Paruline à collier

Setophaga americana - Northern Parula

Systématique
  • Ordre
    :

    Passériformes

  • Famille
    :

    Parulidés

  • Genre
    :

    Setophaga

  • Espèce
    :

    americana

Descripteur

Linnaeus, 1758

Biométrie
  • Taille
    : 11 cm
  • Envergure
    : 16 à 18 cm.
  • Poids
    : 5 à 11 g
Longévité

4 ans

Distribution

Distribution

Description identification

Chez le mâle adulte, le capuchon, la nuque et les côtés du cou sont uniformément gris-bleu. Les lores sont noirâtres et les croissants suboculaires sont blancs. Les parties supérieures et les côtés de la poitrine sont gris-bleu, mais le manteau affiche une remarquable tache triangulaire vert jaunâtre en son milieu. Les plumes des ailes sont noirâtres avec des bordures gris-bleu, ces dernières étant plus larges sur les couvertures et sur les tertiaires. Les grandes et les moyennes couvertures ont de larges terminaisons blanches, formant 2 évidentes barres alaires. La queue est noirâtre avec des liserés gris-bleu et des taches blanches sur les rectrices extérieures.
La gorge et le haut de la poitrine sont jaune éclatant, bordés sur le dessous par une étroite bande pectorale bleu-gris et immédiatement après par une bande roux-fauve. Souvent, il y a également du roux-fauve sur les côtés de la poitrine. Le bas de la poitrine, en dessous des bandes, est jaune, tranchant nettement avec le blanc qui recouvre les parties basses du dessous. Les flancs sont souvent maculés de roux-fauve.
Le bec est noirâtre, avec un peu de couleur chair jaunâtre sur la mandibule inférieure. Les pattes sont chair sombre. Le mâle adulte est semblable toute l'année, bien que plus terne en plumage non-nuptial. Au cours de cette dernière période, la tache verte du manteau contraste moins avec les plumes bleu-gris environnantes. En automne, les bordures bleues des secondaires peuvent avoir d'étroites franges verdâtres.
La femelle adulte est similaire au mâle, mais plus terne. Les parties inférieures n'ont pas de bandes mais les côtés de la poitrine peuvent être teintés de roux-fauve en-dessous de la zone bleu-gris. Les lores sont gris foncé et ne contrastent pas beaucoup avec le reste de la tête. La queue a en moyenne moins de blanc. En plumage frais non-nuptial, la tête et le dessus sont légèrement plus pâles et plus ternes, avec une teinte verdâtre rendant la tache du manteau pratiquement indistincte.
En automne, les mâles de première année sont comme les mâles adultes mais un peu plus ternes avec une forte nuance verdâtre sur la tête et sur le dessus. Les bandes pectorales sont moins proéminentes mais généralement complètes. Ces différences disparaissent avec l'usure. En tous temps, les rémiges, l'alula et les couvertures primaires sont liserés de verdâtre, contrastant avec les bordures bleues des grandes couvertures. Les rectrices sont plus pointues et contiennent moins de blanc.
Les femelles de première année ressemblent à leur mère, mais en non-nuptial, elles sont un peu plus ternes, avec une nuance verte plus modérée sur la tête et sur le dessus ainsi qu'une gorge plus pâle
Chez les juvéniles, la tête et le dessus sont gris avec un lavis olive ou brun-olive. Les croissants oculaires et le court sourcil sont blanc jaunâtre. Les parties inférieures sont blanchâtres, avec des mouchetures grisâtres sur la gorge et sur le haut de la poitrine. Les barres alaires sont semblables à celles des adultes. La mandibule supérieure et les pattes sont chamois rosâtre.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • Northern Parula,
  • Parula norteña,
  • Mariquita-azul (Mariquita-de -colar),
  • Meisenwaldsänger,
  • északi lombposzáta,
  • Brilparulazanger,
  • Parula settentrionale,
  • Messångare,
  • Stryparula,
  • horárik sýkorčí,
  • lesňáček lišejníkový,
  • Parulasanger,
  • tiaiskerttuli,
  • bosquerola de pit groc,
  • Fléttuskríkja,
  • lasówka obrożna,
  • Amerikas ķauķis,
  • lišajski peničar,
  • Белоглазая парула,
  • アサギアメリカムシクイ,
  • 北森莺,
  • 北森鶯,

Voix chant et cris

Paruline à collier
♂ adulte nuptial

2 cris sont répertoriés : un "chip" haut, doux et musical ainsi qu'un "tsit" faible, descendant et émis en vol. Le chant est un trille montant et quelque peu vibrant, se terminant brutalement par un "tship" moins élevé.

Habitat

Les parulines à collier nichent dans des boisements de conifères ou dans les parcelles d'arbres à feuilles caduques. Dans le nord de leur aire, elles apprécient particulièrement les usnées barbues qui sont une sorte de lichen connu plus couramment sous le nom de "barbe du vieillard". Dans le sud, elles semblent préferer les mousses du genre tillandsia, appelées aussi "mousses espagnoles" ou "fllles de l'air" à cause de leur faculté de s'accrocher à toutes sortes de support (fils téléphoniques, branches d'arbres, écorces, rochers nus). Pendant la migration, les parulines à collier utilisent toutes sortes de zones boisées. En hiver on les trouve principalement dans les forêts humides de plaines composées d'arbres à feuilles caduques.

