Paradisier de Lawes

Parotia lawesii - Lawes's Parotia

Paradisier de Lawes
Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Paradisaéidés

  • Genre
    :

    Parotia

  • Espèce
    :

    lawesii

Descripteur

Ramsay, EP, 1885

Biométrie
  • Taille
    : 25 à 27 cm
  • Envergure
    : -
  • Poids
    : 122 à 195 g
Distribution

Distribution

Description identification

Comme chez les autres espèces du genre Parotia, le mâle est majoritairement noir, mais cette espèce particulière a une tache bleu-violet brillant sur la nuque Chez la race nominale, le huppe frontale, située juste au-dessus de la mandibule supérieure est blanche alors chez la race helenae elle varie du doré au brun sombre. Six longues plumes en forme de fil et terminées par une spatule émergent des couvertures auriculaires, 3 de chaque côté. La poitrine est recouverte par un large bouclier vert-bronze irisé avec une teinte bleuâtre. Le reste des parties inférieures est noirâtre et possède de longues plumes sur les flancs comme les autres paradisiers du genre Parotia
Les femelles diffèrent de leur partenaire. Elles ont un dessus brun rougeâtre, mais leur tête est noirâtre avec une moustache grise. Leurs parties inférieures sont brun jaunâtre foncé avec d'abondantes barres plus foncées.
Les juvéniles ne sont pas décrits, les immatures ressemblent aux femelles mais leurs iris sont plus ternes.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Lawes's Parotia,
  • Ave-del-paraíso de Lawes,
  • Blaunacken-Paradiesvogel,
  • Lawes-paradicsommadár,
  • Lawes' Parotia,
  • Parotia di Lawes,
  • Lawes strålparadisfågel,
  • Sølvpanneparadisfugl,
  • rajka modrošijá,
  • rajka papuánská,
  • Korthalet Parotia,
  • töpöliputtaja,
  • ocell del paradís de Lawes,
  • sześciopiór białoczelny,
  • Синезатылочная паротия,
  • タンビカンザシフウチョウ,
  • 劳氏六线风鸟,
  • 勞氏六線天堂鳥,

Voix chant et cris

Le possible cri de reconnaissance est un grognement rauque, puissant et métallique "graannh-graannh" ou un grincement déplaisant "kraanh kraanh". Il a un ton angoissé et interrogateur et il peut être délivré jusqu'à 6 fois consécutivement. Parfois les paradisiers de Lawes émettent des "whennh" semblables à ceux des paradisiers magnifiques. Les oiseaux de la race helenae ont un cri légèrement différent de celui de la race nominale. Sur les pistes de danse, les mâles délivrent des gazouillements nasaux préalables à un "sip" bref.

Habitat

Le paradisier de Lawes fréquente les forêts de moyenne montagne, il visite également les forêts mixtes de chênes, et les boisements ayant subi des dégradations diverses. Il ne dédaigne par les formations secondaires en cours de régénération et les lambeaux résiduels de forêts qui sont situés dans les jardins des villages. Cet oiseau vit entre 500 et 2 300 mètres d'altitude, mais son habitat préférentiel se situe généralement entre 1 200 et 1 900 mètres.

Comportement traits de caractère

Comme la quasi-totalité des paradisiers, les sifilets de Lawes sont polygames. Les mâles établissent un système de lek pour séduire leurs partenaires et, après l'accouplement, les femelles construisent le nid et s'occupent seules de la ponte et de l'oisillon. L'espace dans lequel le mâle accomplit ses rituels et ses parades porte diverses appellations dont les plus courantes sont : arène ou piste de danse. Il mesure environ 7 mètres carrés (soit 3,5 mètres sur 2). Deux ou trois fines ramures dépouillées de leurs feuilles traversent cette petite clairière à 30 centimètres au-dessus du sol. Chaque jour, le titulaire entretient ce territoire en le débarassant des feuilles, des brindilles ou des petits débris végétaux. Il procède également à sa décoration en y ajoutant des peaux de serpents, des déjections de mammifères, de la craie, de la fourrure, des plumes et des os. Le système de lek regroupe parfois jusqu'à 25 mâles dont les arènes sont contiguës ou proches si bien que les différents concurrents sont toujours en contact visuel ou auditif les uns des autres.
Les différents élements de la parade comprennent des mouvements complexes des plumes du flanc, du bouclier pectoral, de la cape du manteau, de la huppe nuchiale et des plumes occipitales. Le mâle effectue des bonds sur un perchoir court lorsque la femelle approche (parade proche de celle du paradisier de Carole). A terre, il est capable de réaliser des petits pas de danse vers la droite, la gauche et vers l'arrière. Puis il se met à agiter frénétiquement la tête ce qui provoque un balancement rapide des filets.

Alimentationmode et régime

Les paradisiers de Lawes consomment surtout des fruits, mais ils ingurgitent aussi quelques matières animales comme les arthropodes et les scinques. En captivité, ils mangent aussi des feuilles. Les animaux sont capturés dans les épiphytes ou les branches sèches et les feuillages, 20 à 30 mètres au-dessus du sol. Ces oiseaux recherchent parfois leur nourriture en association avec les paradisiers de Raggi.

Reproduction nidification

La saison de reproduction se déroule de juin à janvier. Le reste de l'année, de janvier à juillet, les mâles ont des gonades assez réduites. Les pontes les plus fréquentes ont lieu apparemment en novembre et en décembre. Le nid ressemble beaucoup à celui des paradisiers du genre Manucodia. C'est une large plate-forme ou une coupe très plate construite avec des sarments de vignes, des plantes grimpantes et des frondes de fougères qui sont mêlées à de fines radicelles et à d'autres sortes de plantes. Il est situé entre 5 et 12 mètres au-dessus du sol dans le feuillage de la canopée ou dans un enchevêtrement de plantes grimpantes. La ponte comprend un seul œuf rose vineux dont on ne connaît pas la surée d'incubation.

Distribution

Le paradisier de Lawes est endémique de la partie orientale de la Nouvelle-Guinée. La plupart du temps, on considère qu'il y a 2 sous-espèces : P. l. lawesii, la race nominale (montagnes du centre-est de la Nouvelle-Guinée vers l'est jusqu'aux pentes méridionales de la péninsule du sud-est, de la région d'Enga à celle de Goroka).- P. l. helenae, la race orientale (de la rivière Waria jusqu'à la baie de Milne, dans les monts Owen Stanley). Toutefois, cette dernière est parfois traitée comme une espèce à part entière sous le nom de sifilet d'Hélène. 2 autres sous-espèces sont parfois proposées : P. l. exhibita (environs du mont Hagen) et P. l. fuscior (monts Herzog), mais elles ont des caractères peu marqués et sont presque toujours englobées dans la race nominale.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

D'après le Handbook des oiseaux du Monde, cette espèce n'est pas globalement menacée. Elle a une aire plutôt restreinte dans les montagnes du centre, mais elle est plutôt commune dans certaines vallées et dans les monts Owen Stanley. Bien qu'elle vive dans des zones montagneuses accessibles par les humains, apparemment cette espèce ne subit aucune menace véritable.

Références utilisées

Autres références utiles

QRcode Paradisier de LawesFiche créée le 29/03/2014 par
publiée le - modifiée le 2014-05-10 16:11:40 © 1996-2019 Oiseaux.net