Merle africain

Turdus pelios - African Thrush

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Turdidés

  • Genre
    :

    Turdus

  • Espèce
    :

    pelios

Descripteur

Bonaparte, 1850

Biométrie
  • Taille
    : 23 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 46 à 72 g
Distribution

Distribution

Description de la famille

Les turdidés sont des passereaux de taille moyenne à grande. Ils possèdent généralement un bec assez long et fort, et des pattes robustes. La couleur de leur plumage est très variable. Beaucoup sont entièrement dans des tons discrets de brun, de gris ou de noir mais d'autres montrent des coul... lire la suite

Description identification

Le merle africain présente un plumage assez semblable à celui du Merle kurrichane et du Merle olivâtre avec lesquels il forme une superespèce. L'adulte possède un capuchon, une nuque, un manteau, un dos et des scapulaires gris-brun légèrement nuancés d'olive. Le croupion et les couvertures sont, à quelques nuances près, identiques au reste des parties supérieures. Les plumes de la queue sont également semblables mais avec des centres plus foncés sur les rectrices centrales. Les grandes et les moyennes couvertures présentent une teinte à peine plus brune. L'alula et les couvertures primaires sont brun foncé. Les rémiges affichent la même teinte brun foncé mais avec de fins liserés clairs. Les tertiaires sont brunes avec des bordures pâles sur les filets extérieurs. Le dessous des ailes est globalement orange. Les lores sont brun foncé. Les joues et les couvertures auriculaires ont la même couleur que les parties supérieures avec des mouchetures ou de fines taches chamois clair. Les côtés de la gorge sont plus ou moins striés de brun sur fond chamois. Le trait malaire est parfois plus épais que les autres stries. Le centre du menton et la gorge sont blanchâtres ou chamois clair avec de courtes stries brunes. La poitrine est gris pâle, chamois grisâtre ou brun-chamois sombre. Les côtés de la partie inférieure de la poitrine et les flancs présentent une teinte orange-fauve clair. Le ventre et les couvertures sous-caudales sont blancs. Les cuisses sont chamois pâle ou blanc grisâtre. Le bec est orange ou orange jaunâtre, parfois avec un culmen brun foncé. L'iris est brun clair, entouré par un vague anneau oculaire jaune-orange. Les pattes et les pieds sont brun clair.

Les juvéniles sont très semblables à leurs parents. Cependant leur dessus est un peu plus pâle avec des stries orange clair sur le centre du capuchon et du manteau. La poitrine est fortement tachetée de brun foncé. Les flancs sont nuancés de gris. Le bec est jaune.

Indications subspécifiques 9 Sous-espèces

  • Turdus pelios chiguancoides (Senegal to n Ghana)
  • Turdus pelios saturatus (w Ghana to Cameroon, Congo and Gabon)
  • Turdus pelios nigrilorum (Mt. Cameroon. sw Cameroon.)
  • Turdus pelios poensis (Bioko I.)
  • Turdus pelios pelios (e Cameroon to Sudan, Eritrea and e Ethiopia)
  • Turdus pelios bocagei (w DRCongo and w Angola)
  • Turdus pelios centralis (e Congo and s Central African Republic to s Ethiopia, w Kenya, and nw Tanzania)
  • Turdus pelios graueri (e DRCongo, Burundi, Rwanda and w Tanzania)
  • Turdus pelios stormsi (se DRCongo, e Angola and n Zambia)

Noms étrangers

  • African Thrush,
  • Zorzal Africano,
  • Tordo-africano,
  • Afrikadrossel,
  • afrikai rigó,
  • Pelioslijster,
  • Tordo africano,
  • Aftontrast,
  • Landsbytrost,
  • drozd spevavý,
  • drozd africký,
  • Afrikansk Drossel,
  • afrikanlaulurastas,
  • merla africana,
  • drozd żółtodzioby,
  • Западноафриканский дрозд,
  • アフリカツグミ,
  • 非洲鸫,
  • 非洲鶇,

Voix chant et cris

Les notes les plus couramment entendues sont des sifflements ténus et clairs. Un "chuk" ou "churp" plus éraillé est produit juste avant la prise de l'envol. Le cri d'alarme est un "chukukukukukuk" qui monte légèrement. Le chant est une longue série mélodieuse de phrases claires et de sifflements à peine articulés dont le cours est rompu parfois par quelques notes gutturales et hésitantes. La plupart des phrases sont répétées au moins deux fois et parfois jusqu'à cinq fois : "Tureep-turrep-tureep- weeu-weeu-weeu-cureep-chur-EEP".