Comportement traits de caractère

En dehors de la saison de reproduction, les parulines à collier sont plutôt grégaires. En hiver, elles rejoignent les bandes mixtes qui recherchent leur nourriture.
Les parulines à collier sont des migrants de courte et de longue distance. La migration s'effectue en bandes mixtes et de nuit. La plupart des oiseaux longent les côtes de l'Atlantique, rejoignent la Floride et traversent les Antilles. Une proportion non négligeable se déplace également ver le sud en empruntant la vallée du Mississippi avant de traverser le Golfe et atteindre le Yucatan. Au printemps, presque tous les oiseaux qui hivernent en Amérique Centrale passent par la Floride bien que certains fassent une halte dans le nord du Golfe. Les parulines à collier quittent les terres de nidification en août et arrivent à destination au début octobre. La migration de retour commence en février. Ces parulines parviennent dans le sud au début avril et dans le nord à la mi-mai. Elles sont irrégulières aux Antilles Néerlandaises et au Costa Rica en hiver. Elles vagabondent dans l'ouest du continent nord-américain, surtout en Californie, au printemps.

Alimentation mode et régime

Les parulines à collier ont un régime insectivore, leur menu est constitué presque entièrement d'invertébrés terrestres. Dans la liste des proies consommées, on trouve des araignées, des demoiselles, des locustes, des hémiptères, des sauterelles, des pucerons, des coléoptères, des chenilles, des mouches, des abeilles, des guêpes et des fourmis. Quelques soient les saisons, les araignées et les coléoptères forment les proies les plus nombreuses. En hiver, la part des coléoptères devient plus importante et le menu est complété avec des baies, des graines et du nectar. Pour capturer leurs victimes, ces oiseaux utilisent une grande variété de méthodes, mais la plupart du temps, ils procèdent en pratiquant le vol stationnaire et en les glanant sur les feuilles. Parfois aussi, ils effectuent des chasses aériennes et ils arrachent les proies à mi-hauteur. Quand ils se nourrissent, les parulines à collier ont une attitude dynamique et volontaire, grimpant le long des troncs et des branches et prenant parfois des attitudes acrobatiques avec la tête à l'envers.

Reproduction nidification

Comme la plupart des autres membres de la famille, les parulines à collier sont monogames. Toutefois, quelques cas de polygamie sont parfois répertoriés. Ces oiseaux commencent à se reproduire peu de temps après le retour de la migration. Les dates d'arrivée sur les lieux de ponte varient selon les régions, les populations du sud débutant la construction du nid en mars alors que celles du nord n'entament pas le même processus avant la mi-mai. Compte-tenu de la durée de la saison de nidification, les populations méridionales mènent à terme 2 couvées alors que celles du nord n'ont le temps d'en produire qu'une seule.
Après la formation du couple, la femelle choisit un site qui lui convient à l'intérieur du territoire sélectionné par son partenaire. Les parulines à collier bâtissent une sorte de panier pendant qui est localisé dans une zone d'épiphytes ou de mousses espagnoles. Le nid n'est jamais très éloigné d'une mare ou d'une source et la plupart d'entre eux sont même placés à l'extrémité d'une branche qui surplombe une étendue d'eau. Les femelles sont responsables de la majorité des travaux et elles ne reçoivent qu'une assistance très minime de la part des mâles. Elles creusent un trou dans une touffe d'épiphytes et elles le remplissent avec des fibres végétales, du crin animal, des herbes et des aiguilles de pin. L'entrée extérieure a un diamètre d'environ 7 centimètres.
Une fois que l'édifie est achevé, la femelle y dépose 4 ou 5 œufs de couleur blanche ou crème tachetés de diverses sortes de brun. L'incubation dure généralement de 12 à 14 jours. Les petits sont emplumés et capables de quitter leur lieu de naissance au bout de 10 à 11 jours. Ils sont capables de se reproduire dès la saison suivante. Les femelles accomplissent la plupart des tâches parentales. Les mâles sont chargés de ravitailler la femelle, ils participent éalement au nettoyage du nid et à l'évacuation des matières fécales.

Distribution

Les parulines à collier nichent dans l'est de l'Amérique du Nord, du sud-est du Manibota et de la Nouvelle-Ecosse en direction du sud jusqu'aux côtes du golfe et au nord de la Floride. Toutefois, les zones de grandes prairies situées immédiatement au sud de la région des Grands Lacs est exclue de l'aire de nidification. Ces petits passeraux hivernent en Amérique Centrale, du sud et de l'Est du Mexique jusqu'au Nicaragua. Durant la période hivernale, on les trouve aussi aux Indes Occidentales, dans le sud de la Floride et moins régulièrement dans le sud-est du Texas. Les parulines à collier sont considérées comme monotypiques. Autrefois, les populations nordiques ("pusilla") et celles de la vallée du Mississippi ("ramalinae") étaient classées comme sous-espèces.

Menaces - protection

Statut de conservation IUCN
Eteint
Menacé
Préoccupation
mineure
Éteint
à l'état sauvage
Quasi
menacé
Non
évalué
EX EW CR EN VU NT LC NE

Cette espèce occupe une très vaste superficie et ses effectifs semblent en augmentation. En dépit de son abondance, elle a cependant disparu de nombreuses régions où elle nichait autrefois. De nombreux états de la Nouvelle-Angleterre comme le Massachussets, le New Jersey, le Connecticut, New York, le Rhode Island et le Vermont ont enregistré des pics de pollution qui ont entraîné la disparition des épiphytes, un des sites de reproduction les plus appréciés. L'abattage intensif et le drainage des tourbières sont des causes supplémentaires de la dégradation de l'habitat. Bien que les parulines à collier soient classées comme de préoccupation mineure, il est nécessaire de trouver des pratiques forestières durables et de réduire la pollution aérienne afin d'améliorer la qualité de l'habitat pour cette espèce et pour les autres.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 29/07/2013 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net