Océanite de Guadalupe

Oceanodroma macrodactyla - Guadalupe Storm Petrel

Systématique
  • Ordre
    :

    Procellariiformes

  • Famille
    :

    Hydrobatidés

  • Genre
    :

    Oceanodroma

  • Espèce
    :

    macrodactyla

Descripteur

Bryant, WE, 1887

Biométrie
  • Taille
    : 25 cm
  • Envergure
    : 50 à 52 cm.
  • Poids
    : -
Distribution

Distribution

Description identification

Cet océanite de taille grande à moyenne est caractéristique par sa queue fourchue et par son croupion blanc. Ses parties supérieures brun noirâtre sont agrémentées par une barre alaire gris clair qui recouvre principalement les grandes couvertures et se poursuit jusqu'à la courbure de l'aile. Il y a un lustre ardoisé sur la tête et sur le dos. Les plumes blanches des sus-caudales blanches ont des extrémités sombres, elles se poursuivent jusqu'aux rectrices latérales et elles sont divisées par une rayure médiane de taille variable.
La queue est modérément fourchue, le dessous est légèrement plus pâle que le dessus.
Les océanites de Guadalupe sont très difficilement différenciables de la race socorroensis de l'océanite cul-blanc qui niche également dans l'île de Guadalupe pendant l'été. Une observation très minutieuse permet toutefois de distinguer ce dernier par son bec plus large avec une base plus profonde. Il a également des sous-alaires plus pâles, ainsi qu'une queue plus longue et plus fourchue.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Guadalupe Storm Petrel,
  • Paíño de Guadelupe,
  • Painho-de-guadalupe,
  • Guadelupewellenlaufer,
  • Guadalupestormvogeltje,
  • Uccello delle tempeste di Guadalupe,
  • Guadalupestormsvala,
  • Guadalupestormsvale,
  • víchrovníček guadalupský,
  • buřňáček guadalupský,
  • Guadelupestormsvale,
  • guadalupenkeiju,
  • ocell de tempesta de l'illa Guadalupe,
  • nawałnik reliktowy,
  • Gvadelupas vētrasburātājs,
  • Гуадалупская качурка,
  • グアダループウミツバメ,
  • 瓜島叉尾海燕,
  • 瓜達魯普叉尾海燕,

Voix chant et cris

D'après le Handbook des oiseaux du Monde, le répertoire des vocalisations n'est pas connu. Néanmoins, les océanites de l'hémisphère nord se distinguent généralement par 2 types de vocalisations : le premier est un staccato de plusieurs notes qui est émis en vol et qui dure environ une seconde et demie. Le second est composé de "churr" ventriloquiaux entrecoupés de brèves pauses et émis à partie du terrier. D'après Bourne, les océanites de Guadalupe ont une expression différente de celle de l'océanite cul-blanc.

Habitat

Les océanites de Guadalupe sont des oiseaux marins, mais leur degré de pelagisme n'est pas connu avec une grande précision. Pendant la période de nidification qui commence dès la fin du mois de février, ils s'installent dans le nord de l'île de Guadalupe, près du mont Augusta, dans des endroits où il y a des sols mous ou meubles, propices pour construire leurs terriers.
On les trouve principalement à l'intérieur des forêts ou dans les plantations de pins (Pinus radiata), de cyprès (Cupressus guadalupensis) ou de chênes maritimes (Quercus tomentella). Ils préfèrent généralement les hautes altitudes jusqu'à la limite des arbres.

Alimentation mode et régime

L'Océanite de Guadalupe possède vraisemblablement le même régime alimentaire que les autres hydrobatidés. Le Handbook des oiseaux du Monde ne fournit pas de détail.

Reproduction nidification

D'après le Handbook, peu de détails sont connus, la principale information fournie étant que la saison de reproduction se déroule du mois de mars au mois de juin. Les jeunes poussins sont visibles jusqu'au début du mois d'août. Sur l'île, sa nidification s'intercale entre celle de l'océanite hivernal (Hydrobates leucorhoa cheimomnestes) et celle de l'océanite de Keading (O. l. socorroensis) qui sont tous les deux des races de l'océanite cul-blanc.
L'océanite de Guadalupe creuse un terrier de 30 à 40 cm dans la terre molle d'une zone boisée de pins ou de cyprès. La construction est garnie avec des feuilles et des aiguilles de pin. La nichée ne contient qu'un seul œuf de couleur blanche avec des mouchetures sombres. Ce dernier mesure en moyenne 36 mm sur 27.
Comme chez la plupart de ses congénères, l'incubation dure 42 jours. Les juvéniles restent au nid pendant environ 65 jours, ce qui explique que les pontes se déroulent entre février-mars et avril-mai. Parfois, des non-nicheurs jouent le rôle d'assistants. Les parents se relaient pour couver. Ceux qui ne sont pas de service, se chargent d'aller en haute-mer pour ravitailler la nichée. Les poussins reçoivent leur nourriture pendant la nuit.
Les océanites de Guadalupe sont parasités par trois catégories principales de poux qui affectent également d'autres espèces d'hydrobatidés comme les océanites cendrés.

Distribution

Comme son nom l'indique bien, cet oiseau marin de la famille des hydrobatidés est endémique de Guadalupe Island, à 280 kilomètres au large de la Californie (ne pas confondre avec la Guadeloupe, département d'outre mer dans les petites Antilles françaises où il y a seulement 2 Espèces d'océanites, Leach et Wilson). En dehors de la saison, il recherche sa nourriture dans les eaux qui longent la Baja Californienne, de San Diégo à Bahia Tortugas. Leur aire de distribution est assez réduite, comparée à celles de leurs congénères.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Les océanites de Guadalupe sont CRITIQUEMENT EN DANGER. La population globale est comprise entre 1 et 50 individus. Aucun individu n'ayant été aperçu depuis le début du XXème siècle, l'espèce est peut-être éteinte. Elle était encore assez abondante en 1906 mais le dernier spécimen semble avoir été collecté en 1912.
La raison principale de sa disparition paraît être la multiplication incroyable des populations férales de chats. De récentes recherches en 1925 et 1970 ont échoué pour les retrouver.
Tout espoir n'est pas perdu. Des indices récents (cris nuptiaux nocturnes, coquilles d'œufs, tunnels récemment utilisés) permettent de penser que l'espèce est encore survivante. Afin de préserver l'habitat, plus de 35 000 chèvres ont été déplacées récemment. La préservation de l'océanite cul-blanc (qui est un très proche parent) sur Guadalupe est un grand signe d'encouragement ? Le fait que cet oiseau soit capable désormais de nicher dans des crevasses rocheuses dans des endroits inaccessibles retarde peut-être sa prochaine réapparition.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 04/07/2015 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net