Oriole jaune-verdâtre

Icterus parisorum - Scott's Oriole

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Ictéridés

  • Genre
    :

    Icterus

  • Espèce
    :

    parisorum

Descripteur

Bonaparte, 1838

Biométrie
  • Taille
    : 22 cm
  • Envergure
    : 25 à 34 cm.
  • Poids
    : 37 g
Longévité

7 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Le mâle adulte possède un bec noir avec une mandibule inférieure dont la base est gris-bleu. Le culmen est relativement droit avec une extrême pointe légèrement inclinée vers le bas. L'iris est sombre. La tête, le cou, le manteau, la gorge et la poitrine sont noirs, descendant assez bas sur cette dernière. Le croupion et le bas du dos sont jaune-citron. Le reste des parties inférieures, en dehors de la poitrine, sont également jaune-citron. Les ailes sont noires, les petites et les moyennes couvertures formant des épaulettes jaune pâle. La base blanche des grandes couvertures est largement masquée par les épaulettes. Les grandes couvertures sont également terminées de blanc, formant une barre alaire évidente. Les tertiaires et les rémiges portent de fines bordures blanches qui s'usent relativement rapidement. Les filets des ailes sont jaunes. La queue est noire, avec des bases jaunes sur les rectrices extérieures. La partie visible de deux rectrices centrales sur quatre paraît entièrement noire, alors qu'en fait, elles ont une petite base jaune totalement dissimulée par les couvertures caudales. Huit des dix rectrices extérieures sont jaunes avec une partie terminale noire couvrant à peine un tiers de la longueur de la queue. Les pattes sont bleu grisâtre. Les mâles en plumage frais affichent une barre alaire plus large, plus de blanc sur les tertiaires et parfois quelques franges blanches sur le bas du dos.
Chez la femelle, la tache gris-bleu de la mandibule inférieure est plus large. La tête est brun-olive, en particulier sur le capuchon et sur les joues. Les plumes sur le sommet de la calotte et sur la nuque sont plus sombres, donnant un aspect strié. Le manteau apparaît également comme subtilement strié en raison de la partie centrale brun sombre des plumes. L'ensemble des parties supérieures a une apparence gris-olive avec des rayures sombres. Le bas du dos et le croupion ont une teinte jaune-olive, contrastant avec le manteau. Le dessous est jaune verdâtre, de la gorge jusqu'aux couvertures sous-caudales. Les femelles ont un apport variable de noir sur la gorge et sur la poitrine. Chez certaines, il est réduit à quelques simples plumes sombres, alors que chez d'autres, il constitue une véritable tache compacte noire. Les ailes présentent une teinte brun-noir avec une bordure vert-olive au niveau des petites couvertures. Les grandes et les moyennes couvertures sont terminées de blanc qui forme deux nettes barres alaires, la barre supérieure étant plus large que celle du bas. Les primaires, les secondaires et les tertiaires ont de fins liserés blancs. Les filets des ailes sont jaunes. La queue olive affiche des bases jaune verdâtre sur les quatre rectrices extérieures.
Les immatures mâles et femelles offrent une apparence assez semblable à celle de leurs adultes respectifs, à quelques détails près.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Scott's Oriole,
  • Bolsero Tunero,
  • Scott-Trupial,
  • Scott-trupiál,
  • Scotts Troepiaal,
  • Oriolo di Scott,
  • Scotts trupial,
  • Yuccatrupial,
  • trupiál čiernoprsý,
  • trupiál černokápý,
  • Ørkentrupial,
  • jukkaturpiaali,
  • turpial de Scott,
  • kacyk cytrynowy,
  • Skota vālodze,
  • Пальмовый цветной трупиал,
  • セグロムクドリモドキ,
  • 斯氏拟鹂,
  • 史考特氏擬黃鸝,

Voix chant et cris

L'oriole jaune-verdâtre chante surtout au début de la saison de nidification, même aux heures les plus chaudes de la mi-journée. Les femelles chantent également. Elles ont une voix plus douce et moins puissante que celle des mâles mais les motifs de leur chant sont identiques. Les mâles ont un chant flûté, gazouillant. Cette qualité, associée aux notes qu'il émet, donne à sa performance un aspect assez similaire à celui du chant de la Sturnelle de l'Ouest. Les chants sont courts, à peine deux secondes, mais sont répétés à de nombreuses reprises. L'oriole jaune-verdâtre produit un 'chuck' sec comme cri de contact. Il émet également un 'chech-cheh' tranchant avec une qualité nasale. On peut également entendre un 'huit' tranquille.

