Outarde du Sénégal

Eupodotis senegalensis - White-bellied Bustard

Systématique
  • Ordre
    :

    Otidiformes

  • Famille
    :

    Otididés

  • Genre
    :

    Eupodotis

  • Espèce
    :

    senegalensis

Descripteur

Vieillot, 1821

Biométrie
  • Taille
    : 60 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 1400 à 1500 g
Distribution

Distribution

Description identification

Les outardes du Sénégal ont un dessus chamois-fauve avec de minuscules vermiculures brunes. La queue est plus grise avec de fines barres sombres. Le capuchon est noir avec une partie centrale grise. La face est blanche, contrastant fortement avec l'évidente tache noire qui recouvre la gorge. L'avant du cou est gris bleuâtre, la poitrine est chamois-fauve et le ventre est uniformément blanc. Les pattes sont jaune pâle. Le bec affiche une couleur rosâtre avec un culmen sombre. La femelle est assez semblable à son partenaire mais elle est légèrement plus petite. Le noir du capuchon et de la gorge est absent. Le cou est chamois et non pas gris. Les juvéniles ressemblent aux femelles et comme elles ont moins de taches sur la tête et sur le cou.
Les autres sous-espèces varient de la race nominale par la taille, les marques corporelles, l'apport différent de noir sur la tête et de gris sur le cou. L'outarde du Sénégal est parfois confondue avec l'outarde de Nubie, bien qu'elle ait une face plus blanche et moins de noir sur le menton.

Indications subspécifiques 5 Sous-espèces

  • Eupodotis senegalensis senegalensis (sw Mauritania to Sudan and w Ethiopia south to Guinea, Cameroon and Central African Republic)
  • Eupodotis senegalensis canicollis (Ethiopia and Somalia to ne Tanzania)
  • Eupodotis senegalensis erlangeri (sw Kenya, w Tanzania)
  • Eupodotis senegalensis mackenziei (e Gabon to e Angola and w Zambia)
  • Eupodotis senegalensis barrowii (Botswana and e South Africa)

Noms étrangers

  • White-bellied Bustard,
  • Sisón Senegalés,
  • Sisão-do-senegal,
  • Senegaltrappe,
  • szenegáli túzok,
  • Senegaltrap,
  • Otarda panciabianca,
  • Vitbukad trapp,
  • Savannetrappe,
  • drop červenkastý,
  • drop bělobřichý,
  • Rusttoppet Trappe,
  • valkovatsatrappi,
  • sisó de casquet,
  • dropik senegalski,
  • Сенегальская малая дрофа,
  • セネガルショウノガン,
  • 白腹鸨,
  • 白腹鴇,

Voix chant et cris

L'outarde du Sénégal pousse un cri sauvage, fanfaronnant et vibrant qui porte à une longue distance. Quand elle est en groupe, les autres membres se joignent au chanteur. En vol, elle émet un cri trisyllabique qu'on peut retranscrire de la façon suivante : "Kuk-pa-wow". On peut également entendre un cri rauque "wakka waak" assez semblable à celui d'une grenouille.

Habitat

Les outardes du Sénégal fréquentent les savanes et les prairies avec d'assez longues herbes. On les trouve également dans les étendues d'herbes plus rases qui sont pourvues de broussailles et de petits arbres rabougris. Elles s'installent volontiers dans les clairières, les terres agricoles et les plaines qui sont traversées par des rivières. En Afrique Orientale, on peut les observer jusqu'à 2000 mètres d'altitude. En Afrique occidentale, elles semblent bien adaptées aux zones arides et elles peuvent pénétrer à l'intérieur des déserts à la saison humide. En République Centrafricaine, elles apprécient particulièrement les savanes boisées. Les populations méridionales qui sont isolées des autres races africaines effectuent des choix différents. Elles vivent dans des prairies plus denses avec des herbes plus hautes que les outardes plombées, encore que les deux espèces cohabitent parfois. Au Soudan, on les trouve souvent sur des substrats sableux. Au Kenya, ces oiseaux se retirent à l'intérieur de zones boisées aux moments les plus caniculaires de la journée.

