Ninoxe rieuse

Sceloglaux albifacies - Laughing Owl

Systématique
  • Ordre
    :

    Strigiformes

  • Famille
    :

    Strigidés

  • Genre
    :

    Sceloglaux

  • Espèce
    :

    albifacies

Descripteur

Gray, GR, 1844

Biométrie
  • Taille
    : 47 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 600 g
Distribution

Distribution

Description identification

Les adultes ont un disque facial blanchâtre légèrement teinté de roux avec de fines stries brun foncé. Le sourcil est blanc, pas très proéminent. Le capuchon et la nuque sont brun jaunâtre avec des stries longitudinales brunes. Les plumes du manteau et des scapulaires sont également brun jaunâtre mais avec des liserés pâles ou blanchâtres. Les ailes et la queue sont brunes avec des barres blanc brunâtre. Le dessous est brun jaunâtre ou chamois-roux avec d'abondantes stries brun foncé ou brun-roux. Deux oiseaux de l'île Nord affichaient une nette nuance rousse sur le dessus et sur le dessous. Les tarses sont recouverts de plumes jaunâtres ou chamois-rougeâtre jusqu'à la base des orteils lesquels sont jaune pâle. Les iris sont orange foncé, le bec couleur corne avec un peu de noir à la base. Les pattes ont une coloration brun-chair.

Les oisillons nouvellement éclos ont un duvet grossier de couleur blanc jaunâtre.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Sceloglaux albifacies rufifacies (North Island, NZ)
  • Sceloglaux albifacies albifacies (South Island, NZ)

Noms étrangers

  • Laughing Owl,
  • Nínox Reidor,
  • Mocho-risonho,
  • Lachkauz,
  • kacagóbagoly,
  • Lachuil,
  • Gufo sghignazzante,
  • Skrattuggla,
  • Latterugle,
  • sovka smejivá,
  • sovka bělolící,
  • Latterugle,
  • kirkupöllö,
  • nínox rialler,
  • sowica białolica,
  • Belolitsaïa,
  • ワライフクロウ,
  • 笑鸮,
  • 笑鴞,

Voix chant et cris

De nombreuses vocalisations ont été décrites. La ninoxe rieuse doit son nom à une série de cris lugubres et perçants mais son répertoire comprend aussi des aboiements curieux assez semblables à ceux d'une jeune chiot, une note de démarrage mélancolique, de nombreux sifflements, des petits rires étouffés et des miaulements. Le nom "whekau" que leur a donné les maoris est une onomatopée qui vient sans doute de son chant "koo-wow" ou "kee-wee". Le rire de cette chouette peut être retranscrit comme une longue série de "cack-cack-cack-cack-cack". D'après des renseignements assez anciens, les ninoxes rieuses, lançaient leurs cris pendant les nuits sombres accompagnées de pluies, de bruines ou de crachin. Il leur arrivait également de chanter juste avant une averse.

Habitat

Les ninoxes rieuses fréquentaient les zones pluviales à basse altitude. La plupart des spécimens observés l'ont été dans des régions rocheuses mais il est possible qu'elles aient également vécu dans les districts forestiers de l'île Nord. Cette espèce est endémique de la Nouvelle-Zélande. Il est probable qu'elle soit à présent éteinte car aucune observation n'a été opérée depuis 1930. D'après la tradition maori, ces oiseaux étaient présents à Urewera (aujourd'hui parc national). Egalement dans l'île Nord, des spécimens avaient été collectés dans les régions forestières de Cap Egmont et de Wairara. Dans l'île Sud, on les trouvait surtout dans les régions de plaine bénéficiant d'un bon taux de précipitations (Nelson, Canterbury, Otago) mais ils pénétraient sans doute assez profondément dans la chaîne montagneuse du centre de l'île ainsi que dans le Fiordland au sud-ouest. Les ninoxes rieuses étaient également présentes à Stewart Island.

Comportement traits de caractère

L'obervation d'oiseaux captifs a permis de révéler que cet oiseaux se nourrissait principalement à terre.

Alimentation mode et régime

L'observation de pelotes de réjection donne une idée assez précise de son menu. Les ninoxes rieuses se nourrissaient principalement de coléoptères de rats et de souris. Les oiseaux captifs consommaient le même genre de repas. Ils ingurgitaient volontiers de la viande crue, des lézards ainsi que des vers de terre.

Reproduction nidification

Les ninoxes rieuses se reproduisaient d'aout à octobre. Le nid était situé dans une cavité de rocher ou dans une fissure entre deux blocs de pierre. La ponte comprenait 2 oeufs blancs de forme arrondie et d'une taille environ 50 millimètres sur 40. Ces chouettes se reproduisaient volontiers en captivité, ce qui a permis de déterminer que la femelle couvait seule. L'incubation durait environ 25 jours et le mâle ravitaillait la femelle au nid.

Distribution

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

L'espèce est éteinte. A l'arrivée des premiers colons en Nouvelle Zélande, dans les années 1840, elle était assez largement répandue. Dès les années 1880, les ninoxes commencèrent à se faire extrêmement rares mais on continua à observer quelques spécimens notamment dans les districts du sud de Canterbury. Des fragments de coquille ont été découverts dans les années 1960 à Canterbury et quelques observations signalées dans l'île Sud et Stewart Island dans les années 70, mais cela demande confirmation. Le déclin de l'espèce correspond avec l'arrivée des européens. Ces derniers ont pratiqué la persécution et introduit de nouveaux changements dans les habitats. Ils ont apporté avec eux de nouveaux prédateurs tels que les chiens et les chats. Toutes ces transformations brutales ont été fatales à l'espèce.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 24/12/2008 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net