Habitat

C'est un habitant des régions sèches. Il est commun particulièrement le long des zones ou le désert est en contact avec la montagne. Il fréquente les forêts de pins pignons et de genévriers à mi-élévation, les pentes arides des montagnes, les plaines chaudes et les vallées qui font le lien entre les différents massifs. Il a tendance à éviter les véritables déserts de basse altitude, marquant son attachement pour des régions un peu plus élevées et plus humides. Dans la plus grande partie de son aire, il montre une certaine affinité pour les plus hautes espèces de Yucca qui représente un de ses sites préférés pour la nidification. Les palmiers du genre washingtonia dans les oasis et le long des cours d'eau sont également appréciés. Dans le nord de son aire, il niche de préférence dans des genévriers de l'Utah (juniper osteosperma) lorsqu'ils alternent avec des champs d'armoise. En Arizona et dans la province de Sonora au Mexique, l'oriole jaune-verdâtre s'installe en priorité sur les versants des collines exposés au sud et recouverts d'agaves.
L'oriole jaune-verdâtre est endémique du sud-ouest de l'Amérique du Nord et du nord de l'Amérique Centrale. Son aire de nidification commence dans l'extrême sud du Wyoming et couvre partiellement les états de l'Utah, du Colorado, du Nevada, de l'Arizona et du Nouveau-Mexique. Il est également présent dans le sud-est de la Californie et dans la partie occidentale du Texas. Cette aire se poursuit dans les provinces de Chihuahua et Durango. A partir de l'automne, cet oiseau migre vers le sud, au Mexique, principalement le long de la côte pacifique jusqu'à la province de Oaxaca.

Comportement traits de caractère

Les migrants arrivent dans le sud-ouest des Etats-Unis au début du mois d'avril ou à la fin mars. Les mâles arrivent sur les lieux de nidification à peine une semaine avant les femelles. Les jeunes mâles âgés d'un an accompagnent les femelles. A ce moment de la saison, les mâles chantent d'une voix tonitruante et peuvent s'exposer de façon bien évidente. Les territoires sont très développés, si bien que les couples voisins sont bien distants les uns des autres. Cette espèce est monogame et aucun cas de polygamie n'a été repéré jusqu'à présent.

Alimentation mode et régime

Les orioles jaune-verdâtre ont un régime principalement insectivore mais ils consomment également des fruits, en particulier ceux des cactus du genre opuntia quand ces derniers sont disponibles. Ils recherchent leur nourriture dans les fleurs dont ils prélèvent vraisemblablement le nectar. Les yuccas et les agaves constituent des ressources intéressantes car ils fournissent à la fois du nectar et des insectes. Sur son aire d'hivernage au centre du Mexique, ces orioles consomment des papillons monarques (Danaus plexippus) qui ont la particularité d'être vénéneux et dont ils rejettent les parties toxiques sur la simple base du goût. Mais cette pratique est occasionnelle.

Reproduction nidification

La saison de reproduction se déroule d'avril à fin juillet. Le dépôt des oeufs commence à la fin avril et se poursuit jusqu'à la fin du mois de juin. Le site de nidification dépend de la localisation géographique. De même, la hauteur du nid varie en fonction de la disponibilité de certaines plantes. Dans certains endroits, les nids sont placés simplement à 1 ou 2 mètres au-dessus du sol, dans d'autres, à plus de 20 mètres lorsqu'il y a de grands arbres. Lorsqu'ils sont présents, les arbres du genre yucca, y compris l'arbre de Josué (Yucca brevifolia) sont choisis en priorité. Mais de manière générale, les nids sont placés à des positions plutôt basses (environ 1,50 m au-dessus du sol). Ce sont habituellement des structures tissées à l'intérieur des feuilles mortes qui pendent le long du tronc. ils sont construits avec des fibres sèches provenant du yucca mêlées avec des herbes. La texture et la couleur sont telles que le nid est parfaitement camouflé par le feuillage de l'arbre. Les nids, peu profonds, sont typiques du genre oriole et ressemblent à des paniers pendants. En dehors du yucca, d'autres arbres comme les sycomores, les chênes, les genévriers et les pins peuvent accueillir les nids.
La ponte comprend en général trois oeufs, de couleur bleu clair avec des stries et des taches noires, brunes, châtain ou grises sur la partie la plus large. L'incubation, prise en charge par la femelle, dure environ 14 jours. Le séjour des jeunes au nid dure exactement le même temps. Les deux parents s'occupent du nourrissage et de l'éducation des oisillons. Dans certaines régions, on assiste à deux nichées par saison. Lorsque c'est le cas, la seconde couvée s'effectue dans un nid différent de la première. Les vachers luisants et à tête brune sont connus pour parasiter les nids d'orioles jaune-verdâtre.

Distribution

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Oriole jaune-verdâtreFiche créée le 16/05/2007 par Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net