Habitat

Les merles africains fréquentent un mélange de forêts sèches, humides et marécageuses. On les trouve aussi dans les forêts qui bordent les cours d'eau ainsi que dans les zones boisées éparses, les clairières et les lisières proches des villages. Leur aire est comprise entre 700 et 2000 mètres d'altitude. La race nigrilorum vit exclusivement dans les forêts de montagne jusqu'à 2880 m. En Afrique Occidentale, la race saturatus élit domicile entre le niveau de la mer et 455 mètres, dans d'épaisses forêts d'arbustes, sur des affleurements rocheux ou en bordure de terres cultivées, en particulier de plantations de bananiers et de fermes qui produisent des ignames. Ils s'installent également dans les fourrés, les savanes et les terrains et de golf. Dans certaines parties de leur aire de distribution, on les trouve dans les jardins des villes ou à la périphérie de ces dernières.

Comportement traits de caractère

Le merle africain vit habituellement seul ou en couple. D'ordinaire, il est plutôt timide et discret, préférant rester sous le couvert et dans l'ombre des sous-bois. Cependant parfois, des groupes pouvant compter jusqu'à 12 individus et même plus, se forment autour des arbres fruitiers. Le merle africain recherche sa nourriture dans l'étage inférieur de la végétation ou à terre, donnant de petites chiquenaudes dans la litière de feuilles. Il lui arrive de prospecter en milieu ouvert quand il n'est pas perturbé. Sa façon de procéder sur les pelouses et dans les grands jardins rappelle à bien des égards celle de la Grive musicienne en Europe. On rapporte qu'il casse également les coquilles des escargots en les frappant sur des blocs de pierre qui sont utilisés alors comme des enclumes. Le merle africain se nourrit surtout à l'aube mais il reprend son ouvrage en début d'après-midi et également au crépuscule.

Alimentation mode et régime

Le merle africain est surtout frugivore. il se nourrit de figues sauvages et de papayes, de baies et de graines (ceux du poivrier). En Afrique Occidentale, il apprécie particulièrement ceux du margousier ou lilas des Indes (Azadarichta indica). Mais il consomme également des mollusques, quelques insectes et leurs larves, des fourmis, des coléoptères, des mille-pattes, des escargots, des vers de terre ainsi qu'occasionnellement des petits poissons.

Reproduction nidification

En Ouganda, on trouve des nids à toute période de l'année, mais l'activité principale se déroule généralement pendant la saison humide, c'est à dire de mars à septembre-octobre en Afrique Occidentale, d'avril à juillet en Ethiopie et de novembre à mars dans les autres régions. Le nid est une coupe volumineuse construite avec des herbes défraîchies et grossières, des fibres végétales, de la mousse et de la boue. L'intérieur est garni avec de plus fines herbes, des feuilles et des petites racines. Il est placé souvent bien en évidence, à une hauteur d'une dizaine de mètres au-dessus du sol, le long d'une branche horizontale ou à la fourche d'un arbre. On peut également le trouver dans un enchevêtrement de plantes grimpantes, dans un buisson ou dans un palmier fruitier. Le merle africain peut réutiliser un de ses anciens nids ou occuper le nid abandonné d'une autre espèce comme celui d'une Tourterelle maillée (Streptopelia senegalensis). La ponte comprend habituellement 2 ou 3 œufs, rarement 4. Ils sont de couleur bleu pâle, vert bleuâtre ou parfois crème avec un lustre brillant et des fines taches brunes ou brun rougeâtre. Sur certains oeufs, les taches sont si concentrées que le fond bleu est entièrement masqué, les œufs paraissant alors entièrement roux. La femelle couve seule mais les deux parents nourrissent conjointement les oisillons. Il y a généralement deux couvées par saison.

Distribution

Comme son nom l'indique bien, le merle africain est endémique d'Afrique. Son aire de distribution s'étend de la limite sud du Sahara jusqu'à une ligne constituée approximativement par la frontière sud de l'Angola, de la Zambie et et de la Tanzanie. L'espèce est absente de la partie méridionale du continent. On a répertorié 6 sous espèces différentes : T.P. pelios, la race nominale (centre et nord du Zaïre, centre-sud du Soudan en direction de l'est jusqu'au centre de l'Ethiopie et jusqu'en Erythrée) - T.P. centralis (sud et sud-est du Soudan, ouest et sud de l'Ethiopie, Kenya Occidental, Ouganda, Rwanda, Burundi, est du Zaïre, nord-ouest de la Tanzanie. Présence possible au Tchad, au Cameroun et en République Centrafricaine, où elle peut être confondue avec la race nominale) - T.P. chiguancoides (Sénégal, Gambie, sud du Mali, centre de la Guinée, Sierra Leone, Liberia, Côte d'Ivoire, nord du Ghana, centre et sud du Burkina Faso, extrême sud-ouest du Niger) - T.P. saturatus (ouest Ghana, Nigeria, Cameroun, Gabon, Congo, nord-ouest du Zaïre) - T.P. nigrilorum (mont Cameroun et hautes-terres de Bamanda) - T.P. poensis (montagnes de l'île de Bioko).

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 23/05/2008 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net