Comportement traits de caractère

Les outardes du Sénégal vivent généralement en couples ou en groupes familiaux comptant trois oiseaux. Eventuellement, elles vivent également en solitaire ou en bandes de 4. Ces oiseaux passent assez facilement inaperçus compte-tenu de la végétation élevée dans laquelle ils se déplacent lentement. Toutefois il n'est pas trop difficile de les localiser car ils communiquent assez souvent et leurs cris portent loin. Les outardes du Sénégal sont assez largement sédentaires. Pourtant, au Tchad, elles se déplacent vers le nord à la saison humide. En Afrique du Sud, certains oiseaux passent également l'hiver à des altitudes plus modestes que pendant la saison de nidification. Ils s'approchent notamment du littoral au Natal. Le territoires des groupes familiaux sont assez vastes et mesurent environ 40 hectares.

Alimentation mode et régime

Les outardes du Sénégal se nourrissent de termites, de chenilles, de coléoptères, d'araignées, de scorpions et de petits lézards. Elles complètent leur menu avec des graines d'herbe, des bulbes, des baies et des fleurs. Il leur arrive de se rassembler dans des aires qui ont été récemment brûlées.

Reproduction nidification

La saison de nidification se déroule à des périodes diverses : de juillet à octobre en Afrique Occidentale, de juin à octobre au centre du Sahel, de mars à juin dans la corne de l'Afrique, d'octobre à mai dans de nombreuses régions de l'Afrique Orientale, de septembre à octobre en Angola, en décembre en Zambie et d'octobre à février en Afrique du Sud. L'espèce est probablement monogame mais elle défend collectivement son territoire en groupes formés de 3 ou 4 individus. Le nid est une petite dépression grattée sur le sol nu ou entre des touffes d'herbes. La ponte comprend généralement entre 1 et 3 oeufs. Les poussins ont un duvet sableux clair avec des stries sombres très évidentes.

Distribution

L'outarde du Sénégal a une répartition très étendue au sud du Sahara. Son aire de répartition est très morcelée et intègre de nombreuses populations isolées. Elle occupe une assez fine bande qui va de la Mauritanie jusqu'au Soudan. Elle couvre également une assez grande superficie qui va de la corne de l'Afrique jusqu'en Tanzanie. L'espèce est également présente en Afrique Equatoriale (Gabon, Congo ,Zaïre) et dans l'extrême sud du continent (Botswana, Afrique du Sud). Compte-tenu de la configuration de son territoire et du morcèlement de celui-ci, on ne compte pas moins de 5 sous-espèces : E.s. senegalensis, la race nominale (de la Mauritanie et de la Guinée jusqu'au Soudan et peut-être l'Erythrée) - E.s. canicollis (de l'Ethiopie jusqu'au nord de la Tanzanie) - E.s. erlangeri (sud Kenya et ouest de la Tanzanie) - E.s. mackenziei (Est Gabon, Centre Congo, Sud et Sud-Est Zaïre, Centre, Sud et Est Angola, Ouest Zambie) - E.s. barrowii (centre et sud-est du Botswana, est de l'Afrique du Sud et Swaziland). Bien que la différence avec les autres sous-espèces ne le justifie pas vraiment, tant du point de vue physique que comportemental, l'outarde de Barrow est souvent considérée comme une espèce à part entière

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

L'espèce n'est pas globalement menacée mais, selon les régions, son statut est très différent. En Côte d'Ivoire, cet oiseau semble plus rare que dans le passé. Au Niger et dans les pays du Sahel, les effectifs semblent en fort déclin. En Afrique Orientale, les densités sont assez faibles sauf dans le Parc du Serengeti où l'espèce est très répandue. En Ethiopie, en Somalie et Erythrée, elle est commune et ses populations sont en accroissement au-dessus de 1500 m. En Afrique Centrale et plus particulièrement en Zambie, les outardes du Sénégal sont assez rares ou clairsemées. En Afrique du Sud, elles sont considérées comme localement communes et dans les zones où elles cohabitent avec les outardes plombées, elles sont 4 fois plus nombreuses que celles-ci.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 26/12/2009 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net