragmentation des populations. En Australie Occidentale, ces oiseaux tolèrent les bords des routes et les plantations, la densité y est aussi importante que dans les autres lieux jugés favorables.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 22/02/2016 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net